jeudi 26 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2200150 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BLEINES-FERRARI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 février 2022 et le 20 décembre 2022, le syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva ", représenté par Me Bleines-Ferrari, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision, intervenue tacitement, par laquelle le maire de Grosseto-Prugna a délivré à la SARL L'immobilière de Porticcio, un permis de construire un immeuble de 12 logements sur les parcelles cadastrées section A4 n°s 4892, 4895, 4897, 4899, 4900, 4999, 5000 à 5009, situées au lieudit " Scaglione ", ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Grosseto-Prugna la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le syndicat requérant soutient que :
- l'administration ne justifie pas de la consultation des autorités sur le projet en cause ;
- la décision attaquée n'est pas motivée ;
- cette décision méconnaît l'article R. 421-3 du code de l'urbanisme, ce projet nécessitant son autorisation préalable dès lors qu'il s'implante sur ses parties communes ;
- en méconnaissance de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme, la notice descriptive ne précise pas l'état initial du terrain et des abords et la présence, s'il y a lieu, d'éléments paysagers existants, le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer, ainsi que l'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ;
- en méconnaissance de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme, le plan de masse et le projet architectural ne précisent pas la présence de constructions existantes sur l'unité foncière en cause, les modalités de raccordement aux réseaux, dès lors que le projet ne sera pas raccordé aux réseaux d'électricité et d'assainissement ;
- la décision attaquée méconnaît l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, en ce que le maire de Grosseto-Prugna n'est pas en mesure d'indiquer dans quels délais et dans quelles conditions les travaux projetés devaient être exécutés ;
- cette décision méconnaît l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, le projet s'implantant sur un enrochement servant au maintien d'une résidence voisine, entraînant un risque d'instabilité des sols ; une étude géotechnique aurait dû être réalisée afin de mesurer ce risque ;
- cette décision méconnaît les articles R. 111-5 et R. 111-6 du code de l'urbanisme, la pétitionnaire ne justifiant d'aucun titre lui permettant d'accéder à son projet ;
- cette décision méconnaît l'article R. 111-17 du code de l'urbanisme, la construction projetée étant implantée à moins de 3 mètres de la voie interne de l'ensemble immobilier du Domaine de la Viva, constitué par la parcelle cadastrée section AA n° 10 ; le projet comporte des parkings semi-enterrés qui s'adossent à une construction existante ;
- cette décision méconnaît le règlement du plan de prévention des risques d'inondation du Frassu, le projet s'implantant en zone rouge interdisant toute construction nouvelle.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 20 octobre 2022 et le 13 février 2023, la SARL L'immobilière de Porticcio, représentée par Me Muscatelli, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que les moyens soulevés par le syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva " ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jan Martin, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Christine Castany, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Goubet, substituant Me Muscatelli, avocat de la SARL L'immobilière de Porticcio.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL L'immobilière de Porticcio a déposé le 11 mai 2021 en mairie de Grosseto-Prugna une demande de permis de construire un immeuble de 12 logements sur les parcelles cadastrées section A4 n°s 4892, 4895, 4897, 4899, 4900, 4999, 5000 à 5009, situées au lieudit " Scaglione ". En application du c) de l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme, du silence de l'administration durant 3 mois est né un permis tacite le 11 août 2021. Le 13 octobre 2021, le syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva " a présenté au maire de la commune précitée un recours gracieux que ce dernier a implicitement rejeté par une décision née le 13 décembre 2021. Le syndicat requérant demande au tribunal d'annuler les décisions tacites du maire de Grosseto-Prugna du 11 août 2021 et du 13 décembre 2021.
Sur la légalité externe :
2. En premier lieu, en se bornant à soutenir que le service instructeur n'a pas justifié de la consultation des autorités devant obligatoirement être consultées sur le projet en cause, le syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva " n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
3. En second lieu, contrairement à ce que le syndicat requérant soutient, il ne résulte d'aucune disposition que la décision de délivrance d'un permis de construire soit soumise à une obligation de motivation. Dès lors, le moyen tiré du vice de forme est inopérant.
Sur la légalité interne :
4. En premier lieu, il résulte des articles R. 423-1, R. 431-4 et R. 431-5 du code de l'urbanisme que, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 431-5 selon laquelle il remplit les conditions fixées par l'article R. 423-1 doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande. Il en résulte également qu'une demande d'autorisation d'urbanisme concernant un terrain soumis au régime juridique de la copropriété peut être régulièrement présentée par son propriétaire, son mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par lui à exécuter les travaux, alors même que la réalisation de ces travaux serait subordonnée à l'autorisation de l'assemblée générale de copropriété, une contestation sur ce point ne pouvant être portée, le cas échéant, que devant le juge judiciaire. Une telle contestation ne saurait, par elle-même, caractériser une fraude du pétitionnaire entachant d'irrégularité la demande d'autorisation d'urbanisme. Dès lors, le moyen tiré du non-respect des dispositions précitées de l'article R. 423-1 du code de l'urbanisme doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme dispositions " Le projet architectural comprend une notice précisant :1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ". Selon l'article R. 431-9 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. Lorsque le terrain n'est pas directement desservi par une voie ouverte à la circulation publique, le plan de masse indique l'emplacement et les caractéristiques de la servitude de passage permettant d'y accéder (). ".
6. L'absence, dans le dossier constitué à l'appui d'une demande d'autorisation d'urbanisme, d'une des pièces requises pour l'instruction de cette demande, n'est pas de nature à influencer l'appréciation des autorités chargées de l'examen de la demande dès lors que les indications nécessaires se déduisent des autres pièces du dossier.
7. Il ressort des pièces du dossier que l'ensemble des pièces jointes à la demande de permis de construire, notamment la vue aérienne, la notice descriptive, le plan de masse, les photographies de l'existant et celles d'insertion du projet comportent les informations prévues par les dispositions précitées qui sont relatives à l'insertion du projet dans son environnement, aux modalités de desserte et de stationnement, ainsi qu'au raccordement aux réseaux, alors que ledit projet s'insère dans l'espace urbanisé formant la copropriété " Domaine de la Viva ". Il s'ensuit que le moyen tiré du caractère incomplet du dossier de demande de permis de construire doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés () ".
9. Il résulte de ces dispositions qu'une autorisation d'urbanisme doit être refusée lorsque, d'une part, des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou d'électricité sont nécessaires à la desserte de la construction projetée et, d'autre part, lorsque l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, après avoir, le cas échéant, accompli les diligences appropriées pour recueillir les informations nécessaires à son appréciation.
10. Il ressort des pièces du dossier que, d'une part, le 28 juillet 2021, la communauté de communes de la Pieve de l'Ornano, chargée de la gestion du réseau d'assainissement, a émis un avis favorable au projet en l'assortissant seulement de prescriptions. D'autre part, si par son avis du 15 juillet 2021, le syndicat d'énergie de la Corse-du-Sud, en charge de la gestion du réseau d'électricité, a émis un avis défavorable audit projet, celui-ci se borne à indiquer que des travaux sont nécessaires. Dès lors, en se bornant à citer ces deux avis, alors que ceux-ci n'indiquent pas si des travaux d'extension ou de renforcement de la capacité des réseaux publics soient à prévoir, le syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva " n'est pas fondé à soutenir que le maire de Grosseto-Prugna aurait fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme en délivrant le permis litigieux.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
12. Le syndicat requérant soutient que le terrain d'assiette du projet en cause s'implante sur un talus qui est pourvu d'enrochements auxquels l'immeuble projet risque de porter atteinte, entraînant une fragilisation des sols. Toutefois, contrairement à ce qu'il soutient, il ne ressort pas des pièces du dossier, notamment du rapport d'expertise judiciaire qu'il produit, que ledit projet soit situé dans le périmètre de cet enrochement. Dès lors, sans qu'il puisse utilement soutenir qu'une étude géotechnique aurait dû être réalisée afin de mesurer ce risque, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté.
13. En cinquième lieu, aux termes de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. Il peut également être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic ". Selon l'article R. 111-6 du même code : " Le permis ou la décision prise sur la déclaration préalable peut imposer la réalisation de voies privées ou de tous autres aménagements particuliers nécessaires au respect des conditions de sécurité mentionnées au deuxième alinéa de l'article R. 111-5. Le nombre des accès sur les voies publiques peut être limité dans l'intérêt de la sécurité. En particulier, lorsque le terrain est desservi par plusieurs voies, le projet peut n'être autorisé que sous réserve que l'accès soit établi sur la voie où la gêne pour la circulation sera la moindre ".
14. Il ressort des pièces du dossier que l'immeuble projeté est desservi par une voie située dans les parties communes de la copropriété " Domaine de la Viva ", dont il n'est ni établi ni même allégué par le syndicat requérant qu'elle présenterait un risque pour la sécurité des usagers ou des personnes utilisant cet accès. Dès lors, le moyen tiré de l'inexacte application des dispositions citées au point précédent ne peut qu'être écarté.
15. En sixième lieu, aux termes de l'article R. 111-17 du code de l'urbanisme : " A moins que le bâtiment à construire ne jouxte la limite parcellaire, la distance comptée horizontalement de tout point de ce bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à trois mètres ". Ces dispositions ne s'appliquent pas à la distance des immeubles par rapport aux voies publiques ou aux voies privées, laquelle est exclusivement régie par l'article R. 111-16 du code de l'urbanisme. D'une part, le syndicat requérant ne peut utilement soutenir que la construction projetée méconnaîtrait les dispositions précitées au motif qu'elle s'implantera à moins de 3 mètres de la parcelle d'assiette de la voie privée de desserte de la copropriété. D'autre part, il ne peut davantage soutenir utilement que ce projet s'adosserait à une construction existante dès lors qu'il ressort des pièces du dossier que ces deux constructions sont situées sur la même parcelle.
16. En septième et dernier lieu, contrairement à ce que le syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva " soutient, il ressort du plan de prévention des risques d'inondation du bassin versant du Frassu que l'immeuble projetée se situe en dehors de la zone rouge d'inconstructibilité. Il suit de là que le moyen tiré de l'inexacte application des prescriptions dudit plan doit être écarté.
17. Il résulte de ce qui précède que le syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva " n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions tacites du maire Grosseto-Prugna du 11 août 2021 et du 13 décembre 2021.
Sur les frais liés au litige :
18. D'une part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva " une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la SARL L'immobilière de Porticcio et non compris dans les dépens. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la SARL L'immobilière de Porticcio, qui n'est pas la partie perdante, verse au syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva " une quelconque somme au titre des frais qu'il a exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête du syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva " est rejetée.
Article 2 : Le syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva " versera à la SARL L'immobilière de Porticcio une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au Syndicat de la copropriété " Domaine de la Viva ", à la SARL L'immobilière de Porticcio et à la commune de Grosseto-Prugna.
Délibéré après l'audience du 12 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Pierre Monnier, président ;
M. Jan Martin, premier conseiller ;
M. Hanafi Halil, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 octobre 2023.
Le rapporteur,
Signé
J. MARTIN
Le président,
Signé
P. MONNIER
La greffière,
Signé
R. ALFONSI
La République mande et ordonne au préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. ALFONSI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026