jeudi 11 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2200934 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BLONDIO-MONDOLONI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 29 juillet 2022 et le 5 novembre 2023, M. A B, représenté par Me Blondio-Mondoloni, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté en date du 30 mai 2022 par lequel le maire d'Olmiccia a refusé de lui délivrer un permis de construire une maison avec garage sur la parcelle cadastrée section A n° 402, située au lieudit " Fenaggio " ;
2°) d'enjoindre à la commune d'Olmiccia de lui délivrer un certificat de permis tacite, à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Olmiccia la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
- l'arrêté litigieux n'est pas motivé ainsi que le prévoient les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ;
- il bénéficie d'un permis tacite ;
- l'arrêté litigieux a retiré ce permis tacite en méconnaissance de la procédure contradictoire ;
- sa parcelle est constructible, dès lors qu'il bénéficie d'une décision antérieure de non-opposition à une déclaration préalable ; des constructions sont présentes sur les terrains limitrophes au sien ; ce terrain est desservi par les réseaux d'eau et d'électricité ;
- son projet ne se situe pas sur le conduit ni sur le réseau public d'assainissement mais en retrait de celui-ci ;
- par voie d'exception, la délibération du 2 avril 2022 par laquelle le conseil municipal d'Olmiccia a approuvé une servitude du réseau d'assainissement est illégale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juillet 2023, la commune d'Olmiccia, représentée par Me Marcellesi, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La commune soutient que :
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés ;
- le projet s'implante sur une servitude d'utilité publique de réseau public d'assainissement.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jan Martin, premier conseiller ;
- et les conclusions de Mme Christine Castany, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 30 mai 2022 par lequel le maire d'Olmiccia a refusé de lui délivrer un permis de construire une maison avec garage sur la parcelle cadastrée section A n° 402, située au lieudit " Fenaggio ".
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En vertu de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme une décision rejetant un permis de construire doit être motivée.
3. En l'espèce, si l'arrêté litigieux cite les dispositions de l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme, il se borne à indiquer que " le projet s'implante sur la partie de la parcelle située hors carte communale ". Ainsi, en s'abstenant de préciser si elle a entendu opposer la circonstance que le terrain d'assiette du projet est situé dans une zone non-constructible, la commune d'Olmiccia n'a pas permis au pétitionnaire de prendre connaissance des raisons précises pour lesquelles sa demande de permis a été refusée. Il s'ensuit que le moyen tiré du vice de forme doit être accueilli.
4. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du maire d'Olmiccia du 30 mai 2022.
5. Enfin, pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, les autres moyens invoqués par le requérant ne sont pas susceptibles, en l'état du dossier, de fonder l'annulation prononcée.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
6. Eu égard au motif qui la fonde, l'annulation de l'arrêté litigieux implique seulement que la demande de permis de construire de M. B soit réexaminée. Il y a donc lieu d'enjoindre à la commune d'Olmiccia de réexaminer cette demande dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée.
Sur les frais liés au litige :
7. D'une part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Olmiccia une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. B et non compris dans les dépens. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. B, qui n'est pas la partie perdante, verse à la commune d'Olmiccia une quelconque somme au titre des frais qu'elle a exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du maire d'Olmiccia du 30 mai 2022 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint à la commune d'Olmiccia de réexaminer la demande de permis de M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune d'Olmiccia versera à M. B une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune d'Olmiccia.
Délibéré après l'audience du 21 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pierre Monnier, président ;
M. Jan Martin, premier conseiller ;
Mme Nathalie Sadat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 avril 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. MARTIN
Le président,
Signé
P. MONNIER
La greffière,
Signé
R. ALFONSI
La République mande et ordonne au préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
H. MANNONI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026