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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2201136

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2201136

mardi 20 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2201136
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS DOREAN

Résumé IA

Mutation fonctionnaire ministère intérieur – Désistement – Tribunal Administratif de Bastia – Articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du CJA. Le Tribunal Administratif de Bastia a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’intérieur de lui accorder une mutation. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, il est réputé s’être désisté et il est donné acte de ce désistement. Les conclusions du ministre présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code sont rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 septembre 2022, M. C A, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté sa demande de mutation sur le poste pour lequel il a formé un vœu suite à la diffusion le 31 mai 2022 de la liste des mutés au mouvement polyvalent 2022 ainsi que l'arrêté ministériel prononçant les mutations au titre de l'année 2022 pour le poste sur lequel il a fait sa demande ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur de modifier la liste des fonctionnaires mutés et de lui accorder sa mutation ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 16 janvier 2023, M. F B conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 janvier 2023, M. G D conclut au rejet de la requête.

Par un mémoire en défense, enregistré le 30 juin 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer, représenté par Me Dubois, conclut :

1°) à titre principal, au non-lieu à statuer ;

2°) à titre subsidiaire, au rejet de la requête ;

3°) En tout état de cause, à la condamnation du requérant à lui verser la somme de 625 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ".

2. D'autre part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement () peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

3. L'état du dossier permettant de s'interroger sur l'intérêt que la requête conservait pour M. A, ce dernier a été invité par le tribunal, en application des dispositions précitées de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de sa requête dans un délai d'un mois, faute de quoi il serait réputé s'être désisté de ses conclusions. Il a accusé réception de ce courrier le 1er juillet 2024. M. A n'ayant pas à l'expiration du délai qui lui était imparti, confirmé expressément le maintien des conclusions de sa requête, il est donc réputé s'en être désisté. Il y a lieu, en conséquence, de faire application des dispositions du 1° de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, et de lui donner acte de ce désistement.

4. Enfin, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accueillir les conclusions du ministre de l'intérieur et des outre-mer au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. C A.

Article 2 : Les conclusions du ministre de l'intérieur et des outre-mer au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A, à M. G D, à Mme E H, à M. F B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Bastia, 20 août 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Signé

P. MONNIER

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Signé

H. NICAISE

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