vendredi 26 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2201394 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS PARME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 14 novembre 2022, le 27 octobre 2023 et le 8 janvier 2024, M. B A, représenté par la SELARL Guitton et Dadon, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté en date du 14 septembre 2022 par lequel le maire d'Ajaccio s'est opposé à sa déclaration préalable de travaux portant sur la reconstruction d'une terrasse, sur la parcelle cadastrée section CV n° 28, située au lieu-dit " Capo di Feno " ;
2°) d'enjoindre à la commune d'Ajaccio de lui délivrer la décision de non-opposition sollicitée, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ; subsidiairement, de réexaminer sa déclaration préalable dans le même délai ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Ajaccio la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. A soutient que l'arrêté litigieux :
- est entaché d'incompétence ;
- est entaché d'un vice de procédure, en ce qu'il a retiré une autorisation tacite sans être précédé d'une procédure contradictoire ;
- est insuffisamment motivé ;
- est entaché d'erreur d'appréciation, les travaux projetés relevant de travaux confortatifs au sens de l'article N2 du règlement du plan local d'urbanisme d'Ajaccio ;
- est entaché d'erreur de droit en ce que le maire aurait dû l'inviter à déposer une demande de permis de construire ;
- est entaché d'erreur d'appréciation, ces travaux relevant de travaux de réfection d'un bâtiment existant au sens des mêmes prescriptions ;
- est entaché d'erreur de droit dès lors que les travaux portent sur une terrasse existante qui n'était soumise à aucune autorisation d'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 27 avril 2023 et le 3 décembre 2023, la commune d'Ajaccio, représentée par la SELARL Parme Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La commune soutient que :
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés ;
- elle était en situation de compétence liée pour rejeter sa demande.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jan Martin, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Christine Castany, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Mathevon, avocat de M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 14 septembre 2022 par lequel le maire d'Ajaccio s'est opposé à sa déclaration préalable de travaux portant sur la reconstruction d'une terrasse, sur la parcelle cadastrée section CV n° 28, située au lieu-dit " Capo di Feno ".
2. Lorsqu'une demande porte sur des travaux qui concernent un bâtiment ayant été édifié sans l'autorisation prévue par les dispositions du code de l'urbanisme, cette demande doit porter sur l'ensemble du bâtiment. Le maire a donc compétence liée pour s'opposer à une déclaration de travaux concernant ces seuls travaux.
3. Il est constant que les travaux projetés de reconstruction d'une terrasse répondent à un besoin urgent de consolidation de la maison existante par la réalisation de travaux confortatifs, ainsi du reste que M. A le fait valoir. Or, si l'intéressé soutient que cette construction a fait l'objet d'un certificat administratif délivré par le maire d'Ajaccio le 20 novembre 1987, en tout état de cause, un tel document ne saurait être regardé comme constituant une autorisation d'urbanisme prévue par le code de l'urbanisme. Au surplus, contrairement à ce que le requérant soutient, la terrasse existante n'est pas de plain-pied. Dès lors, cette partie de la maison existante n'était pas, à elle seule, dispensée de toute formalité au sens ses dispositions du j) de l'article R. 421-2 du code de l'urbanisme. Il suit de là que, comme le soutient la commune d'Ajaccio, le pétitionnaire devant déposer une demande de permis de construire portant sur l'ensemble de ce bâtiment, le maire de cette commune était tenu de s'opposer à sa déclaration préalable. Dès lors, les moyens de la requête, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté litigieux, du vice de procédure, du vice de forme, ainsi que ceux dirigés contre les autres motifs de cette décision sont inopérants.
4. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté maire d'Ajaccio du 14 septembre 2022. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
5. D'une part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. A une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune d'Ajaccio et non compris dans les dépens. D'autre part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune d'Ajaccio, qui n'est pas la partie perdante, verse à M. A une quelconque somme au titre des frais qu'il a exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera à la commune d'Ajaccio une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune d'Ajaccio.
Délibéré après l'audience du 11 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pierre Monnier, président ;
M. Jan Martin, premier conseiller ;
Mme Nathalie Sadat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 avril 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. MARTIN
Le président,
Signé
P. MONNIER
La greffière,
Signé
H. MANNONI
La République mande et ordonne au préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
H. MANNONI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026