LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2201462

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2201462

jeudi 13 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2201462
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantDAAGI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 novembre 2022, M. D A, représenté par Me Daagi, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 29 septembre 2022 par laquelle le commandant de la région de gendarmerie de Corse l'a suspendu de ses fonctions ;

3°) d'enjoindre au ministre des armées de procéder à sa réintégration dans ses fonctions ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Il soutient que :

- la décision a été signée par une autorité incompétente ;

- cette décision porte atteinte aux droits de la défense et au principe du contradictoire ;

- cette décision est insuffisamment motivée ;

- cette décision est entachée d'une erreur de qualification juridique des faits dès lors qu'il est présumé innocent et que le caractère de gravité des griefs articulés à son encontre n'est pas établi.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 21 août 2023 et le 29 septembre 2023, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la défense ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2008-952 du 12 septembre 2008 ;

- le décret du président de la République du 12 août 2022 portant affectation d'officiers généraux ;

- l'arrêté du 29 juillet 2022, fixant pour la gendarmerie nationale, la liste des autorités investies du pouvoir disciplinaire d'autorité militaire de premier niveau et de deuxième niveau ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Nathalie Sadat, conseillère ;

- les conclusions de Mme Christine Castany, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, major affecté au commandement du centre d'opérations et de renseignement de la gendarmerie (CORG) au sein du groupement de gendarmerie départementale de la Haute-Corse (GGD2B) a fait l'objet le 29 septembre 2022 d'une décision prononçant la suspension de ses fonctions dont il demande l'annulation.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique :" Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".

3. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 2 février 2023, le président de la section du bureau d'aide juridictionnelle chargée d'examiner les demandes relatives aux affaires portées devant le tribunal administratif de Bastia a rejeté la demande d'aide juridictionnelle présentée par M. A dans la requête enregistrée sous le n° 2201462. Par suite, sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle est devenue sans objet et il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

4. Aux termes de l'article 5 du décret du 12 septembre 2008 portant statut particulier du corps des sous-officiers de gendarmerie : " La hiérarchie du corps des sous-officiers de gendarmerie comporte les grades suivants : () 5° Major () ". Aux termes de l'article R. 4137-45 du code de la défense : " () La décision de suspension de fonctions est prise : () 2° Par l'autorité militaire de deuxième niveau pour les militaires non officiers. Toutefois, le ministre de la défense peut, le cas échéant, rapporter la décision prise par l'autorité militaire de deuxième niveau. " En vertu de l'annexe III de l'arrêté du 29 juillet 2022, fixant pour la gendarmerie nationale, la liste des autorités investies du pouvoir disciplinaire d'autorité militaire de premier niveau et de deuxième niveau dans sa version applicable au litige, le commandant de la région de gendarmerie est autorité militaire de deuxième niveau pour les gendarmes affectés en groupement de gendarmerie départementale. Enfin, par décret du président de la République du 12 août 2022 portant affectation d'officiers généraux, publié au Journal officiel de la République française du 14 août 2022, M. B C a été nommé commandant de la région de gendarmerie de Corse, commandant du groupement de gendarmerie départementale de la Corse-du-Sud, à compter du 1er septembre 2022. Dès lors, la décision attaquée, signée par M. C, l'a été par une autorité compétente. Par suite, le moyen doit être écarté.

5. Aux termes de l'article L. 4137-5 du code de la défense : " En cas de faute grave commise par un militaire, celui-ci peut être immédiatement suspendu de ses fonctions par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire (). "

6. La mesure de suspension est une mesure conservatoire prise dans l'intérêt du service et ne constitue pas une sanction disciplinaire. Dès lors, d'une part, cette mesure n'est pas au nombre des décisions qui doivent être motivées par application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. D'autre part, cette mesure n'est pas non plus au nombre de celles pour lesquelles le fonctionnaire intéressé doit être mis à même de présenter ses observations orales ou écrites. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de la décision et de la méconnaissance des droits de la défense et du principe du contradictoire sont inopérants et doivent être écartés.

7. La décision litigieuse a été motivée par le fait que le requérant a été placé en garde à vue dans le cadre d'une enquête judiciaire pour infraction de blanchiment, détournement de la finalité d'un traitement de données à caractère personnel, travail dissimulé et abus de biens sociaux. Il ressort des procès-verbaux de ses auditions par les services de police les 28 et 29 septembre 2022 que le requérant a reconnu l'essentiel de ces qualifications, en dépit du fait qu'il a soutenu avoir agi pour soutenir et protéger son épouse qui exploitait un restaurant implanté dans sa commune d'affectation. Ces faits sont d'une gravité suffisante et présentaient un caractère de vraisemblance certain à la date de la décision attaquée. Par suite, l'autorité militaire n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées en prononçant la suspension de M. A.

8. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 29 septembre 2022. Il suit de là que sa requête doit être rejetée, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au ministre des armées.

Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, où siégeaient :

- M. Vanhullebus, président,

- M. Jan Martin, premier conseiller,

- Mme Nathalie Sadat, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juin 2024.

La rapporteure,

Signé

N. SADATLe président,

Signé

T. VANHULLEBUS

La greffière,

Signé

H. MANNONI

La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

H. MANNONI

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions