vendredi 8 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2201550 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | LE DORÉ |
Vu la procédure suivante :
Par un jugement n° 0400208 du 28 juin 2004, le tribunal a condamné M. A B à remettre les lieux de la plage de Piantarella, sur le territoire de la commune de Bonifacio, en leur état initial, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement, sous peine d'une astreinte de 75 euros par jour de retard.
Par un arrêt n° 04MA01943 du 27 février 2006, la cour administrative d'appel de Marseille, statuant sur l'appel formé par M. B, a annulé le jugement n° 0400208 du 28 juin 2004 en tant qu'il condamne M. B à remettre dans leur état primitif les lieux sur lesquels est implantée sa terrasse de 32,45 m², le rend passible à ce titre d'une astreinte de 75 euros par jour de retard et autorise l'administration à évacuer d'office les lieux.
Par un jugement n° 0500714 du 28 juillet 2006, le tribunal a condamné M. B à verser à l'Etat la somme de 6 000 euros au titre de la liquidation de l'astreinte prononcée par le jugement du 28 juin 2004, partiellement réformé par l'arrêt du 27 février 2006, pour la période du 7 mars 2005 au 1er juin 2005.
Par un arrêt n° 09MA02391 du 30 mai 2011, la cour administrative d'appel de Marseille a condamné M. B à verser à l'Etat la somme de 22 120 euros au titre de la liquidation de l'astreinte prononcée par le jugement du 28 juin 2004, partiellement réformé par l'arrêt du 27 février 2006, pour la période du 2 juin 2005 au 11 juin 2008.
Par un jugement n° 1200048 du 12 avril 2012, le tribunal a condamné M. B à verser à l'Etat la somme de 88 575 euros au titre de la liquidation de l'astreinte pour la période du 12 juin 2008 au 7 septembre 2011.
Par un arrêt n° 12MA02132-13MA03248 du 11 février 2014, la cour administrative d'appel de Marseille a condamné M. B à verser à l'Etat la somme de 11 580 euros au titre de la liquidation de l'astreinte pour la période du 8 septembre 2011 au 9 avril 2013.
Par un jugement n° 1300914 du 30 janvier 2014, le tribunal a condamné M. B à verser à l'Etat la somme de 11 100 euros au titre de la liquidation de l'astreinte pour la période du 10 avril 2013 au 3 septembre 2013.
Par un jugement n° 1400324 du 16 juillet 2014, le tribunal a condamné M. B à verser à l'Etat la somme de 1 650 euros au titre de la liquidation de l'astreinte pour la période du 4 septembre 2013 au 16 février 2014.
Par un jugement n° 1500587 du 18 décembre 2015, le tribunal a condamné M. B à verser à l'Etat la somme de 35 700 euros au titre de la liquidation de l'astreinte pour la période du 17 février 2014 au 18 juin 2015.
Par un jugement n° 1600105 du 21 juillet 2016, le tribunal a condamné M. B à verser à l'Etat la somme de 16 500 euros au titre de la liquidation de l'astreinte pour la période du 9 juin 2015 au 14 janvier 2016.
Par une saisine, enregistrée le 13 décembre 2022, le préfet de la Corse-du-Sud demande au tribunal de procéder à la liquidation de l'astreinte dont est assortie l'injonction prononcée à l'article 1er du jugement n° 0400208 du 28 juin 2004, partiellement réformé par l'arrêt n° 04MA01943 du 27 février 2006, pour la période du 15 janvier 2016 au 18 octobre 2022.
Il soutient que :
- le contrevenant n'avait toujours pas libéré le domaine public maritime à la date du 18 octobre 2022 ;
- l'astreinte fixée par le jugement du 28 juin 2004 est due depuis le 15 janvier 2016 jusqu'au constat du 18 octobre 2022, soit la somme de 185 100 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 juillet 2023, M. B conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le montant des astreintes mises à sa charge depuis l'origine sera porté à plus de 300 000 euros s'il devait être fait droit à la demande du préfet ;
- il n'est pas le gardien de l'ouvrage qui a d'ailleurs une utilité publique ;
- l'Etat avait la possibilité de remettre les lieux en l'état aux frais de l'occupant du domaine public maritime.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 août 2023, M. B, représenté par Me Le Doré, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le préfet de la Corse-du-Sud n'a pas qualité pour demander la liquidation de l'astreinte dès lors que la gestion du domaine public de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio a été transférée à l'Office de l'environnement de la Corse, établissement public soumis à la tutelle de la collectivité de Corse ;
- il y a lieu de supprimer l'astreinte dès lors que le rail de mise à l'eau du bateau et la passerelle n'occupent pas le domaine public maritime, qu'il ne peut plus être regardé comme le gardien du ponton, que le préfet s'est abstenu de faire exécuter le jugement en ne répondant pas à sa demande de règlement définitif du litige et que le ponton ne peut être détruit dans le respect des dispositions du décret du 23 septembre 1999 portant création de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 ;
- le décret du 23 septembre 1999 portant création de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour et de l'objet de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu les conclusions de M. Halil, rapporteur public et les observations de Me Le Doré, représentant M. B.
Une note en délibéré présentée par M. B a été enregistrée le 4 septembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêt n° 04MA01943 du 27 février 2006, devenu définitif, la cour administrative d'appel de Marseille, statuant sur l'appel formé par M. B contre le jugement n° 0400208 du 28 juin 2004 du tribunal administratif de Bastia, a jugé que l'appontement, l'escalier et la cale de mise à l'eau empiétaient sur le domaine public maritime et confirmé ce jugement en tant qu'il avait condamné M. B à remettre dans leur état primitif les lieux sur lesquels sont implantées ces installations. L'arrêt a annulé le jugement du tribunal en tant seulement qu'il portait sur l'implantation d'une terrasse de 32,45 m². M. B a été condamné, par jugements du 28 juillet 2006, du 12 avril 2012, du 30 janvier 2014, du 16 juillet 2014, du 18 décembre 2015 et du 21 juillet 2016, ainsi que par des arrêts du 30 mai 2011 et du 11 février 2014, à payer la somme totale de 193 225 euros au titre de la liquidation de l'astreinte de 75 euros par jour pour la période du 2 juin 2005 au 14 janvier 2016. Le préfet de la Corse-du-Sud demande au tribunal de procéder à la liquidation de l'astreinte pour la période du 15 janvier 2016 au 18 octobre 2022.
2. D'une part, aux termes de l'article L. 322-22-1 du code de l'environnement : " Sans préjudice des sanctions pénales encourues, toute atteinte à l'intégrité et à la conservation du domaine public inclus dans le périmètre d'une réserve naturelle, ou de nature à compromettre son usage, constitue une contravention de grande voirie constatée, réprimée et poursuivie par voie administrative. / Elle est constatée par les agents visés aux articles L. 172-1 et L. 332-20, sans préjudice des compétences des officiers et agents de police judiciaire et des autres agents spécialement habilités. / Les personnes condamnées sont tenues de réparer ces atteintes et encourent les amendes prévues pour les contraventions de cinquième classe et les cas de récidive. Elles supportent les frais des mesures provisoires et urgentes que le gestionnaire de la réserve naturelle a pu être amené à prendre pour faire cesser le trouble apporté au domaine public par les infractions constatées. / Le préfet, pour une réserve naturelle nationale, le président du conseil régional, pour une réserve naturelle régionale, et le président du conseil exécutif de Corse, pour une réserve naturelle de la collectivité territoriale de Corse, ont respectivement compétence pour saisir le tribunal administratif, dans les conditions et suivant les procédures prévues par le code de justice administrative. "
3. D'autre part, aux termes des deux premiers alinéas de l'article L. 774-2 du code de justice administrative : " Dans les dix jours qui suivent la rédaction d'un procès-verbal de contravention, le préfet fait faire au contrevenant notification de la copie du procès-verbal. / Pour le domaine public défini à l'article L. 4314-1 du code des transports, l'autorité désignée à l'article L. 4313-3 du même code est substituée au représentant de l'Etat dans le département. Pour le domaine public fluvial défini aux articles L. 2111-7 à L. 2111-11 du code général de la propriété des personnes publiques appartenant aux collectivités territoriales et à leurs groupements, le président de l'organe délibérant de la collectivité territoriale ou du groupement est compétent concurremment avec le représentant de l'Etat dans le département. Pour le domaine public fluvial qu'il gère en application de l'article 14 de l'ordonnance n° 2016-489 du 21 avril 2016 relative à la Société du Canal Seine-Nord Europe, le président du directoire de cet établissement public est substitué au représentant de l'Etat dans le département. Pour les contraventions de grande voirie mentionnées au chapitre VII du titre III du livre III de la cinquième partie dudit code, les autorités mentionnées aux articles L. 5337-3-1 et L. 5337-3-2 du même code sont compétentes concurremment avec le représentant de l'Etat dans le département. Pour le domaine public défini à l'article L. 322-9 du code de l'environnement, l'autorité désignée à l'article L. 322-10-4 du même code est substituée au représentant de l'Etat dans le département. "
4. Les lieux occupés par M. B se situent à l'intérieur du périmètre de la réserve naturelle nationale des Bouches de Bonifacio qui a été créée par le décret du 23 septembre 1999 et dont la gestion a été confiée par l'Etat à l'Office de l'environnement de la Corse. Il résulte des dispositions de l'article L. 322-22-1 du code de l'environnement citées au point 2, ainsi d'ailleurs que, implicitement, de celles de l'article L. 774-2 du code de justice administrative, que le préfet a compétence pour saisir le tribunal administratif, dans les conditions et suivant les procédures prévues par le code de justice administrative dans le cas d'une réserve naturelle nationale. La circonstance que la gestion de cette réserve ait été confiée à un établissement public de la collectivité de Corse est sans incidence sur la qualité du préfet à saisir le tribunal administratif auquel le président du conseil exécutif n'a pas été substitué par les dispositions citées aux points 2 et 3.
5. Lorsqu'il qualifie de contravention de grande voirie des faits d'occupation irrégulière d'une dépendance du domaine public, il appartient au juge administratif, saisi d'un procès-verbal accompagné ou non de conclusions de l'administration tendant à l'évacuation de cette dépendance, d'enjoindre au contrevenant de libérer sans délai le domaine public et, s'il l'estime nécessaire et au besoin d'office, de prononcer une astreinte. Lorsqu'il a prononcé une astreinte dont il a fixé le point de départ, le juge administratif doit se prononcer sur la liquidation de l'astreinte, en cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive. Il peut, le cas échéant, modérer l'astreinte provisoire ou la supprimer, même en cas d'inexécution de la décision juridictionnelle. Il peut notamment la supprimer pour le passé et l'avenir, lorsque la personne qui a obtenu le bénéfice de l'astreinte n'a pas pris de mesure en vue de faire exécuter la décision d'injonction et ne manifeste pas l'intention de la faire exécuter ou lorsque les parties se sont engagées dans une démarche contractuelle révélant que la partie bénéficiaire de l'astreinte n'entend pas poursuivre l'exécution de la décision juridictionnelle, sous réserve qu'il ne ressorte pas des pièces du dossier qui lui est soumis qu'à la date de sa décision, la situation que l'injonction et l'astreinte avaient pour objet de faire cesser porterait gravement atteinte à un intérêt public ou ferait peser un danger sur la sécurité des personnes ou des biens.
6. Par l'arrêt du 27 février 2006, devenu définitif, la cour administrative d'appel de Marseille a jugé que l'appontement, l'escalier et la cale de mise à l'eau empiétaient sur le domaine public maritime et a confirmé le jugement du tribunal administratif de Bastia qui avait condamné M. B à remettre dans leur état primitif les lieux sur lesquels sont implantées ces installations.
7. Le juge de l'exécution est tenu par l'autorité de la chose jugée par la décision dont l'exécution est demandée. Il en résulte que sont inopérants, dans la présente instance relative à la liquidation de l'astreinte, les moyens tirés de ce que M. B ne serait pas le gardien de l'appontement, de ce que le rail de mise à l'eau du bateau et la passerelle n'occuperaient pas le domaine public maritime et de ce que ces ouvrages répondraient à un besoin d'intérêt général. Par ailleurs, et alors même que le préfet n'a pas répondu au courrier adressé par le contrevenant ni donné suite à une proposition de mise en œuvre d'une médiation, l'Etat, qui demande au tribunal de procéder à la liquidation de l'astreinte prononcée, ne peut pas être regardé comme ayant renoncé à poursuivre l'exécution du jugement du 28 juin 2004 partiellement réformé par l'arrêt du 27 février 2006.
8. Il ressort d'un constat effectué le 18 octobre 2022 par deux contrôleurs commissionnés et assermentés, en poste à la direction de la mer et du littoral de Corse, que le rail de mise à l'eau en acier et le quai en béton étaient toujours présents sur le domaine public maritime. Il ne résulte pas de l'instruction que le ponton ne pourrait pas être détruit dans le respect des dispositions du code de l'environnement et du décret du 23 septembre 1999 portant création de la réserve naturelle des Bouches de Bonifacio. Il suit de là que M. B ne justifie pas, à la date du présent jugement, avoir totalement exécuté le jugement du 28 juin 2004, partiellement réformé par l'arrêt du 27 février 2006.
9. M. B, auquel il incombe d'exécuter un jugement du 28 juin 2004 du tribunal, partiellement réformé par un arrêt du 27 février 2006 de la cour administrative d'appel de Marseille, ne peut pas se prévaloir de sa propre carence pour contester la demande de liquidation d'astreinte présentée par l'Etat au motif que celui-ci avait été autorisé par le tribunal à procéder d'office à la remise en état des lieux aux frais du contrevenant.
10. En vertu du dernier alinéa de l'article 4 de l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période, " le cours des astreintes et l'application des clauses pénales qui ont pris effet avant le 12 mars 2020 sont suspendus pendant la période définie au I de l'article 1er ". La période définie au I de cet article 1er est comprise entre le 12 mars 2020 et le 23 juin 2020 inclus.
11. Il y a lieu, dès lors, de procéder au bénéfice de l'Etat à la liquidation provisoire de l'astreinte, pour la période du 15 janvier 2016 au 11 mars 2020 inclus puis du 24 juin 2020 au jour du présent jugement inclus, soit le 8 septembre 2023. Eu égard au comportement persistant du contrevenant, il n'y a pas lieu de modérer le taux de l'astreinte. Le montant de celle-ci s'élève ainsi, pour 2 690 jours, à 201 750 euros.
12. Il résulte de ce qui précède que M. B devra verser, au titre de cette liquidation provisoire de l'astreinte, une somme de 201 750 euros à l'Etat.
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. B une somme que celui-ci réclame au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : M. B est condamné à verser à l'Etat la somme de 201 750 euros au titre de l'astreinte due pour la période du 15 janvier 2016 au 11 mars 2020 puis du 24 juin 2020 8 septembre 2023 inclus.
Article 2 : Les conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires et à M. A B.
Copie en sera transmise au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 septembre 2023.
Le rapporteur,
T. VANHULLEBUSLe greffier,
A. AUDOUIN
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026