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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2201618

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2201618

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2201618
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS PETIT-AVOCAT

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Sous le n° 2201588, par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 décembre 2022 et le 18 avril 2023, Mme E D, représentée par Me D, demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 13 octobre 2022 par lequel le maire de Belgodère a délivré à la SCCV Villas Grimaldi un permis de construire dix maisons individuelles pour une surface de plancher de 1183,09 m² sur les parcelles cadastrées section A n°s 13595 à 1405, situées au lieudit Plantinco.

Elle soutient que :

- sa requête n'est pas tardive dès lors que la société pétitionnaire ne justifie pas d'un affichage régulier et continu de deux mois sur le terrain à compter du 17 octobre 2022 et que le panneau ne mentionne pas le maximum de lots prévus comme l'exige l'article A. 424-16 du code de l'urbanisme ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme précisées par le plan d'aménagement et de développement durable de Corse (PADDUC) dès lors que l'implantation du projet de constructions au sein des espaces proches du rivage n'entraîne pas une extension limitée de l'urbanisation ;

- les parcelles en cause sont comprises dans les espaces stratégiques agricoles au titre des prescriptions du PADDUC ;

- l'arrêté attaqué méconnaît les articles L. 414-4 du code de l'urbanisme et R. 414-23 du code de l'environnement dès lors que l'étude d'incidence Natura 2000 est insuffisante ;

- il méconnaît les dispositions des articles L. 121-23, L. 121-4 du code de l'urbanisme et L. 4124-12-1 du code général des collectivités territoriales dès lors que le projet s'implante dans une zone naturelle d'intérêt écologique (ZNIEFF) de type 2 " Vallée di Reginu ", laquelle constitue un espace remarquable ;

- il méconnaît les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la parcelle d'assiette du projet n'est pas alimentée en eau et que le projet ne comporte ni système d'assainissement des eaux usées ni d'aménagements permettant de garantir l'écoulement des eaux pluviales ;

- il méconnaît l'article UC 11 du règlement du plan local d'urbanisme de Belgodère dès lors que les dix constructions projetées, par leurs volumes, les matériaux utilisés, leurs toitures, ne sont pas compatibles avec les caractères et l'intérêt des lieux avoisinants et des paysages ;

- il méconnaît l'article UC 3 du même règlement dès lors que le chemin qui va de la route départementale aux parcelles ne répond pas à l'importance et à la destination du projet tant en ce qui concerne la commodité de la circulation que des accès nécessaires pour la lutte pour l'incendie.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 mars, 16 mai, 16 novembre et 15 décembre 2023, la SCCV Villas Grimaldi, représentée par Me Petit, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La société pétitionnaire soutient que :

- la requête est irrecevable pour tardiveté ;

- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés, voire inopérant s'agissant du moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme.

En application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré de l'irrecevabilité de la requête faute de justifier du respect de la procédure prévue à l'article R.600-1 du code de l'urbanisme.

Mme E D a répondu dans un courrier enregistré le 11 septembre 2024.

II. Sous le n° 2201617, par une requête et des mémoires, enregistrés le 27 décembre 2022 le 18 avril 2023 et le 18 décembre 2023, Mme B A, représentée par Me D, conclut aux mêmes fins que la requête n° 2201588 par les mêmes moyens.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 mars, 16 mai, 16 novembre et 15 décembre 2023, la SCCV Villas Grimaldi, représentée par Me Petit, conclut aux mêmes fins que dans la requête n° 2201588 par les mêmes moyens.

III. Sous le n° 2201618, par une requête et des mémoires, enregistrés le 27 décembre 2022 le 18 avril 2023 et le 18 décembre 2023, Mme C A épouse F, représentée par Me D, conclut aux mêmes fins que la requête n° 2201588 par les mêmes moyens.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 16 mars, 16 mai, 16 novembre et 15 décembre 2023, la SCCV Villas Grimaldi, représentée par Me Petit, conclut aux mêmes fins que dans la requête n° 2201588 par les mêmes moyens.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'environnement ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pierre Monnier, président ;

- et les conclusions de Mme Pauline Muller, rapporteure publique.

Des notes en délibéré de la SCCV Villas Grimaldi ont été enregistrées le 2 octobre 2024 dans les affaires n° 2201617 et n° 2201618.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 13 octobre 2022, le maire de Belgodère a délivré à la SCCV Villas Grimaldi un permis de construire dix maisons individuelles d'une surface de plancher de 1183,09 m² sur les parcelles cadastrées section A n°s 13595 à 1405, situées au lieudit Plantinco. Les requérantes demandent au tribunal l'annulation de cet arrêté.

2. Les trois requêtes susvisées sont dirigées contre un même arrêté et comportent des moyens identiques. Il y a lieu de les joindre pour qu'il en soit statué par un même jugement.

Sur la recevabilité de la requête n° 2201588 présentée par Mme D :

3. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de justice administrative : " En cas de () recours contentieux à l'encontre () d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code () l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. () La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux () ".

4. Si Mme E D a produit copies des deux courriers, datés du 22 décembre 2022, qu'elle aurait adressés, d'une part, à la société pétitionnaire et, d'autre part, au maire du Belgodère, la seule référence " Par LRAR n° 1A 194 351 7778 2 ", au demeurant identique dans ces deux lettres, ne saurait justifier que ces deux courriers ont été notifiés aux intéressés dans les conditions prévues par les dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme citées au point précédent. Par suite, la requête n° 2201588 de Mme D est irrecevable et doit être rejetée.

Sur les requêtes n° 2201617 et n° 2201618 présentées par Mmes A :

En ce qui concerne la tardiveté opposée par la SCCV Villas Grimaldi :

5. Aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre d'une décision de non-opposition à une déclaration préalable ou d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ".

6. Si la SCCV Villas Grimaldi établit, par trois constats d'huissier, d'une période d'affichage continue à compter du 9 novembre 2022, la photographie sans date certaine du panneau d'affichage du permis litigieux avec l'attestation non datée d'un adjoint au maire selon laquelle il a reçu cette photographie le 17 octobre 2022, ne justifie pas de l'affichage sur le terrain du permis de construire en litige avant le 9 novembre 2022. Il s'ensuit que les requêtes n° 2201617 et n° 2201618, enregistrées le 27 décembre 2022, soit dans le délai de deux mois suivant le 9 novembre 2022, ne sont pas tardives. Par suite, les fins de non-recevoir opposées à ce titre par la SCCV Villas Grimaldi ne sauraient être accueillies.

En ce qui concerne les conclusions aux fins d'annulation :

7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme : " L'extension de l'urbanisation se réalise en continuité avec les agglomérations et villages existants. / Dans les secteurs déjà urbanisés autres que les agglomérations et villages identifiés par le schéma de cohérence territoriale et délimités par le plan local d'urbanisme, des constructions et installations peuvent être autorisées, en dehors de la bande littorale de cent mètres, des espaces proches du rivage et des rives des plans d'eau mentionnés à l'article L. 121-13, à des fins exclusives d'amélioration de l'offre de logement ou d'hébergement et d'implantation de services publics, lorsque ces constructions et installations n'ont pas pour effet d'étendre le périmètre bâti existant ni de modifier de manière significative les caractéristiques de ce bâti. Ces secteurs déjà urbanisés se distinguent des espaces d'urbanisation diffuse par, entre autres, la densité de l'urbanisation, sa continuité, sa structuration par des voies de circulation et des réseaux d'accès aux services publics de distribution d'eau potable, d'électricité, d'assainissement et de collecte de déchets, ou la présence d'équipements ou de lieux collectifs. L'autorisation d'urbanisme est soumise pour avis à la commission départementale de la nature, des paysages et des sites. Elle est refusée lorsque ces constructions et installations sont de nature à porter atteinte à l'environnement ou aux paysages ".

8. D'une part, il résulte de ces dispositions que les constructions peuvent être autorisées dans les communes littorales en continuité avec les agglomérations et villages existants, c'est-à-dire avec les zones déjà urbanisées caractérisées par un nombre et une densité significatifs de constructions. En outre, dans les secteurs déjà urbanisés ne constituant pas des agglomérations ou des villages, des constructions peuvent être autorisées en dehors de la bande littorale des cent mètres et des espaces proches du rivage dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article L. 121-8, sous réserve que ces secteurs soient identifiés par le schéma de cohérence territoriale et délimités par le plan local d'urbanisme. Pour l'application de ces dernières dispositions, l'article 42 de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique prévoit dans son paragraphe IV que dans les communes de la collectivité de Corse n'appartenant pas au périmètre d'un schéma de cohérence territoriale en vigueur, le PADDUC peut se substituer à ce schéma.

9. D'autre part, le PADDUC, qui précise les modalités d'application des dispositions de la loi en application du I de l'article L. 4424-11 du code général des collectivités territoriales, prévoit que, dans le contexte géographique, urbain et socioéconomique de la Corse, une agglomération est identifiée selon des critères tenant au caractère permanent du lieu de vie qu'elle constitue, à l'importance et à la densité significative de l'espace considéré et à la fonction structurante qu'elle joue à l'échelle de la micro-région ou de l'armature urbaine insulaire, et que, par ailleurs un village est identifié selon des critères tenant à la trame et la morphologie urbaine, aux indices de vie sociale dans l'espace considéré et au caractère stratégique de celui-ci pour l'organisation et le développement de la commune. Le PADDUC prévoit par ailleurs la possibilité de permettre le renforcement et la structuration, sans extension de l'urbanisation, des espaces urbanisés qui ne constituent ni une agglomération ni un village ainsi caractérisés, sous réserve qu'ils soient identifiés et délimités dans les documents d'urbanisme locaux. Ces prescriptions apportent des précisions et sont compatibles avec les dispositions du code de l'urbanisme particulières au littoral.

10. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette du projet litigieux se situe au lieudit Piantinco caractérisé par la présence d'habitations diffuses et de vastes espaces naturels et agricoles. Les parcelles en litige sont elles-mêmes bordées, à l'ouest, au sud et à l'est par des espaces vierges de toute habitation. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que ce lieudit présenterait un caractère stratégique pour l'organisation et le développement de la commune de Belgodère. Dans ces conditions, cet espace ne saurait être regardé comme un village, une agglomération ou un secteur déjà urbanisé au sens des dispositions citées ci-dessus du code de l'urbanisme et précisées par le PADDUC. En outre, la société pétitionnaire ne saurait en tout état de cause se prévaloir des dispositions du deuxième alinéa de l'article L. 121-8 citées au point 7 dès lors qu'il ne ressort des pièces du dossier ni que le secteur soit identifié par un schéma de cohérence territoriale ou le PADDUC, ni que les constructions auraient pour effet d'étendre le périmètre du bâti existant, ni que le permis de construire aurait été soumis pour avis à la commission départementale de la nature, ni, enfin, ainsi qu'on va le voir, que le terrain d'assiette du projet s'implanterait en dehors des espace proches du rivage. Enfin, la SCCV Villas Grimaldi ne saurait utilement se prévaloir de la circonstance que le secteur serait identifié par le PADDUC comme une tâche urbaine dès lors que le livret III du PADDUC précise que cette modélisation " n'a aucune portée juridique et ne saurait être confondue avec l'espace urbanisé ". Par conséquent, aucune construction ne peut y être autorisée. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme doit être accueilli.

11. En second lieu, aux termes de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme : " L'extension limitée de l'urbanisation des espaces proches du rivage ou des rives des plans d'eau intérieurs désignés au 1° de l'article L. 321-2 du code de l'environnement est justifiée et motivée dans le plan local d'urbanisme, selon des critères liés à la configuration des lieux ou à l'accueil d'activités économiques exigeant la proximité immédiate de l'eau. Toutefois, ces critères ne sont pas applicables lorsque l'urbanisation est conforme aux dispositions d'un schéma de cohérence territoriale ou d'un schéma d'aménagement régional ou compatible avec celles d'un schéma de mise en valeur de la mer () ". En application de ces dispositions, le PADDUC énonce les critères et indicateurs constituant un faisceau d'indices permettant de caractériser les espaces proches du rivage et procède, sur des cartes au 1/50 000ème, à la délimitation indicative de ces espaces. S'agissant des règles applicables aux espaces proches du rivage, le PADDUC, après avoir souligné que tout projet d'extension limitée de l'urbanisation doit être prévu, justifié et motivé dans un document d'urbanisme local, énonce les critères et indices déterminants permettant d'apprécier le caractère limité de l'extension ainsi que les modalités de mise en œuvre du principe d'extension limitée de l'urbanisation dans les espaces proches du rivage. Ces prescriptions apportent des précisions et sont compatibles avec les dispositions du code de l'urbanisme particulières au littoral.

12. D'une part, ainsi qu'il a été dit au point 10, la construction projetée ne se situe pas en continuité d'une agglomération ou d'un village au sens des dispositions précitées de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme telles que précisées par le PADDUC. D'autre part, il ressort des pièces du dossier ainsi que du site Géoportail que le terrain d'assiette du projet se trouve dans un espace proche du rivage dès lors que, s'il est situé à près de 1,5 kilomètres de la partie ouest de la plage de Lozari, il n'est séparé de cette limite du rivage, qu'il domine sans obstacle d'une altitude d'environ 40 mètres, que par une étendue encore largement naturelle ou cultivée. Du reste, il se situe dans l'espace ainsi délimité par une ligne turquoise dans la carte au 1/50 000ème du PADDUC. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme doit être accueilli.

13. Il résulte de ce qui précède que Mmes A sont fondées à demander l'annulation de l'arrêté du 13 octobre 2022 par lequel le maire de Belgodère a délivré à la SCCV Villas Grimaldi un permis de construire.

14. Enfin, pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, les autres moyens soulevés dans les requêtes n° 211617 et n° 2201618 ne sont de nature à justifier l'annulation de l'arrêté attaqué.

Sur les frais liés aux litiges :

15. En premier lieu, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accueillir dans l'affaire n° 2201588 les conclusions de la SCCV Villas Grimaldi présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

16. En second lieu, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soient mises à la charge de Mmes A, qui n'ont pas la qualité de partie perdante, les sommes que demande la SCCV Villas Grimaldi au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens pour les litiges n° 2201617 et n° 2201618.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 13 octobre 2022 par lequel le maire de Belgodère a délivré à la SCCV Villas Grimaldi un permis de construire est annulé.

Article 2 : La requête n° 2201588 de Mme D et les conclusions de la SCCV Villas Grimaldi au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme E D, à Mme B A, à Mme C A épouse F, à la SCCV Villas Grimaldi et à la commune de Belgodère.

Copie en sera transmise au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Bastia.

Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Pierre Monnier, président ;

M. Jan Martin, premier conseiller ;

Mme Nathalie Sadat, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.

Le président-rapporteur,

Signé

P. MONNIER

L'assesseur le plus ancien

dans l'ordre du tableau,

signé

J. MARTINLa greffière,

Signé

H. NICAISE

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

M. G

N°s 2201588 ; 2201617 et 2201618

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