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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2300090

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2300090

jeudi 4 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2300090
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 janvier et 13 février 2023, Mme B A demande au tribunal :

1°) d'annuler la " décision " du 24 novembre 2022 par laquelle le directeur départemental de la sécurité publique de la Haute-Corse a rejeté son recours gracieux ;

2°) de faire procéder à sa réintégration dans une position administrative régulière ;

3°) de reconstituer sa carrière en lui versant les traitements dont elle a été privée depuis le 6 octobre 2022 ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 février 2023, le ministre de l'intérieur et des outre-mer fait savoir au tribunal que la défense de l'Etat dans cette affaire ne relève pas de son administration centrale mai du préfet de la zone de défense et de sécurité Sud.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 avril 2024, le préfet de la zone de défense et de sécurité Sud conclut au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (). ".

2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (). ".

3. Par la présente requête, Mme A sollicite l'annulation du courrier du 24 novembre 2022 par lequel le directeur départemental de la sécurité publique s'est borné à lui rappeler que ses deux arrêts de travail avaient été " invalidés " par le médecin - inspecteur régional et que par suite, son absence était considérée comme irrégulière. Par suite, dès lors que le courrier dont la requérante demande l'annulation ne constitue pas une décision faisant grief, susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, il y a lieu de rejeter les conclusions tendant à son annulation et par voie de conséquence ses conclusions à fin d'injonction et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de la zone de défense et de sécurité Sud

Fait à Bastia, le 4 juillet 2024.

La présidente du tribunal,

Signé

A. Baux

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière

R. Alfonsi

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