mardi 15 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2300332 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS ROMANI-CLADA -MAROSELLI- ARMANI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 21 mars 2023, le 24 avril 2023, le 13 juin 2023, le 10 novembre 2023 et le 20 décembre 2023, Mme A B, représentée par la SCP d'avocats RCMA, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté en date du 10 novembre 2022 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud s'est opposé à sa déclaration préalable en vue de la construction d'une piscine et de l'agrandissement d'une terrasse sur la parcelle cadastrée section H n° 667, située au lieudit " Capo ", sur le territoire de la commune de Coti-Chiavari, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à l'administration de réexaminer sa déclaration préalable, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La requérante soutient que :
- l'arrêté litigieux ne méconnaît pas l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme, son projet ne s'implantant pas dans la bande littorale des 100 mètres ; ce projet se situe dans un espace urbanisé ; il constitue la dépendance immédiate d'une construction existante ;
- son projet ne méconnaît pas les articles L. 121-8 et L. 122-10 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 13 novembre 2023, le 19 décembre 2023 et le 22 décembre 2023, le préfet de la Corse-du-Sud conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés et que les dispositions des articles L. 121-8 et L. 122-10 du code de l'urbanisme font également obstacle au projet.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Jan Martin, premier conseiller ;
- et les conclusions de Mme Pauline Muller, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 10 novembre 2022, le préfet de la Corse-du-Sud s'est opposé à la déclaration préalable de Mme B en vue de la construction d'une piscine et de l'agrandissement d'une terrasse sur la parcelle cadastrée section H n° 667, située au lieudit " Capo ", sur le territoire de la commune de Coti-Chiavari. Le 1er décembre 2022, Mme B a présenté un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté auquel l'administration n'a pas répondu. Mme B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 10 novembre 2022 et la décision implicite de rejet de son recours gracieux, née le 1er février 2023.
2. Aux termes de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme : " En dehors des espaces urbanisés, les constructions ou installations sont interdites sur une bande littorale de cent mètres à compter de la limite haute du rivage ou des plus hautes eaux () ". Le PADDUC y formule, au point 4.2 de l'annexe 3 - Livret littoral - quatre critères, à appliquer cumulativement, pour déterminer le caractère urbanisable d'une parcelle ou d'une unité foncière située dans la bande des cent mètres et tenant à sa taille limitée, à son inclusion au sein d'un espace urbanisé lui-même inclus dans l'enveloppe urbaine d'un village ou d'une agglomération, à sa situation en continuité immédiate avec des parcelles bâties, et enfin à la préservation du paysage environnant. Ces prescriptions apportent des précisions et sont compatibles avec les dispositions de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme.
3. Il ressort des pièces du dossier, notamment des vues aériennes, que les travaux projetés s'implantent à moins de 100 mètres de la limite haute du rivage de la mer, dans un espace dont l'habitat diffus se situe lui-même à plusieurs kilomètres au nord-ouest du village de Coti-Chiavari. Dès lors, sans que Mme B puisse utilement se prévaloir de la circonstance que ses travaux se situent dans le prolongement d'une construction existante, c'est sans faire une inexacte application des dispositions précitées de l'article L. 121-16 du code de l'urbanisme et du PADDUC que le préfet de la Corse-du-Sud s'est opposé à sa déclaration préalable.
4. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les motifs dont le préfet de la Corse-du-Sud sollicite la substitution, Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 10 novembre 2022 et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Par voie de conséquence, les conclusions de la requérante aux fins d'injonction et d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la ministre de la transition écologique, de l'énergie, du climat et de la prévention des risques.
Copie en sera adressée au préfet de la Corse-du-Sud.
Délibéré après l'audience du 1er octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pierre Monnier, président ;
M. Jan Martin, premier conseiller ;
Mme Nathalie Sadat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 octobre 2024.
Le rapporteur,
Signé
J. MARTIN
Le président,
Signé
P. MONNIER
La greffière,
Signé
H. NICAISE
La République mande et ordonne au préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
M. C
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026