mercredi 18 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2300664 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Magistrat statuant seul |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 8 juin 2023 et le 21 mai 2024, M. B C doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) de communiquer la pièce annexée au mémoire en défense du préfet de la Haute-Corse ;
2°) d'annuler la décision implicite, née le 26 octobre 2022, par laquelle le préfet de la Haute-Corse a rejeté sa demande tendant à la communication de l'analyse des prélèvements effectués le 22 février 2021 sur les trois bovins aux fins de recherche de tuberculose ou autres maladies ainsi que les rapports postérieurs à l'année 2018 des services vétérinaires sur les abattages de bovins non tracés selon l'identification pérenne généralisée (IPG) sur le territoire de la commune de Santo-Pietro-di-Tenda, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux du 21 février 2023 ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Corse de lui communiquer les documents réclamés sous astreinte de 70 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient qu'il a saisi la commission d'accès aux documents administratifs (CADA) qui a rendu un avis favorable et que le refus de communication méconnait l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2023, le préfet de la Haute-Corse conclut au rejet de la requête. Le préfet fait valoir que les documents demandés n'existent pas.
En application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, la présidente du tribunal a désigné M. Pierre Monnier, vice-président, pour statuer sur les litiges visés audit article.
Vu :
- l'avis n°20225310 de la CADA du 13 octobre 2022 ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Pierre Monnier, magistrat désigné ;
- les conclusions de Mme Pauline Muller, rapporteure publique ;
- et les observations de M. C, ainsi que celles de M. A pour le préfet de la Haute-Corse.
Une note en délibéré de M. C a été enregistrée le 27 août 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a demandé au préfet de la Haute-Corse, par courrier du 6 mai 2022, reçu le jour même par les services de la préfecture de la Haute-Corse, de lui communiquer un certain nombre de documents dont l'analyse des prélèvements effectués le 22 février 2021 pour la recherche de tuberculose ou autres maladies ainsi que les rapports des services vétérinaires sur les abattages de bovins non tracés selon l'identification pérenne généralisée (IPG) pour la recherche de tuberculose effectués sur la commune de Santo-Pietro-di-Tenda depuis janvier 2019. La commission d'accès aux documents administratifs (CADA), saisie d'une demande d'avis enregistrée le 26 août 2022, a émis le 13 octobre 2022 un avis favorable sous réserve de l'occultation préalable, le cas échéant, des informations protégées par les dispositions de l'article L. 311-6 du code des relations entre le public et l'administration. Par courrier en date du 21 février 2023, M. C a présenté auprès du préfet de la Haute-Corse une demande de communication des seuls documents susmentionnés en ne renouvelant pas sa demande concernant les autres documents sollicités dans son courrier du 6 mai 2022, pour lesquels la CADA avait émis un avis défavorable. Par la présente requête, M. C doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler le refus implicite né le 26 octobre 2022 en tant qu'il rejette la demande de communication des documents susmentionnés, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux du 21 février 2023.
2. Aux termes de l'article L. 311-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Sous réserve des dispositions des articles L. 311-5 et L. 311-6, les administrations mentionnées à l'article L. 300-2 sont tenues de publier en ligne ou de communiquer les documents administratifs qu'elles détiennent aux personnes qui en font la demande, dans les conditions prévues par le présent livre ".
3. Si les documents dont la communication est demandée par M. C sont au nombre des documents communicables, ainsi que l'a indiqué du reste la commission d'accès aux documents administratifs dans son avis du 13 octobre 2022. le préfet de la Haute-Corse affirme qu'ils n'existent pas. Cette exception doit être accueillie dès lors qu'elle n'est contredite par aucune pièce du dossier et qu'il n'existe aucune obligation juridique de réaliser les analyses et rapports dont la communication est demandée.
4. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin de demander au préfet de la Haute-Corse la pièce n° 1 qu'il a oublié d'annexer à son mémoire, la requête de M. C doit être rejetée, y compris ses conclusions aux fins d'injonction, d'astreinte et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Corse.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
Signé
P. MONNIERLe greffier,
Signé
B. LELIEVRE
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne et à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier,
Signé
B. LELIEVRE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026