LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2300697

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2300697

mardi 17 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2300697
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème chambre

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré, enregistré le 14 juin 2023, le préfet de la Corse-du-Sud demande au tribunal d'annuler le permis de construire tacite né du silence gardé par le maire de la commune de Sarrola-Carcopino sur la demande de la SCI Caldaniccia Immobilier en vue de l'édification de deux logements privatifs sur garage sur un terrain cadastré section C n° 1635 situé route de Caldaniccia.

Le préfet soutient que le permis méconnaît les dispositions de l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme dès lors que le terrain d'assiette du projet se situe en secteur ZCb où seule est autorisée l'implantation de commerces et d'activités, notamment celles incompatibles avec le voisinage des zones habitées.

La requête a été communiquée à la commune de Sarrola-Carcopino qui n'a pas produit de mémoire en défense, malgré une mise en demeure.

Par une ordonnance du 21 août 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 septembre 2024.

La SCI Caldaniccia Immobilier a produit un mémoire en défense le 3 décembre 2024 qui n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Baux ;

- et les conclusions de Mme Castany, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. Le préfet de la Corse-du-Sud défère au tribunal le permis de construire tacite né du silence gardé par le maire de Sarrola-Carcopino sur la demande de la SCI Caldaniccia Immobilier en vue de l'édification de deux logements privatifs sur garage sur un terrain cadastré section C n° 1635 situé route de Caldaniccia.

2. Aux termes de l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme : " La carte communale délimite les secteurs où les constructions sont autorisées et les secteurs où les constructions ne sont pas admises () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que la construction projetée de deux logements à usage privatif sur garage se situe en zone ZCb de la carte communale adoptée en 2008, réservée à l'implantation de commerces et d'activités, notamment celles incompatibles avec le voisinage des zones habitées. Il suit de là que le préfet est fondé à soutenir qu'en délivrant à la SCI Caldaniccia Immobilier le permis litigieux, le maire de Sarrola-Carcopino a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme.

4. Il résulte de ce qui précède que le préfet de la Corse-du-Sud est fondé à demander l'annulation du permis de construire tacite né du silence gardé par le maire de Sarrola-Carcopino sur la demande de la SCI Caldaniccia Immobilier.

D E C I D E :

Article 1er : Le permis de construire tacite né du silence gardé par le maire de Sarrola-Carcopino sur la demande de la SCI Caldaniccia Immobilier est annulé.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à la commune de Sarrola-Carcopino et à la SCI Caldaniccia Immobilier.

Copie en sera transmise au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Délibéré après l'audience du 3 décembre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Baux, présidente ;

M. Martin, premier conseiller ;

Mme Sadat, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 décembre 2024.

La présidente,

Signé

A. Baux

L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,

Signé

J. Martin

La greffière,

Signé

R. Alfonsi

La République mande et ordonne au préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions