mercredi 26 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2300798 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | CABINET DOLLA - VIAL & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 juillet 2023, la SARL Canazzi distribution, représentée par la SCP Lonqueue, Sagalovitsch, Eglie-Richters et associés, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
1°) avant dire droit, d'enjoindre à la commune de Cargèse de lui communiquer l'ensemble des informations manquantes, au titre de l'information du soumissionnaire évincé, et à défaut de se conformer à cette injonction, d'annuler la procédure de passation du marché au stade de l'analyse des offres, ainsi que l'ensemble des décisions se rapportant à la procédure de passation litigieuse, dont la décision du 27 juin 2023 par laquelle la commune de Cargèse a rejeté son offre, ainsi que la décision d'attribution du marché à la société Vito, et d'ordonner la reprise de la procédure dans des conditions conformes aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur ;
2°) en tout état de cause, d'annuler la procédure de passation du marché d'avitaillement du port de Cargèse au stade de l'analyse des offres, ainsi que l'ensemble des décisions se rapportant à la procédure de passation litigieuse, dont la décision du 27 juin 2023 par laquelle la commune de Cargèse a rejeté son offre, ainsi que la décision d'attribution du marché à la société Vito, et d'ordonner la reprise de la procédure dans des conditions conformes aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur.
Elle soutient que :
- elle est recevable à agir ;
- l'offre de la société Vito étant anormalement basse, la commune de Cargèse aurait dû mettre en œuvre la procédure de détection des offres anormalement basses, prévue aux articles L. 2152-6 et R. 2152-3 du code de la commande publique, et elle aurait dû être déclarée irrégulière et rejetée au stade de l'analyse des offres ;
- les principes de la commande publique ont été méconnus, en l'absence de prise en compte des éléments de son offre sur les délais de livraison ;
- l'article R. 2181-4 du code de la commande publique a été méconnu, ainsi que le principe de transparence ;
- les manquements constatés ont été de nature à léser ses intérêts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet 2023, la commune de Cargèse, représentée par Me Nesa, conclut au non-lieu à statuer en raison du classement sans suite pour motifs d'intérêt général de la procédure d'appel d'offres en litige.
Par un acte, enregistré le 24 juillet 2023, la SARL Canazzi distribution déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Castany, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Castany, juge des référés.
Les parties n'étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un acte, enregistré le 24 juillet 2023, la SARL Canazzi distribution déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la SARL Canazzi distribuation.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Canazzi distribution, à la commune de Cargèse et à la société Vito Corse.
Fait à Bastia, le 26 juillet 2023.
La juge des référés,
Signé
C. Castany
La République mande et ordonne au préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. ALFONSI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026