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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2301477

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2301477

lundi 18 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2301477
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 novembre 2023, M. B A demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 7 novembre 2023 par lequel le préfet de la Haute-Corse suspendu la validité de son permis de conduire pour une durée de quatre mois ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Corse de lui restituer ce permis de conduire ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- il n'est pas établi qu'un procès-verbal constatant la commission d'une infraction au code de la route ait été transmis au préfet préalablement à l'édiction de l'arrêté attaqué ;

- il n'est pas établi qu'il ait été invité à présenter des observations en application des dispositions des articles L. 121-2 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- l'arrêté est insuffisamment motivé ;

- il n'est pas justifié que la mesure de suspension de la validité de son permis de conduire lui ait été notifiée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, dans le délai de 72 heures à compter de la rétention de son permis ;

- l'avis de rétention mentionne un lieu d'infraction erroné ou imprécis ;

- l'avis de rétention ne précise pas le numéro du procès-verbal d'infraction ;

- il n'est pas justifié de l'homologation de l'appareil utilisé pour mesurer la vitesse ;

- la durée de la suspension est excessive.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Aux termes du second alinéa de l'article R. 522-1 du code de justice administrative : " A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. " La demande de suspension présentée par M. A n'est pas accompagnée d'une copie de la requête à fin d'annulation. Elle n'est dès lors pas recevable.

3. Il résulte des dispositions de l'article R. 522-2 que celles de l'article R. 612-1 relatives aux demandes de régularisation ne sont pas applicables aux référés d'urgence. Il suit de là qu'il y a lieu de rejeter la requête selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, y compris les conclusions aux fins d'injonction et d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Copie en sera transmise au préfet de la Haute-Corse.

Fait à Bastia, le 18 décembre 2023.

Le juge des référés,

Signé

T. VANHULLEBUS

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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