lundi 8 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2400016 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées le 4 janvier 2024, le 5 janvier 2024, le 6 janvier 2024 et le 8 janvier 2024, M. A B représenté par Me Lelièvre, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté 24 2B 006 du 3 janvier 2024 par lequel le préfet de la Haute-Corse lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
2°) d'annuler l'arrêté du 3 janvier 2024 portant assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Corse de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer durant cet examen une autorisation provisoire de séjour ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Corse de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen à compter de la notification du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français est entaché d'incompétence ;
- l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français a été pris en méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français durant un an est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- cette décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- l'assignation à résidence est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
La requête a été communiquée à la préfecture de la Haute-Corse qui n'a pas produit de mémoire en défense mais a produit des pièces enregistrées le 5 janvier 2024 et un arrêté daté du 8 janvier 2024 portant abrogation partielle de l'arrêté n°24 2B 006 en date du 3 janvier 2024.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'arrêt était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que la décision portant refus d'octroi d'un délai de départ volontaire, motivée par le risque de soustraction de M. B à l'obligation de quitter le territoire français, trouve son fondement légal dans les dispositions du 2° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée du séjour des étrangers et du droit d'asile qui peuvent être substituées à celles du 4° de l'article L. 612-3 de ce code dès lors, en premier lieu, qu'il ressort des pièces du dossier que M. B, entré en France le 7 octobre 2021 sous couvert d'un visa de type C valable quatre-vingt-dix jours, s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français à l'expiration de son visa. En deuxième lieu, cette substitution de base légale n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et, en troisième lieu, l'administration dispose du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces deux dispositions.
Par un mémoire enregistré le 8 janvier 2024 et non communiqué, M. B se désiste de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendues au cours de l'audience publique du 8 janvier 2024 à 11 heures :
- le rapport de Mme Nathalie Sadat, conseillère ;
- les observations de Me Lelièvre, représentant M. B qui déclare se désister de sa requête ;
- les observations du représentant de la préfecture de la Haute-Corse qui déclare abroger partiellement l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français en lui accordant un délai de départ volontaire de 30 jours et en abrogeant l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent par ordonnance : 1°) Donner acte des désistements () ".
2. M. B déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D É C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de la Haute-Corse.
Fait à Bastia le 8 janvier 2024.
La magistrate désignée,
Signé
N. SADAT
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. ALFONSI
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