vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2400519 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 26 avril 2024 et le 7 mai 2024, M. A B, représenté par Me Carrega, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté n° 24 2A 20013 du 27 mars 2024 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud a refusé de renouveler sa carte de résident, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Corse-du-Sud de renouveler sa carte de résident ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire est dépourvue de base légale dès lors qu'aucune décision relative au retrait ou au refus de sa carte de résident ne lui a été notifiée ;
- la décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision relative à son titre de séjour car elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que le retrait d'un titre de séjour est subordonné au respect du principe du contradictoire, en tout état de cause la décision relative au refus de renouveler son titre de séjour est illégale en ce qu'il a été fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 432-3 de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que son comportement ne constitue pas une menace grave pour l'ordre public ;
- cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce qu'elle porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale.
En ce qui concerne le refus de lui octroyer un délai de départ volontaire :
- le préfet a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- cette décision porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans :
- cette décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
- cette décision est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle porte atteinte à sa liberté de circulation ;
- cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ce que le préfet n'a pas pris en compte les circonstances humanitaires de l'espèce dès lors que sa présence aux côtés de sa famille est indispensable ;
- cette décision viole les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en ce qu'elle porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale.
Par un mémoire en défense enregistré le 17 mai 2024, le préfet de la Corse-du-Sud conclut au rejet de la requête. Le préfet soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Nathalie Sadat, conseillère ;
- et les observations de Me Carrega, avocate de M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant marocain né le 18 décembre 1978, est entré régulièrement sur le territoire en 2010. Titulaire d'une carte de résident délivrée en octobre 2013, il en a sollicité le renouvellement le 3 novembre 2023. Par un arrêté du 27 mars 2024, dont il sollicite l'annulation, le préfet de la Corse-du-Sud a refusé de renouveler sa carte de résident, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il serait susceptible d'être reconduit et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français de cinq ans.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, l'arrêté indique les considérations de droit et de fait sur lesquels il se fonde. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté comme manquant en fait.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le renouvellement de la carte de résident peut être refusé à tout étranger lorsque : 1° Sa présence constitue une menace grave pour l'ordre public () ". Aux termes de l'article L. 611-1 du même code : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour () qui lui avait été délivré () ". Aux termes de l'article R.* 432-1 du même code : " Le silence gardé par l'autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Aux termes de l'article R. 432-2 du même code : " La décision implicite de rejet mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois () ". Enfin, aux termes de l'article R. 431-12 du même code : " L'étranger admis à souscrire une demande () de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise () ".
4. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour permet à son bénéficiaire de se maintenir régulièrement sur le territoire français jusqu'à ce que l'autorité administrative ait statué sur sa demande. A ce titre, le rejet d'une telle demande, le cas échéant de manière implicite, emporte nécessairement abrogation du récépissé et met fin au droit au séjour de l'intéressé. Par ailleurs, l'autorité administrative peut prononcer une obligation de quitter le territoire français lorsque le silence gardé pendant quatre mois sur une demande de délivrance ou de renouvellement d'un titre de séjour a fait naître une décision implicite de rejet, sans qu'il lui soit impératif d'opposer au préalable un refus explicite de titre de séjour. Il suit de là que le moyen tiré de ce qu'aucune décision de retrait de son titre de séjour n'a été notifiée au requérant ou que cette décision aurait dû être précédée du respect d'une procédure contradictoire doivent être écartés.
5. En troisième lieu, M. B soutient que l'obligation de quitter le territoire français devrait être annulée en raison des illégalités dont serait entachée la décision par laquelle le préfet de la Corse-du-Sud a refusé de renouveler sa carte de résident. Il ressort des pièces du dossier ainsi qu'il a été dit, qu'une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration sur la demande de renouvellement de son titre de séjour. Pour refuser de faire droit à cette demande, le préfet de la Corse-du-Sud a considéré que le comportement de M. B constitue une menace grave pour l'ordre public. Afin de caractériser l'intensité de cette menace, le préfet a pris en compte plusieurs éléments, sa condamnation par le tribunal correctionnel d'Ajaccio le 4 octobre 2022 à une peine de dix mois d'emprisonnement dont six mois avec sursis probatoire durant dix-huit mois pour violence suivie d'incapacité supérieure à huit jours en présence d'un mineur par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, la circonstance que l'intéressé a fait l'objet de plusieurs autres procédures judiciaires au cours des années 2015 à 2022 : le 22 juin 2015, pour violence sans incapacité sur un mineur de 15 ans par un ascendant ou une personne ayant autorité sur la victime et le 27 septembre 2022 pour violence suivie d'incapacité supérieure à huit jours. Le requérant soutient que son comportement ne constitue pas une menace grave pour l'ordre public et produit des attestations au soutien de ses écritures : l'une, datée du 23 avril 2024 établie par la directrice pénitentiaire d'insertion et de probation de la Corse-du-Sud qui le suit depuis sa condamnation le 4 octobre 2022, se borne à indiquer que l'intéressé respecte toutes les obligations judiciaires à sa charge ; plusieurs autres ont été établies par le psychothérapeute qui l'a suivi dans le cadre de séances mensuelles entre le mois de février 2023 et le mois d'avril 2024. Toutefois, ce professionnel se borne à indiquer qu'il a reçu M. B en séance. Le requérant produit également plusieurs attestations émanant de son employeur et de plusieurs habitants et habitantes du village où il réside. Enfin, il produit des attestations non datées de son épouse et de deux de ses fils qui entendent revenir sur les déclarations faites dans le cadre des procédures judiciaires pour violences familiales. Toutefois, eu égard aux motifs de la décision attaquée qui a relevé que les violences conjugales sont habituelles au sein du couple, y compris en présence des enfants et que l'intéressé a commis des violences sur un enfant de moins de quinze ans, en dépit des attestations produites dont la force probante est limitée, le requérant n'est pas fondé à soutenir, compte tenu des risques importants de récidive soulignés par le préfet dans son mémoire en défense, que le préfet aurait fait une inexacte application des dispositions précitées. Par suite, ce moyen doit être écarté.
6. En quatrième et dernier lieu, eu égard au motif sur lequel se fonde le refus de renouveler sa carte de résident, notamment le risque élevé de récidive concernant les violences familiales, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale.
En ce qui concerne le refus d'octroyer un délai de départ volontaire :
7. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public () ".
8. Eu égard au motif sur lequel le préfet s'est fondé pour refuser de renouveler sa carte de résident, le moyen tiré de ce que le préfet a fait une inexacte application des dispositions précitées doit être écarté.
9. Enfin, le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de l'intéressé doit être écarté pour le même motif que celui retenu au point 6.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans :
10. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit aux points précédents, le requérant ne peut utilement soutenir que la décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français et qu'elle porte atteinte à sa liberté de circulation. Ces moyens doivent être écartés.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
12. La circonstance que l'épouse du requérant soit atteinte d'une maladie chronique ne constitue pas, dans les circonstances de l'espèce, une circonstance humanitaire au sens des dispositions précitées.
13. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
14. M. B fait valoir que la durée d'interdiction du territoire français, qui est de cinq ans, est excessive eu égard aux circonstances que son épouse, titulaire d'une carte de résident et leurs trois enfants, dont deux mineurs à la date de la décision attaquée, résident en France, au fait que son épouse est atteinte d'une maladie soignée par un traitement qui lui est dispensé à Toulon ce qui nécessite qu'il l'accompagne pour accomplir ce suivi médical. Il ressort en outre des pièces du dossier que le requérant réside régulièrement en France depuis 2010 et qu'il y travaille. Dans ces conditions, il est fondé à soutenir qu'en fixant la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français à cinq ans, le préfet de la Corse-du-Sud a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales. Il suit de là que le moyen doit être accueilli.
15. Il résulte de ce qui précède que M. B est seulement fondé à soutenir que la durée de son interdiction de retour sur le territoire français est disproportionnée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
16. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ".
17. En raison du motif qui la fonde, l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français implique nécessairement, que le préfet de la Corse-du-Sud se prononce de nouveau sur la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au préfet de la Corse-du-Sud de le faire dans le délai d'un mois suivant la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'accueillir les conclusions du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La décision portant interdiction de retour sur le territoire français durant cinq ans est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Corse-du-Sud de se prononcer sur la durée d'interdiction de retour sur le territoire français dans le délai d'un mois suivant la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Corse-du-Sud.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 20 juin 2024, où siégeaient :
- M. Pierre Monnier, président ;
- Mme Pauline Muller, conseillère ;
- Mme Nathalie Sadat, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2024.
La rapporteure,
Signé
N. SADATLe président,
Signé
P. MONNIER
La greffière,
Signé
R. ALFONSI
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
R. ALFONSI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026