mercredi 28 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2400533 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 avril 2024, Mme B A, représentée par Me Giansily, demande au tribunal :
1°) d'annuler la " correspondance " du 10 novembre 2023 par laquelle le préfet de la Haute-Corse lui a fait savoir que son permis de construire, accordé le 17 octobre 2023, par le maire d'Aléria, serait " caduc " ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2024, le préfet de la Haute-Corse conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). ".
2. Si Mme A demande au tribunal de prononcer l'annulation de la " lettre d'observation ", en date du 10 novembre 2023, par laquelle le préfet de la Haute-Corse lui a rappelé qu'en application des dispositions de l'article L. 432-2 du code de l'urbanisme, son permis de construire était devenu caduc, il est constant qu'un tel courrier ne saurait lui faire grief, dès lors qu'il se borne à faire état de la législation en vigueur et notamment des règles applicables du code de l'urbanisme sans même solliciter le retrait ou la réformation du permis de construire en cause, à la municipalité concernée. Par suite, la correspondance contestée ne constituant pas une décision faisant grief à Mme A, celle-ci ne saurait en demander l'annulation au tribunal.
3. Par suite, la requête de Mme A est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au préfet de la Haute-Corse.
Copie en sera adressée à la Commune d'Aléria.
Fait à Bastia, le 28 août 2024.
La présidente du tribunal,
Signé
A. Baux
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière
Signé
H. Nicaise
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