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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2400620

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2400620

lundi 16 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2400620
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS MARIAGGI ET FAZAI-CODACCIONI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Madame A, qui contestait un courrier de la commune d'Ajaccio modifiant temporairement son affectation et ses missions. Le juge a estimé que cet acte constituait une mesure d'ordre intérieur, ne portant atteinte ni aux prérogatives statutaires de l'agent, ni à sa situation pécuniaire ou à ses perspectives de carrière. En conséquence, un tel acte ne peut faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 mai 2024, Madame B A, représentée par Me Fazai-Codaccioni, demande au tribunal :

1°) d'annuler le courrier en date du 15 avril 2024 par lequel la directrice des ressources humaines de la commune d'Ajaccio l'a notamment informée de son changement d'affectation ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (). ".

2. Par le courrier attaqué en date du 15 avril 2024, la directrice des ressources humaines de la commune d'Ajaccio a averti Mme A qu'elle serait affectée, le temps de l'enquête administrative, dans un autre bâtiment de la Ville, que des missions en lien avec le secteur de la petite enfance lui seront confiées et que durant cette affectation temporaire, sa rémunération serait maintenue. S'il ressort des termes de l'acte contesté que les tâches de l'intéressée pourraient être temporairement modifiées ainsi que son lieu d'affectation, l'intéressée demeurant toutefois dans les bâtiments de la Ville, il est constant que cet acte qui fait état du maintien de la rémunération de la requérante et de ce qu'elle se verra confier des missions relevant du secteur de la petite enfance, ne porte atteinte ni aux prérogatives qu'elle tient de son statut, ni à sa situation pécuniaire. Dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que l'acte en litige pourrait davantage affecter les perspectives de carrière de la requérante, il apparait que ledit acte présente le caractère d'une mesure d'ordre intérieur qui ne peut en conséquence faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, la requête de Mme A dirigée contre cet acte, n'est pas régularisable et est entachée d'une irrecevabilité manifeste. Elle doit dès lors être rejetée.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune d'Ajaccio.

Fait à Bastia, le 16 septembre 2024.

La présidente du tribunal,

Signé

A. Baux

La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière

Signé

H. Nicaise

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