lundi 22 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2400628 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 mai 2024, M. A Aumaitre doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler son compte rendu d'entretien professionnel (CREP) au titre de l'année
2023 ;
2°) d'enjoindre à la directrice de greffe du tribunal judiciaire d'Ajaccio de procéder à la rédaction d'un nouveau CREP pour l'année 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.".
2. Si M. Aumaitre greffier des services judiciaires affecté au tribunal judiciaire d'Ajaccio depuis le mois de mars 2023 qui sollicite l'annulation de son compte rendu d'entretien professionnel (CREP) au titre de l'année 2023, soutient en premier lieu que celui-ci ne lui a pas été communiqué, avant la date de son entretien, accompagné d'un descriptif des fonctions exercées et que sa fiche de poste ayant été communiquée à l'agent uniquement après la tenue de l'entretien, toutefois, non seulement la décision attaquée qui doit rendre compte d'un entretien ne peut, en tout état de cause, être communiquée à l'agent avant l'entretien qu'il aura avec son supérieur hiérarchique mais en outre, aucune disposition législative ou règlementaire n'impose, s'agissant des fonctionnaires de l'Etat, que la fiche de poste de l'agent lui soit communiquée préalablement à l'entretien.
3. Si par ailleurs, le requérant soutient en deuxième lieu que la décision en litige serait entachée d'un " vice de procédure " en l'absence de signature manuscrite de son auteur ou d'un fac-similé de ladite signature, l'intéressé ne verse au débat que la version originale dudit compte-rendu et non celle issue des différents entretiens soumise aux visas de l'intéressé et de son supérieur hiérarchique. Par suite, ce moyen est inopérant.
4. Si enfin, et en dernier lieu, M. Aumaitre fait état de ce que son compte-rendu d'évaluation comporterait de nombreuses inexactitudes matérielles ne reflétant pas sa valeur professionnelle, les observations portées n'étant pas motivées, ses notes étant pour certaines anormalement basses, il n'assortit ces allégations d'aucune précision permettant d'en apprécier le bien-fondé, l'ensemble des observations portées n'ayant pas à être motivées.
5. Par suite, la requête de M. Aumaitre est manifestement irrecevable et doit dès lors être rejetée en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. Aumaitre est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A Aumaitre.
Fait à Bastia, le 22 juillet 2024.
La présidente du tribunal,
Signé
A. Baux
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne et à tous commissaires à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. Alfonsi
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026