mardi 18 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2400665 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | NESA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés le 30 mai 2024 et le 13 juin 2024, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A, représenté par Me Casalta, demande au juge des référés :
1°) sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 29 novembre 2023 par lequel le maire d'Ajaccio a délivré à la SAS Kallyste un permis de construire une résidence de tourisme de trente logements, sous le régime de la copropriété, et d'un parking en rez-de-chaussée et en sous-sol, sur un terrain cadastré section BW n° 161 et 167, ainsi que de la décision implicite de rejet née du silence gardé sur son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge solidaire de la commune d'Ajaccio et la SAS Kallyste une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il justifie d'un intérêt à agir ;
- le syndic a qualité pour agir ;
- la condition d'urgence est remplie ;
- les avis du service départemental d'incendie et de secours et de la commission consultative départementale de sécurité et d'accessibilité n'ont pas été préalablement recueillis ;
- le dossier de demande ne comprend pas les documents exigés par l'article R. 431-30 du code de l'urbanisme ;
- la notice prévue à l'article R. 431-14 du même code n'a pas été produite ;
- le permis est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme eu égard au risque d'affaissement de l'immeuble de la copropriété et des immeubles situés à proximité, en l'absence d'étude de sol et d'étude hydrogéologique ;
- il est entaché de la même erreur pour atteinte à la sécurité publique en raison des modalités d'accès au terrain ;
- le permis ne prévoit aucun dispositif pour préserver la tranquillité publique en application de l'article L. 2213-4 du code général des collectivités territoriales ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UB3 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît celles de l'article UB8 ;
- il méconnaît celles de l'article UB12 ;
- il méconnaît celles de l'article 4 du règlement du site patrimonial remarquable de la commune dès lors que le projet supprime l'échappée visuelle existante depuis l'immeuble du 2 rue du Docteur A, ainsi que l'échappée visuelle existante depuis l'immeuble du 52 cours Napoléon.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 juin 2024, la commune d'Ajaccio, représentée par la SELARL Parme Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que le versement d'une somme de 2 000 euros soit mis à la charge du syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la demande au fond n'est pas recevable en l'absence de mandat formel à cette fin donné au syndic par l'assemblée générale des copropriétaires ;
- le syndicat de copropriétaires ne justifie pas d'un intérêt à agir ;
- les moyens relatifs à la réglementation des établissements recevant du public sont inopérants dès lors que le projet n'en relève pas ;
- les autres moyens soulevés par le syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2024, la SAS Kallyste, représentée par Me Nesa, conclut au rejet de la requête et à ce que le versement d'une somme de 2 500 euros soit mis à la charge du syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la demande au fond n'est pas recevable en l'absence de mandat formel à cette fin donné au syndic par l'assemblée générale des copropriétaires ;
- les moyens soulevés par le syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A ne sont pas fondés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir présenté son rapport et entendu au cours de l'audience publique les observations de Me Casalta, représentant le syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A.
Après avoir décidé de différer la clôture de l'instruction au 14 juin 2024 à 18 heures.
Par un mémoire en réplique, enregistré le 14 juin 2024, le syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2024, la SAS Kallyste conclut aux mêmes fins que précédemment, par les mêmes moyens.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n° 2400666 tendant à l'annulation du permis de construire du 29 mars 2024 et du rejet tacite du recours gracieux par le maire d'Ajaccio.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code du patrimoine ;
- le code de l'urbanisme ;
- la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 et le décret n° 67-223 du 17 mars 1967 ;
- l'arrêté du 25 juin 1980 portant approbation des dispositions générales du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP) ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Le syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 29 novembre 2023 par lequel le maire d'Ajaccio a délivré à la SAS Kallyste un permis de construire une résidence de tourisme de trente logements, sous le régime de la copropriété, et d'un parking en rez-de-chaussée et en sous-sol, sur un terrain cadastré section BW n° 161 et 167, ainsi que de la décision implicite de rejet née du silence gardé sur son recours gracieux.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. "
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution du permis de construire du 29 novembre 2023 et du rejet tacite du recours gracieux formé à son encontre doivent être rejetées.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête du syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A doit être rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A une somme de 1 000 euros chacune au titre des frais exposés par la commune d'Ajaccio et par la SAS Kallyste et non compris dans les dépens.
ORDONNE
Article 1er : La requête du syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A est rejetée.
Article 2 : Le syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A versera à la commune d'Ajaccio et à la SAS Kallyste une somme de 1 000 euros chacune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat des copropriétaires de l'immeuble 2 rue du docteur A, à la commune d'Ajaccio et à la SAS Kallyste.
Fait à Bastia, le 18 juin 2024.
Le juge des référés,
Signé
T. VANHULLEBUS
La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
H. MANNONI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026