mercredi 14 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2400860 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par un déféré, enregistré le 22 juillet 2024, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution du permis de construire tacite né du silence gardé par le maire de Pianottoli-Caldarello sur la demande présentée par Mme A B en vue de l'édification d'une maison, d'une piscine et d'un garage, sur des parcelles cadastrées section D n°s 1592,1610 et1614, situées au lieudit Baca.
Il soutient que :
- le permis de construire méconnaît les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 121-13 de ce code ;
- le projet se situe dans des espaces naturels, sylvicoles et pastoraux délimités par le plan d'aménagement et de développement durable de Corse qui sont inconstructibles ;
- son avis conforme défavorable faisait obligation au maire de refuser le permis.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 juillet 2024, la commune de Pianottoli-Caldarello, représentée par la SCP Morelli Maurel et Associés, conclut à ce qu'il soit fait droit à la demande de suspension.
Elle soutient que :
- le projet de construction ne se situe pas en continuité d'une agglomération ou d'un village au sens des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ;
- il s'implante, par la proximité du rivage de la mer et la covisibilité avec celui-ci, dans les espaces proches du rivage.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 août 2024, Mme A B, représentée par Me Jean-Meire, conclut au rejet du déféré et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que le préfet de la Corse-du-Sud n'est pas fondé à demander la suspension de l'exécution du permis de construire tacite dès lors que le recours au fond est irrecevable pour tardiveté.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que l'ordonnance était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office, tiré de l'irrecevabilité du déféré du préfet de la Corse-du-Sud en ce que l'exécution du permis de construire tacite né du silence gardé par le maire de Pianottoli-Caldarello sur la demande présentée par Mme A B en vue de l'édification d'une maison, d'une piscine et d'un garage a déjà été suspendue par le juge des référés par une ordonnance n° 2400691 du 19 juin 2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le n°2400861 tendant à l'annulation du permis de construire tacite accordé par le maire de Pianottoli-Caldarello.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Muller, conseillère, pour statuer en qualité de juge des référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir présenté son rapport au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B a déposé le 31 mars 2022 une demande de permis de construire une maison, une piscine et un garage sur les parcelles cadastrées section D n°s 1592,1610 et 1614, situées lieudit Baca, sur le territoire de la commune de Pianottoli-Caldarello. Le maire lui a opposé un refus, par un arrêté du 23 mai 2022. Un arrêté du 4 juillet 2022 a retiré celui du 23 mai 2022. Un permis de construire tacite est né le 31 mai 2022 que le maire a retiré par un arrêté du 4 juillet 2022 qui a lui-même été rapporté, le 7 août 2022. Par un arrêté du 30 août 2022, le maire a retiré le permis tacite obtenu par Mme B le 31 mai 2022. Ce retrait du permis de construire tacite a été annulé, pour vice de procédure, par un jugement n° 2200765 du 14 mars 2024 du tribunal, passé en force de chose jugée. Le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution du permis de construire tacite né du silence gardé par le maire de Pianottoli-Caldarello sur la demande présentée par Mme A B en vue de l'édification d'une maison, d'une piscine et d'un garage sur des parcelles cadastrées section D n°s 1592, 1610 et 1614, situées au lieudit Baca.
2. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / () Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire () ".
3. Il résulte de l'instruction que l'exécution du permis de construire tacite né du silence gardé par le maire de Pianottoli-Caldarello sur la demande présentée par Mme A B en vue de l'édification d'une maison, d'une piscine et d'un garage a été suspendue par le juge des référés par une ordonnance n° 2400691 du 19 juin 2024. Il résulte de ce qui précède que, dès la date à laquelle il a été enregistré, le déféré du préfet de la Corse-du-Sud était dépourvu d'objet. Il est, par suite, irrecevable.
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Le déféré du préfet de la Corse-du-Sud est rejeté.
Article 2 : Les conclusions de Mme B présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à la commune de Pianottoli-Caldarello et à Mme A B.
Copie en sera transmise au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Fait à Bastia, le 14 août 2024.
La juge des référés,
Signé
P. MULLER
La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
H. NICAISE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026