LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2400946

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2400946

jeudi 22 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2400946
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS FIDAL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bastia a été saisi par le préfet de la Corse-du-Sud d’une demande de suspension de la décision tacite de non-opposition à une déclaration préalable délivrée à M. B pour la construction d’un espace de bien-être à Calcatoggio, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales. Le préfet invoquait une méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l’urbanisme. Le tribunal a rejeté les fins de non-recevoir soulevées par les consorts B, rappelant que le délai de recours du préfet court à nouveau à compter de la transmission de la décision rétablie après annulation de son retrait. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le juge a statué sur la recevabilité et les conditions de la suspension.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré, enregistré le 2 août 2024, le préfet de la Corse-du-Sud doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution du certificat de déclaration préalable tacite délivré par le maire de Calcatoggio à M. D B pour la construction d'un espace de bien-être sur la parcelle cadastrée section D n° 709, situées au lieudit " Tour d'Ancone ".

Le préfet soutient que l'arrêté méconnaît les articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 août 2024, Mme C B, Mme E B et Mme A B F, représentées par Me Gey, concluent au rejet de la requête et à la condamnation de l'Etat à leur verser la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elles soutiennent que :

- le déféré suspension est tardif ;

- le déféré au fond du préfet est irrecevable faute de décision faisant grief et tardiveté ;

- le préfet ne justifie pas de l'urgence à suspendre ;

- les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 121-8 et L. 121-16 du code de l'urbanisme ne sont pas fondés.

Vu :

- la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Pierre Monnier, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés présentées sur le fondement du livre V du code de justice administrative ;

- le déféré, enregistré sous le n° 2400947 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud demande l'annulation de l'arrêté dont la suspension est demandée ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 19 août 2024 à 14 heures.

Au cours de l'audience publique du 19 août 2024 tenue en présence de Mme Nicaise, greffière d'audience, M. Pierre Monnier a lu son rapport et entendu les observations de Me Gey, avocate des consorts B qui déclare que M. D B étant décédé le 17 juillet 2024, sa femme et ses deux filles se substituent à lui.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. D B a déposé le 8 novembre 2021 en mairie de Calcatoggio une déclaration préalable, enregistrée sous le n° 02A 048 21 A0017, en vue de créer un espace de bien-être sur la parcelle cadastrée section D n° 709, située au lieudit " Tour d'Ancone ". Par un arrêté en date du 20 décembre 2021, le maire de cette commune s'est opposé à sa déclaration. Cet arrêté a été annulé par un jugement du 14 mars 2024, au motif, notamment, qu'il procédait au retrait du permis tacite dont était titulaire M. B sans être précédé d'une procédure contradictoire préalable. En exécution de ce jugement, le maire de Calcatoggio a délivré le 3 mai 2024 un certificat d'urbanisme attestant qu'il ne s'était pas opposé à la déclaration préalable n° 02A 048 21 A0017 de M. B. Le préfet de la Corse-du-Sud doit être regardé comme demandant au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de la décision tacite de non-opposition à la déclaration de M. B née, en application du a) de l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme, le 8 décembre 2021.

2. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / () / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué () ".

Sur les moyens de défense opposés par les consorts B et sans qu'il soit besoin d'examiner la recevabilité de leur mémoire en défense ;

3. Lorsqu'une décision créatrice de droits a été rétablie à la suite de l'annulation juridictionnelle de son retrait, le délai de recours contentieux court à nouveau à l'égard des tiers à compter de la date à laquelle la décision créatrice de droits ainsi rétablie fait à nouveau l'objet des formalités de publicité qui lui étaient applicables ou, si de telles formalités ne sont pas exigées, à compter de la date de notification du jugement d'annulation. Lorsque la décision créatrice de droits remise en vigueur du fait de l'annulation de son retrait par le juge a pour auteur l'une des autorités mentionnées à l'article L. 2131-2 du code général des collectivités territoriales, il appartient à cette autorité de transmettre cette décision au représentant de l'Etat dans le département dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement d'annulation. Le préfet dispose alors de la possibilité de déférer au tribunal administratif la décision ainsi remise en vigueur du fait de cette annulation s'il l'estime contraire à la légalité, dans les conditions prévues à l'article L. 2131-6 du même code.

4. D'abord, en demandant la " suspension du certificat de déclaration préalable tacite n° 02A 048 21 A0017 délivré à M. D B par le maire de Calcatoggio le 3 mai 2024 ", il résulte de ce qui a été dit au point 1 que le préfet de la Corse-du-Sud doit être regardé comme demandant la suspension de l'exécution de la décision tacite de non-opposition à la déclaration de M. B née le 8 décembre 2021. Ainsi qu'il vient d'être dit à la fin du point 3, le préfet dispose de la possibilité de déférer au tribunal administratif cette décision tacite remise en vigueur du fait de l'annulation prononcée par le jugement du 14 mars 2024.

5. Ensuite, il résulte de l'instruction que le certificat de non-opposition du 3 mai 2024 du maire de Calcatoggio a été transmis le même jour par ce dernier au préfet de la Corse-du-Sud. Le recours gracieux que le préfet a adressé le 15 juin 2024 a interrompu le délai de deux mois. Par suite, les consorts B ne sont pas fondés à soutenir que le déféré, enregistré au greffe le 2 août 2024, demandant l'annulation du certificat tacite d'urbanisme né le 8 décembre 2021, aurait été déposé après l'expiration du délai de deux mois dont dispose le préfet.

6. Enfin, les consorts B ne sauraient utilement se prévaloir de l'absence d'urgence dès lors que la demande de suspension prévue à l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales n'est pas soumise à une telle condition.

Sur les moyens du préfet de la Corse-du-Sud :

7. En l'état de l'instruction, le moyen tiré de ce que la décision tacite attaquée méconnaît les dispositions des articles L. 121-16 du code de l'urbanisme est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. En revanche, pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme n'est pas de nature à faire naître un tel doute. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision tacite de non-opposition du 8 décembre 2021.

Sur les frais liés au litige :

8. Les consorts B succombant à l'instance, leurs conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne sauraient en tout état de cause être accueillies.

O R D O N N E :

Article 1er : L'exécution de la décision tacite de non-opposition du 8 décembre 2021 est suspendue.

Article 2 : Les conclusions des consorts B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de la Corse-du-Sud, à la commune de Calcatoggio et à M. D B, Mme C B, Mme E B et Mme A B F.

Copie en sera transmise au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Fait à Bastia, le 22 août 2024.

Le juge des référés,

Signé

P. MONNIER

La République mande et ordonne au préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Signé

B. LELIEVRE

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions