mercredi 28 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2400954 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 août 2024, Mme A D demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article R.532-1 du code de justice administrative, d'ordonner une expertise confiée à un médecin psychiatre expert exerçant sur le continent, pour analyser les deux rapports établis, dans le cadre d'une instance devant le juge des affaires familiales, par le Dr C B aux fins de déterminer :
* si le rapport rédigé en premier lieu reflète bien l'expression du même auteur au regard des ajouts et modifications du rapport établi en second lieu ;
* si le Dr B s'est autorisé de son propre chef à déposer un nouveau rapport dit " complémentaire " sans une nouvelle ordonnance du juge et en s'abstenant de le lui communiquer ;
* la valeur juridique de ce second rapport.
Elle soutient :
- qu'elle a saisi le conseil départemental de l'ordre des médecins en vue d'engager des poursuites à l'encontre du Dr B ; que le conseil départemental de l'ordre a refusé, par décision du 30 octobre 2023, de faire droit à sa demande ; qu'elle a formé un recours devant le tribunal contre cette dernière décision ;
- que, ce faisant, le conseil départemental de l'ordre des médecins a refusé de reconnaître les fautes et manquements déontologiques, pourtant parfaitement établis, commis par le Dr B, qui a :
* méconnu les dispositions de l'article 228 du code de procédure civile qui lui font obligation de ne remettre qu'un seul rapport, de sorte que le second rapport établi sans nouvelle demande de l'autorité judiciaire doit être réputé inexistant ; en outre, et contrairement à ces mêmes dispositions, il ne lui a pas adressé ce second rapport, dont elle n'a pu avoir connaissance que grâce à son avocate qui en a obtenu communication à l'issue d'une audience du 25 janvier 2021.
* méconnu les dispositions de l'article R.4127-76 du code de la santé publique, dès lors que les rapports en question ne sont pas datés ;
* méconnu les dispositions de l'article R.4127-28 du code de la santé publique qui interdisent aux praticiens de s'immiscer dans les affaires familiales ou la vie privée de ses patients ;
* méconnu les dispositions de l'article R.4127-51 du code de la santé publique qui interdisent aux praticiens d'établir des certificats tendancieux ou de complaisance.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code de déontologie médicale ;
- le code de procédure civile ;
- le code de justice administrative ;
Par une décision du 26 août 2024, la présidente du tribunal administratif de Bastia a désigné M. Alfonsi, président honoraire, pour exercer les fonctions de juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". La prescription d'une mesure d'expertise en application de ces dispositions est subordonnée au caractère utile de cette mesure.
2. Pour demander la désignation d'un médecin expert chargé d'apprécier les éventuelles fautes commises par le Dr B, désigné comme expert dans le cadre d'une instance judiciaire, en vue de contester la décision par laquelle le conseil départemental de l'ordre des médecins de Haute-Corse a refusé d'engager des poursuites disciplinaires à l'encontre de ce praticien, Mme D soutient que Dr B s'est rendu coupable de plusieurs manquements aux règles de sa profession qui justifiaient son renvoi devant la section disciplinaire de l'ordre.
3. La mesure d'expertise sollicitée porte sur des questions de droit ou de fait qu'il appartient au seul tribunal de résoudre dans le cadre du litige opposant Mme D au conseil départemental de l'ordre des médecins de Haute-Corse. De telles questions ne pouvant être soumises à l'appréciation d'un médecin expert, la demande de Mme D, qui ne présente donc pas le caractère d'utilité requis par les dispositions rappelées ci-dessus de l'article R.532-1 du code de justice administrative, doit être rejetée.
ORDONNE
Article 1er : La requête de Mme D est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A D.
Fait à Bastia, le 28 août 2024.
Le juge des référés,
Signé
J. F - ALFONSI
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Signé
H. Nicaise
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026