jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2401012 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | BAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 22 août et 11 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Lanzarone, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur leur légalité, la suspension de l'arrêté en date du 2 mai 2024 par lequel le maire de Muro a rejeté sa demande de permis modificatif, enregistrée sous le n° PC 02B 173 21 B0002 M01, ensemble la décision du 25 juin 2024 par laquelle le préfet de la Corse a rejeté son recours administratif préalable à l'encontre de l'avis de l'architecte des Bâtiments de France du 25 avril 2024 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Muro de délivrer à titre provisoire le permis modificatif demandé ;
3°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Muro et de l'Etat une somme de 3 500 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le requérant soutient que :
- l'urgence est caractérisée par les conséquences financières et morales désastreuses que représenterait la caducité du permis initial en date du 23 août 2021 ;
- il existe un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté attaqué dès lors que le maire de Muro a méconnu le délai d'une semaine prévu à l'article R. 423-11 du code de l'urbanisme, que l'avis de l'architecte des Bâtiments de France n'est pas motivé, que les décisions litigieuses sont entachées d'erreur de fait et d'erreur de droit en l'absence de co-visibilité avec un monument historique et que l'avis de l'architecte des Bâtiments de France est entaché d'erreur d'appréciation dans la mesure où il ne démontre pas que son projet serait de nature à porter atteinte à la conservation ou la mise en valeur d'un monument inscrit au titre des monuments historiques.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 septembre 2024, la commune de Muro, représentée par Me Baud, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. A à lui verser la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La commune soutient que ni la condition d'urgence ni la condition de moyens propres à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées ne sont remplies.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Vu la requête n° 2401013, enregistrée le 22 août 2024, par laquelle M. A demande l'annulation des décisions dont la suspension est demandée.
La présidente du tribunal a désigné M. Pierre Monnier pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 12 septembre 2024 tenue en présence de Mme Alfonsi, greffière d'audience, M. Pierre Monnier a lu son rapport et entendu :
- Me Vasse, substituant Me Lanzarone, avocat de M. A ;
- et Me Baud, avocate de la commune de Muro.
Après avoir prononcé, à l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". Aux termes de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé d'une mesure d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
2. Par arrêté en date du 23 août 2021, le maire de Muro a fait droit à la demande de permis de construire de M. A, enregistrée sous le n° n° PC 02B 173 21 B0002, une maison individuelle. Lors d'un contrôle effectué le 12 décembre 2023, les services de la préfecture de la Haute-Corse ont constaté que les travaux effectués n'étaient pas conformes au permis de construire accordé. M. A a déposé le 23 février 2024 une demande de permis modificatif que le maire de Muro, après avoir recueilli l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, a rejetée par un arrêté en date du 2 mai 2024 au motif que le projet était de nature à porter atteinte à la conservation ou à la mise en valeur du monument historique. M. A demande la suspension, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de l'exécution de l'arrêté du 2 mai 2024 ainsi que de la décision du 25 juin 2024 par laquelle le préfet de la Haute-Corse a rejeté son recours contre l'avis de l'architecte des Bâtiments de France du 25 avril 2024.
3. Si M. A soutient que l'urgence est caractérisée par les conséquences financières et morales désastreuses que représenterait la caducité du permis initial en date du 23 août 2021, il n'apporte aucun élément à l'appui de cette affirmation alors même, d'une part, qu'il ressort de l'énoncé des faits du point 2 qu'il a fait lui-même obstacle, sans explication crédible, à la bonne exécution de son permis de construire initial en n'en respectant pas les termes et que, d'autre part, il habite dans la maison qu'il a fait construire.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner si les moyens de la requête sont propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité des décisions litigieuses.
Sur les frais liés au litige :
5. D'une part, M. A succombant à l'instance, ses conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne sauraient être accueillies. D'autre part, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner M. A à verser à la commune de Muro la somme de 1 500 euros que cette dernière demande au titre des frais qu'elles a exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera à la commune de Muro la somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au préfet de Corse et à la commune de Muro.
Fait à Bastia, le 12 septembre 2024.
Le juge des référés,
Signé
P. MONNIER
La greffière,
Signé
R. ALFONSI
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Corse, en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
R. ALFONSI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026