jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2401070 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Magistrat statuant seul |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS RIBAUT-PASQUALINI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 août 2024, M. D A, représenté par Me Ribaut-Pasqualini, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 26 mars 2024 par lequel le préfet de la Haute-Corse a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné d'office ;
2°) d'annuler l'arrêté du 2 août 2024 par lequel le préfet de la Haute-Corse l'a assigné à résidence pendant une durée de 45 jours ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Haute-Corse, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire, ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour portant autorisation de travailler, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure à défaut pour le préfet d'avoir saisi la commission du titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de droit, d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée en droit, dès lors qu'elle ne vise pas l'article L. 511-1 I du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une méconnaissance des dispositions de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il réside en France depuis vingt ans ;
- elle méconnaît son droit à mener une vie privée et familiale, garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors qu'elle emporte des conséquences excessives sur sa situation personnelle ;
- la décision portant assignation à résidence a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée.
La requête a été communiquée au préfet de la Haute-Corse qui n'a pas produit de mémoire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Castany pour statuer sur la requête.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Castany, magistrate désignée ;
- les observations de Me Vega, substituant Me Ribaut-Pasqualini, représentant M. A.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience, en application de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissant marocain né le 20 janvier 1983, M. A a déposé le 2 juin 2023 une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 26 mars 2024, le préfet de la Haute-Corse a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné d'office. Par un arrêté du 2 août 2024, le préfet de la Haute-Corse l'a assigné à résidence pendant une durée de 45 jours. M. A demande au tribunal d'annuler ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 26 mars 2024 :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
2. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. Arnaud Millemann, secrétaire général de la préfecture de la Haute-Corse, qui a reçu, en vertu de la délégation que M. B, préfet de la Haute-Corse, lui a donnée par un arrêté n° 2B-2024-02-23-00001 du 23 février 2024, publié le jour même au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Haute-Corse, délégation de signature pour signer tous les actes relevant des attributions de l'Etat dans le département de la Haute-Corse. Il résulte de cette délégation que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté du 26 mars 2024 manque en fait et doit, par suite, être écarté.
3. En deuxième lieu, M. A ne peut utilement invoquer les dispositions du I de l'article L. 511-1 qui sont abrogées depuis le 1er mai 2021 et qui sont depuis reprises à l'article L. 611-1 du même code et expressément visées dans l'arrêté attaqué. En tout état de cause, l'arrêté comporte l'énoncé suffisamment précis des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : () 4° Dans le cas prévu à l'article L. 435-1 () ". Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14 () ".
5. M. A soutient être entré sur le territoire français en novembre 2004 et justifier d'une présence continue en France depuis cette date. Toutefois, en se bornant à produire une attestation d'hébergement du 19 août 2024 par laquelle M. E indique héberger à titre gratuit M. A depuis le 4 janvier 2004 et une attestation de moralité établie le 6 avril 2024 par le maire de Pietroso, selon laquelle l'intéressé réside sur le territoire de la commune depuis plusieurs années, le requérant n'établit pas la réalité et stabilité de sa présence en France depuis plus de dix ans à la date de la décision attaquée. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Haute-Corse aurait dû, en application des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, préalablement à l'édiction de la décision en litige, saisir la commission du titre de séjour. Le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure au motif de l'absence de saisine de la commission du titre de séjour doit donc être écarté.
6. En deuxième lieu, l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France, soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée. Dès lors que l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national. Toutefois, les stipulations de cet accord n'interdisent pas au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, en fonction de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation de la situation d'un ressortissant marocain qui ne remplirait pas les conditions auxquelles est subordonnée la délivrance de plein droit d'un titre de séjour en qualité de salarié.
7. D'une part, si M. A fait valoir sa présence ininterrompue sur le territoire français depuis vingt ans à la date de la décision attaquée, il ne l'établit pas, ainsi qu'il a été exposé au point 5 du présent jugement. Par ailleurs, une longue durée de présence en France ne constitue pas en elle-même une circonstance humanitaire ou un motif exceptionnel justifiant une admission exceptionnelle au séjour. D'autre part, s'agissant de son insertion professionnelle, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait tenant au fait qu'il ne dispose pas d'un contrat de travail ou de bulletins de salaire, dès lors qu'il se prévalait seulement dans sa demande d'une promesse d'embauche de la société Isola 2A. En outre, si M. A produit une promesse d'embauche en qualité d'ouvrier agricole en contrat de travail à temps plein à durée indéterminée, ce document du 19 août 2024 est postérieur à la décision attaquée. Enfin, il ressort des termes de l'arrêté attaqué et il n'est pas contesté que M. A est célibataire, sans enfant et que ses parents et ses cinq frères et sœurs résident toujours au Maroc. Par ailleurs, l'intéressé ne se prévaut d'aucune attache d'une particulière intensité en France. Dans ces conditions, le préfet de la Haute-Corse n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en refusant de faire usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation et n'a pas méconnu les dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés à ce titre doivent être écartés, ainsi que le moyen tiré de l'erreur de fait.
8. En dernier lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'arrêté attaqué porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de M. A. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
10. Il résulte ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 26 mars 2024 portant refus de délivrance d'un titre de séjour.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, aucun des moyens invoqués à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant refus de titre de séjour n'est fondé. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, soulevé à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
12. En deuxième lieu, le requérant ne peut utilement fonder son argumentation sur les dispositions de l'article L. 511-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui sont abrogées depuis le 1er mai 2021. En tout état de cause, ainsi qu'il a été dit au point 5 du présent jugement, M. A n'établit pas qu'il réside de manière continue en France depuis vingt ans.
13. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement, le préfet de la Haute-Corse, en prenant la décision attaquée, n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit, pour les mêmes motifs, être écarté.
14. Il résulte ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 26 mars 2024 portant obligation de quitter le territoire français.
Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 2 août 2024 :
15. En premier lieu, le préfet de la Haute-Corse a, par l'article 5 de son arrêté n° 2B 2024-02-08-00001 du 8 février 2024, publié au recueil des actes administratifs spécial n° 2B-2024-02-005 du même jour, donné délégation à M. C, notamment à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement du secrétaire général ou du directeur de cabinet du préfet de la Haute-Corse, du lundi au vendredi, sauf jours fériés, toutes décisions, arrêtés et mesures d'éloignement, concernant les étrangers séjournant irrégulièrement sur le territoire français prises en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de M. C, signataire de l'arrêté attaqué, pris le vendredi 2 août 2024, manque en fait et doit être écarté.
16. En second lieu, l'arrêté attaqué vise les textes dont il a fait application, notamment l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et fait référence à l'arrêté à l'arrêté du 26 mars 2024 portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français. Il indique que M. A ne s'est pas conformé à cette décision et que s'il ne peut quitter immédiatement le territoire français, son éloignement demeure une perspective raisonnable puisqu'il détient un passeport en cours de validité. Dans ces conditions, l'arrêté attaqué est suffisamment motivé. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
17. Il résulte ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 2 août 2024 portant assignation à résidence.
18. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des arrêtés des 26 mars et 2 août 2024. Ses conclusions à fin d'annulation doivent dès lors être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet de la Haute-Corse.
Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 septembre 2024.
La magistrate désignée,
Signé
C. CASTANY
La greffière,
Signé
R. ALFONSI
La République mande et ordonne au préfet de la Haute- Corse en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. ALFONSI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026