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AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2401113

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2401113

lundi 23 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2401113
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationRéconduite à la frontière

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Solinski, demande au tribunal :

1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté n° 24 2A 0098 du 3 septembre 2024 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de circulation sur le territoire français pendant une durée de six mois et l'a informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour ;

3°) d'annuler l'arrêté du 3 septembre 2024 par lequel le préfet de la Corse-du-Sud l'a assigné à résidence dans le département de la Corse-du-Sud pendant une durée de quarante-cinq jours ;

4°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de la Corse-du-Sud de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois, à titre subsidiaire de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours, sous astreinte de cent euros par jour de retard, à compter de la notification du jugement à intervenir ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai avec fixation du pays de destination :

- la décision est entachée d'un vice de procédure en ce qu'elle n'a pas été précédée d'une procédure contradictoire ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- il bénéficie d'un titre de séjour italien et d'une part, il a été privé de la possibilité d'être reconduit dans un pays membre de l'Union européenne plutôt que dans un pays tiers, d'autre part, il appartenait à l'administration de justifier de la demande de réadmission qu'elle aurait adressée aux autorités italiennes et le cas échéant, il lui revenait d'attendre la réponse avant de prendre sa décision ;

- il devait bénéficier d'un délai de départ volontaire ;

- cette décision porte une atteinte disproportionnée à son droit de mener une vie privée et familiale normale.

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :

- cette décision est insuffisamment motivée ;

- elle est disproportionnée dès lors qu'il n'a jamais fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et ne constitue pas une menace pour l'ordre public.

S'agissant de la décision portant assignation à résidence :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et est disproportionnée.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné Mme Nathalie Sadat, conseillère, pour statuer sur les recours en annulation et demandes de suspension d'exécution des obligations de quitter le territoire français et mesures d'éloignement.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République italienne relatif à la réadmission des personnes en situation irrégulière signé à Chambéry le 3 octobre 1997 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Sadat, magistrate désignée.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant tunisien né le 25 août 1954 à Jebeniana en Tunisie, est titulaire d'un titre de séjour italien valable jusqu'en 2033. A l'occasion d'un contrôle d'identité, il a été retenu afin de procéder à la vérification de son droit au séjour sur le territoire national. Constatant que l'intéressé se trouvait en situation irrégulière, le préfet de la Corse-du-Sud, par un arrêté du 3 septembre 2024, l'a obligé à quitter sans délai le territoire français à destination du pays dont il a la nationalité ou de tout pays dans lequel il est légalement admissible. Par un second arrêté du même jour, la même autorité a assigné l'intéressé à résidence dans le département de la Corse-du-Sud pour une durée de quarante-cinq jours. M. A demande l'annulation de ces deux arrêtés du 3 septembre 2024.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. En raison de l'urgence résultant de l'application de l'article L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, auquel renvoie l'article L 614-2 du même code, il y a lieu de faire droit à la demande de M. A tendant à son admission provisoire à l'aide juridictionnelle, sur le fondement du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 813-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si, à l'occasion d'un contrôle mentionné à l'article L. 812-2, il apparaît qu'un étranger n'est pas en mesure de justifier de son droit de circuler ou de séjourner en France, il peut être retenu aux fins de vérification de son droit de circulation ou de séjour sur le territoire français. Dans ce cadre, l'étranger peut être conduit dans un local de police ou de gendarmerie et y être retenu par un officier de police judiciaire de la police nationale ou de la gendarmerie nationale. " Aux termes de l'article L. 813-4 du même code : " Le procureur de la République est informé dès le début de la retenue et peut y mettre fin à tout moment. " Aux termes de l'article L. 813-5 de ce code : " L'étranger auquel est notifié un placement en retenue en application de l'article L. 813-1 est aussitôt informé, dans une langue qu'il comprend ou dont il est raisonnable de supposer qu'il la comprend, des motifs de son placement en retenue, de la durée maximale de la mesure () ".

4. M. A se borne à soutenir, en des termes généraux dépourvus de toute précision textuelle qu'il a été interpellé par les services de police au sein du foyer où il réside à Ajaccio. S'il a entendu se prévaloir des dispositions citées au point précédent, les mesures de contrôle et de retenue prévues par ces dispositions sont uniquement destinées à la vérification du droit de séjour et de circulation de l'étranger qui en fait l'objet et sont placées sous le contrôle du procureur de la République. Elles sont distinctes des mesures par lesquelles le préfet fait obligation à l'étranger de quitter le territoire français ou décide son placement en rétention administrative. Dès lors, il n'appartient pas au juge administratif de se prononcer sur la régularité des conditions du contrôle qui a, le cas échéant, précédé l'intervention de mesures d'éloignement d'un étranger en situation irrégulière. Par suite, les conditions dans lesquelles M. A a été contrôlé en application des dispositions citées au point précédent sont sans influence sur la légalité de la décision attaquée.

5. En deuxième lieu et en tout état de cause, il ressort des procès-verbaux d'audition que M. A a été auditionné par les services de police le 3 septembre 2024. Dès lors, ce moyen est dénué de fondement. Il doit être écarté.

6. En troisième lieu, l'arrêté comporte l'ensemble des considérations de fait et de droit qui en constitue le fondement, notamment, en précisant, d'une part, la nationalité tunisienne de M. A et, d'autre part, que les autorités italiennes n'étaient pas tenues de le réadmettre en application de l'accord signé à Chambéry le 3 octobre 1997. Par suite, le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ; () ". Aux termes de l'article L. 621-1 de ce code : " Par dérogation au refus d'entrée à la frontière prévu à l'article L. 332-1, à la décision portant obligation de quitter le territoire français prévue à l'article L. 611-1 et à la mise en œuvre des décisions prises par un autre État prévue à l'article L. 615-1, l'étranger peut être remis, en application des conventions internationales ou du droit de l'Union européenne, aux autorités compétentes d'un autre État, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas prévus aux articles L. 621-2 à L. 621-7. / L'étranger est informé de cette remise par décision écrite et motivée prise par une autorité administrative définie par décret en Conseil d'État. Il est mis en mesure de présenter des observations et d'avertir ou de faire avertir son consulat, un conseil ou toute personne de son choix. " Aux termes de l'article L. 621-2 du même code : " Peut faire l'objet d'une décision de remise aux autorités compétentes d'un Etat membre de l'Union européenne, de la République d'Islande, de la Principauté du Liechtenstein, du Royaume de Norvège ou de la Confédération suisse l'étranger qui, admis à entrer ou à séjourner sur le territoire de cet Etat, a pénétré ou séjourné en France sans se conformer aux dispositions des articles L. 311-1, L. 311-2 et L. 411-1, en application des dispositions des conventions internationales conclues à cet effet avec cet État, en vigueur au 13 janvier 2009. " Aux termes de son article L. 621-4 : " Peut faire l'objet d'une décision de remise aux autorités compétentes d'un Etat membre de l'Union européenne l'étranger, détenteur d'un titre de résident de longue durée - UE en cours de validité accordé par cet Etat, en séjour irrégulier sur le territoire français () ".

8. Il ressort de ces dispositions que le champ d'application des mesures obligeant un étranger à quitter le territoire français et celui des mesures de remise d'un étranger à un autre Etat membre de l'Union européenne ne sont pas exclusifs l'un de l'autre et que le législateur n'a pas donné à l'une de ces procédures un caractère prioritaire par rapport à l'autre. Il s'ensuit que, lorsque l'autorité administrative envisage une mesure d'éloignement à l'encontre d'un étranger dont la situation entre dans le champ d'application de l'article L. 621-4, elle peut légalement soit le remettre aux autorités compétentes de l'Etat membre de l'Union européenne d'où il provient, sur le fondement de cet article, soit l'obliger à quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1. Ces dispositions ne font pas non plus obstacle à ce que l'administration engage l'une de ces procédures alors qu'elle avait préalablement engagé l'autre. Toutefois, si l'étranger demande à être éloigné vers l'Etat membre de l'UE ou partie à la convention d'application de l'accord de Schengen d'où il provient, ou s'il est résident de longue durée dans un Etat membre ou titulaire d'une "carte bleue européenne" délivrée par un tel Etat, il appartient au préfet d'examiner s'il y a lieu de reconduire en priorité l'étranger vers cet Etat ou de le réadmettre dans cet Etat.

9. D'une part, M. A soutient qu'il a été privé de la possibilité d'être reconduit dans un pays membre de l'Union européenne plutôt que dans un pays tiers. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'au cours de son audition par les services de police, il a répondu qu'il souhaitait rester en France lorsque la question lui a été posée de savoir s'il avait des observations à formuler en cas de décision d'éloignement à destination du pays dont il a la nationalité ou d'un pays où il serait légalement admissible.

10. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Corse-du-Sud a estimé que les autorités italiennes n'étaient pas tenues de réadmettre M. A en application du c) de l'article 6 de l'accord signé à Chambéry le 3 octobre 1997 dès lors qu'il n'existe pas d'obligation de réadmission des ressortissants des Etats tiers qui séjournent depuis plus de six mois sur le territoire de la Partie contractante. En effet, M. A a affirmé lors de son audition, qu'il vivait en France depuis 8 ans et qu'il souhaitait rester sur le territoire français ainsi qu'il a été dit au point précédent. Le préfet a cependant sollicité un accord de réadmission auprès des autorités italiennes. Dans ces conditions, le préfet a fait une exacte application des dispositions précitées en analysant dans un second temps la situation de l'intéressé au regard des dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la circonstance qu'il se soit prononcé avant que les autorités italiennes ne se prononcent sur la demande de réadmission, qu'elles ont du reste refusée postérieurement à la décision attaquée, est sans incidence sur la légalité de sa décision. Dès lors, ce moyen n'est pas fondé. Il doit être écarté.

11. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L. 612-3 du même code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français () ".

12. M. A soutient que la décision lui refusant un délai de départ volontaire est illégale, dès lors que les services de la préfecture et les services de police connaissent sa situation, qu'il dispose d'un logement social, d'une assurance maladie et qu'il a effectué ses déclarations de revenus auprès de l'administration fiscale. Si l'intéressé soutient qu'il a déposé une plainte pour vol de ses papiers d'identité, il ressort des pièces du dossier qu'il l'a déposée le 6 octobre 2024, postérieurement à la décision portant obligation de quitter le territoire. Dès lors, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la décision dès lors que le requérant ne conteste pas qu'il n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France. Dans ces conditions, le préfet de la Corse-du-Sud pouvait légalement lui refuser un délai de départ volontaire.

13. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

14. Il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est même pas allégué, que M. A, qui ne justifie pas de sa date d'entrée sur le territoire national, y aurait installé sa vie privée et familiale alors qu'il y demeure célibataire, qu'il a déclaré que son épouse réside en Tunisie, et qu'il est père de sept enfants dont le plus âgé a 35 ans et que l'un de ses fils réside en Corse où " il a sa vie ". Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées ne peut être qu'écarté.

15. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision portant obligation de quitter sans délai le territoire français.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

16. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ".

17. Il ressort des pièces du dossier que la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois se fonde sur les dispositions citées au point précédent et que le préfet a pris en considération l'ensemble de la situation de l'intéressé. Dès lors, elle est suffisamment motivée.

18. Si le requérant soutient que la durée de six mois est disproportionnée, il ne se prévaut d'aucune circonstance humanitaire que le préfet aurait du prendre en considération. Au surplus et contrairement à ce que soulève M. A, le préfet n'a pas considéré qu'il avait fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement ou que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Dès lors, ce moyen manque en fait. Il doit être écarté.

En ce qui la décision portant assignation à résidence :

19. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; / () ".

20. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit que le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter sans délai le territoire français doit être écarté.

21. En second lieu, dès lors que l'intéressé ne pouvait quitter immédiatement le territoire français mais que son départ constituait une perspective raisonnable, le préfet a pu l'assigner à résidence sans entacher sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation. En se bornant à soutenir que la mesure est disproportionnée, le requérant n'assortit pas ce moyen de précisions suffisantes. Par suite, il doit être écarté.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de cette requête doivent être rejetées en ce comprises les conclusions à fin d'annulation, d'injonction sous astreinte et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D É C I D E :

Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Corse-du-Sud.

Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 septembre 2024

La magistrate désignée,

Signé

N. SADATLa greffière,

Signé

H. MANNONI

La République mande et ordonne au préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

H. MANNONI

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