LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2401184

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2401184

vendredi 11 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2401184
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSECHI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré et un mémoire, enregistrés les 25 septembre et 10 octobre 2024, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 12 avril 2024 par lequel le maire de la commune d'Alata ne s'est pas opposé à la déclaration préalable faite par la SARL BATI FM Construction, représentée par M. B A, autorisant une division en vue de construire sur les parcelles cadastrées C 2786-4589-4588 et 1513, sises au lieu-dit " Cardichioza ".

Il soutient que :

- l'arrêté contesté méconnaît les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ainsi que le plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC) dès lors que la parcelle devant accueillir le lot à bâtir de plus de 9 000 m2 se situe dans un espace qui s'ouvre sur de vastes parcelles naturelles dont une partie est répertoriée en espace boisé classé ; en effet, cette zone ne saurait être qualifiée d'urbanisée ; enfin, cet espace ne revêt aucun caractère stratégique ou structurant pour l'organisation et le développement de la commune d'Alata ;

- la parcelle, terrain d'assiette du projet est répertoriée en " espaces stratégiques agricoles " (ESA) du plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC) ; or, ces espaces sont inconstructibles à l'exception des constructions ou installations nécessaires aux activités agricoles, aux équipements collectifs ou aux services publics ; en l'espèce, le projet n'entre pas dans ces catégories.

Par un mémoire en défense, enregistré au greffe le 8 octobre 2024, la commune d'Alata représentée par Me Sechi, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de l'Etat le versement de la somme de 3 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Elle fait valoir que :

- l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme n'a pas été méconnu dès lors que le projet s'inscrit dans un espace urbanisé pouvant être qualifié d'agglomération ou de village au sens de la loi Littoral telle que précisée par le PADDUC ; en effet, il y existe un lieu de vie à caractère permanent ; le secteur a une fonction structurante pour la microrégion et l'armature urbaine de la communauté d'agglomération du pays ajaccien (CAPA) ; en outre, le terrain d'assiette du projet est situé dans la partie Est de la commune, où l'urbanisation s'étend le long de la route départementale RD 81, au confluent de plusieurs communes limitrophes, notamment Afa et Appietto, dont l'urbanisation s'est également organisée et structurée à travers cette route ; ainsi, d'une part, le terrain est situé en zone AU du règlement du plan local d'urbanisme et la zone est identifiée par le PADDUC comme une zone urbaine (hors bâti isolé) d'autre part, le secteur est très bien relié, puisqu'il est traversé par la départementale D 81, autour de laquelle l'urbanisation s'est construite et enfin, le secteur constitue un ensemble continu de bâti, de taille supérieure au village, ce secteur étant en pleine extension depuis plusieurs années, ne cessant de se densifier ;

- en tout état de cause, s'il ne pouvait être qualifié d'agglomération, le secteur en cause devra être qualifié de village au sens de la loi Littoral telle que précisée par le PADDUC au regard d'une part, du tissu urbain, de la densité et de la compacité du bâti, d'autre part, des indices de vie sociale et enfin, car le secteur qui est d'une taille significative, a une influence sur l'espace environnant, au confluent de plusieurs communes membres de la CAPA, étant par ailleurs desservi par la route départementale ;

- c'est à tort que le préfet soutient que l'arrêté de non-opposition serait illégal au seul motif que le terrain d'assiette serait identifié comme un ESA sur la carte annexée au PADDUC ; d'une part, le terrain d'assiette ne répond pas aux critères d'identification des ESA et, d'autre part et en tout état de cause, le PADDUC ayant donné pour la commune d'Alata l'objectif de préservation de 714 hectares d'ESA, en se bornant à soutenir que la parcelle en cause serait classée par le PADDUC au sein des espaces stratégiques agricoles, le préfet n'assortit pas son moyen des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, un tel argument étant inopérant dès lors qu'il ne permet pas de déterminer si, à l'échelle du territoire communal d'Alata, l'objectif de préservation des espaces stratégiques agricoles n'aurait pas été respecté par les auteurs du plan local d'urbanisme.

Le déféré a été communiqué à M. B A qui n'a pas produit de mémoire.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le n° 2401185 tendant à l'annulation de l'arrêté du 12 avril 2024 du maire de la commune d'Alata.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Baux a été entendu au cours de l'audience publique tenue en présence de M. Lelièvre, greffier d'audience.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 12 avril 2024 par lequel le maire de la commune d'Alata ne s'est pas opposé à la déclaration préalable faite par la SARL BATI FM Construction, représentée par M. B A, autorisant une division en vue de construire sur les parcelles cadastrées C 2786-4589-4588 et 1513, sises au lieu-dit " Cardichioza ".

2. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / () / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. () "

3. En l'état de l'instruction, le moyen tiré de ce que la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ainsi que le plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC) dès lors que la parcelle devant accueillir le lot à bâtir de plus de 9 000 m2 se situe dans un espace qui s'ouvre sur de vastes parcelles naturelles dont une partie est répertoriée en espace boisé classé est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. En revanche, pour l'application des dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, le moyen tiré de ce que la parcelle, terrain d'assiette du projet étant répertoriée en " espaces stratégiques agricoles " (ESA) du plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC), de ce que ces espaces sont inconstructibles à l'exception des constructions ou installations nécessaires aux activités agricoles, aux équipements collectifs ou aux services publics et de ce qu'ainsi, le projet n'entrant pas dans ces catégories, il est prévu en une zone inconstructible n'est pas de nature à faire naître un tel doute. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la suspension de l'exécution de cet arrêté

ORDONNE

Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 12 avril 2024 du maire de la commune d'Alata est suspendue.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à la commune d'Alata et à la SARL BATI FM Construction.

Fait à Bastia, le 11 octobre 2024.

La juge des référés,

Signé

A. Baux

La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

R. Alfonsi

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions