LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2401202

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2401202

mercredi 16 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2401202
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantFEVRIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré, enregistré le 27 septembre 2024, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution du permis de construire tacitement accordé par le maire de la commune de Grosseto-Prugna à la SCI MAP pour la construction d'une maison d'habitation, d'une surface de plancher de 149 m2 et la création d'un garage et d'une piscine sur un terrain situé lieu-dit " route du Fort ", sur la parcelle cadastrée A n° 6064.

Il soutient que :

- la décision tacite méconnaît les dispositions des articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l'urbanisme reprises dans le plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (PADDUC) dès lors que la parcelle, terrain d'assiette du projet, s'ouvre sur de vastes espaces vierges de toute construction constituant une coupure d'urbanisation au sens du PADDUC ; la zone d'implantation ne saurait être qualifiée d'urbanisée et ne revêt aucun caractère stratégique ou structurant pour l'organisation et le développement de la commune ;

- il méconnait les dispositions de l'article L. 121-13 du code de l'urbanisme dès lors que le terrain d'assiette du projet entre dans le champ de protection des espaces proches du rivage identifiés par le PADDUC et se situe dans un secteur non urbanisé ;

- il méconnait le PADDUC dès lors que la parcelle sur laquelle la construction est tacitement accordée fait partie de la cartographie des espaces naturels, sylvicoles et pastoraux qu'il consacre ;

- le secteur dans lequel se situe le projet est soumis à l'aléa feux de forêt " moyen - fort " et que le dossier de demande de permis de construire ne prévoit aucun dispositif de sécurité incendie.

Par un mémoire en défense, enregistré au greffe le 15 octobre 2024, la SCI MAP représentée par Me Février, conclut à ce qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête.

Elle fait valoir que sur demande de son bénéficiaire, le maire de la commune de Grosseto-Prugna a par un arrêté du 14 octobre 2024, retiré le permis de construire tacite, ainsi que le permet la jurisprudence s'agissant d'un acte réglementaire non créateur de droits n'étant pas devenu définitif du fait de la requête en annulation engagée à son encontre et n'ayant pas reçu de commencement d'exécution.

Le déféré a été communiqué à la commune de Grosseto-Prugna qui n'a pas produit de mémoire.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le n° 2401203 tendant à l'annulation du permis de construire tacitement accordé par le maire de la commune de Grosseto-Prugna à la SCI MAP pour la construction d'une maison d'habitation, d'une surface de plancher de 149 m2 et la création d'un garage et d'une piscine sur un terrain situé lieu-dit " route du Fort ", sur la parcelle cadastrée A n° 6064.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Baux a été entendu au cours de l'audience publique tenue en présence de M. Lelièvre, greffier d'audience.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution du permis de construire tacitement accordé par le maire de la commune de Grosseto-Prugna à M. B A pour la construction d'une maison d'habitation, d'une surface de plancher de 149 m2 et la création d'un garage et d'une piscine sur un terrain situé lieu-dit " route du Fort ", sur la parcelle cadastrée A n° 6064.

2. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / () / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. () "

3. Par un mémoire en défense, enregistré au greffe le 15 octobre 2024, la SCI MAP a informé le tribunal de ce que le maire de la commune de Grosseto-Prugna a, par un arrêté du 14 octobre 2024, procédé au retrait du permis de construire tacitement délivré qui n'avait reçu aucun commencement d'exécution. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension présentées par le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension du déféré n° 2201202 du préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à la commune de Grosseto-Prugna et à la SCI MAP.

Fait à Bastia, le 16 octobre 2024.

La juge des référés,

Signé

A. Baux

La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

R. Alfonsi

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions