vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2401550 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 4 décembre 2024, sous le n° 2401550, Mme D C et M. B A demandent au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la " décision " du 9 octobre 2024 par laquelle le président du conseil exécutif de la collectivité de Corse leur a demandé, sans délai, de procéder au déblaiement des gravats tombés sur la chaussée de la route départementale 50 et de prendre toutes mesures utiles pour mettre fin au risque d'effondrement de leur mur, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette " décision ".
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il ressort clairement des termes de la décision attaquée que la collectivité entend les poursuivre par toutes les voies de droit envisageables ; la perspective de telles poursuites et des conséquences qu'elles supposent, dont notamment l'obligation de garanties avant même qu'ils soient en mesure de se défendre ainsi que l'obligation même de se défendre, créent une situation d'urgence ;
- sont propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens tirés :
. de l'incompétence de l'auteur de l'acte,
. de ce que le mur en cause constitue un accessoire de la voie publique dont il fait partie et son entretien incombe exclusivement à son propriétaire, soit à la collectivité publique propriétaire de la voirie ; ainsi ils ne sauraient être légalement mis en demeure de déblayer les gravas répandus sur la route départementale 50.
II. Par une requête, enregistrée le 4 décembre 2024, sous le n° 2401551, Mme D C et M. B A demandent au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 4 octobre 2024 par laquelle le maire de la commune de Sartène les a mis en demeure de dégager la chaussée des matériaux qui s'y sont répandus, du fait de l'éboulement du mur de soutènement dont ils sont propriétaires, de procéder à tous travaux d'urgence afin de sécuriser ledit mur et d'éviter tout effondrement futur, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette " décision ".
Ils soutiennent que :
- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'il ressort clairement des termes de la décision attaquée que la commune de Sartène entend les poursuivre par toutes les voies de droit envisageables ; la perspective de telles poursuites et des conséquences qu'elles supposent, dont notamment l'obligation de garanties avant même qu'ils soient en mesure de se défendre ainsi que l'obligation même de se défendre, créent une situation d'urgence ;
- sont propres à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, les moyens tirés :
. de l'incompétence de l'auteur de l'acte,
. de ce que le mur en cause constitue un accessoire de la voie publique dont il fait partie et son entretien incombe exclusivement à son propriétaire, soit à la collectivité publique propriétaire de la voirie ; ainsi ils ne sauraient être légalement mis en demeure de déblayer les gravas répandus sur la route départementale 50.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- les requêtes enregistrées le 4 décembre 2024 sous les nos 2401552 et 2401553 par lesquelles Mme C et M. A demandent l'annulation des décisions attaquées.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes visées ci-dessus présentent à juger des questions connexes. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " et aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique () ". L'article L. 522-3 dudit code dispose : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Enfin, aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte contesté sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
4. Pour justifier l'urgence d'une suspension des décisions du 9 octobre 2024 par laquelle le président du conseil exécutif de la collectivité de Corse leur a demandé, sans délai, de procéder au déblaiement des gravats tombés sur la chaussée de la route départementale 50 et de prendre toutes mesures utiles pour mettre fin au risque d'effondrement de leur mur et du 4 octobre 2024 par laquelle le maire de la commune de Sartène les a mis en demeure de dégager la chaussée des matériaux qui s'y sont répandus, du fait de l'éboulement du mur de soutènement dont ils sont propriétaires, de procéder à tous travaux d'urgence afin de sécuriser ledit mur et d'éviter tout effondrement futur, Mme C et M. A se bornent à soutenir que la collectivité de Corse et la commune de Sartène entendent les poursuivre par toutes les voies de droit envisageables et que la perspective de telles poursuites et des conséquences qu'elles supposent, dont notamment l'obligation de garanties avant même qu'ils soient en mesure de se défendre ainsi que l'obligation même de se défendre, créent une situation d'urgence. Toutefois, par ces seules allégations, ils n'établissent pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à leur situation du fait des décisions contestées. Par suite, Mme C et M. A ne justifiant pas de l'urgence qui s'attacherait à la suspension des effets des décisions en litige, il y a lieu de rejeter les conclusions à fin de suspension de ces deux requêtes selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 précité du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Les requêtes nos 2401550 et 2401551 sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D C et M. B A.
Copie en sera adressée à la collectivité de Corse et à la commune de Sartène
Fait à Bastia, le 6 décembre 2024.
La juge des référés,
Signé
A. Baux
.
La République mande et ordonne au le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière,
R. Alfonsi
Nos 2401550 et 2401551
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026