LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA20-2500214

Tribunal Administratif de Bastia — Décision N° TA20-2500214

mardi 25 février 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bastia
SectionTribunal Administratif de Bastia
N° DossierTA20-2500214
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé suspension sur déféré du préfet de Corse, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 5 septembre 2024 par lequel le maire de Calcatoggio n'avait pas fait opposition à une déclaration préalable de division pour construire. Le juge a estimé que l'ensemble des moyens soulevés par le préfet, notamment l'absence d'avis conforme du préfet en l'absence de document d'urbanisme (articles L. 422-5 et L. 422-6 du code de l'urbanisme) et la méconnaissance des règles de constructibilité en espace proche du rivage et en coupure d'urbanisation (articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l'urbanisme), étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La suspension est prononcée sur le fondement de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par un déféré, enregistré le 12 février 2025, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 5 septembre 2024 par lequel le maire de la commune de Calcatoggio n'a pas fait opposition à la déclaration préalable déposée par M. A B, en vue de la division pour construire, sur un terrain situé lieu-dit " U Sulaghju ", parcelle cadastrée C 245.

Il soutient que :

- à titre liminaire, le dossier de demande de déclaration préalable est incomplet en méconnaissance de l'article R. 441-10 du code de l'urbanisme, ne comprenant pas le document obligatoire cité au point c) dudit article ; en outre, les divisions projetées n'apparaissent pas clairement dans la demande ;

- la commune ne possédant ni plan local d'urbanisme ni document d'urbanisme en tenant lieu, ni carte communale, devait solliciter l'avis du conforme du préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, ce dont elle ne justifie pas, l'avis n'étant pas joint au dossier en méconnaissance des articles L. 422-5 et L. 422-6 du code de l'urbanisme ;

- la décision attaquée méconnait les dispositions des articles L. 121-8 et L. 111-3 du code de l'urbanisme ainsi que celles de l'article L. 4424-11 du code général des collectivités territoriales ; en l'espèce, la parcelle s'ouvre sur un vaste espace vierge de toute construction constituant une " coupure d'urbanisation " ; par ailleurs, le projet s'implante dans un secteur d'habitats diffus ne constituant ni un village ni une agglomération au sens de l'article L. 121-8 du code de l'urbanisme ;

- enfin, le terrain d'assiette du projet se situe au sein des espaces stratégiques agricoles identifiés par le PADDUC par nature inconstructibles.

Le déféré a été communiqué à la commune de Calcatoggio et à M. B qui n'ont pas produit de mémoire.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête enregistrée sous le n° 2500215 tendant à l'annulation de l'arrêté du 5 septembre 2024 du maire de la commune de Calcatoggio.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Baux a été entendu au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Mannoni, greffière d'audience.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, demande au juge des référés, sur le fondement du troisième alinéa de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 5 septembre 2024 par lequel le maire de la commune de Calcatoggio n'a pas fait opposition à la déclaration préalable déposée par M. A B, en vue de la division pour construire, sur un terrain situé lieu-dit " U Sulaghju ", parcelle cadastrée C 245.

2. Aux termes de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, auquel renvoie l'article L. 554-1 du code de justice administrative : " Le représentant de l'Etat dans le département défère au tribunal administratif les actes mentionnés à l'article L. 2131-2 qu'il estime contraires à la légalité dans les deux mois suivant leur transmission. / () / Le représentant de l'Etat peut assortir son recours d'une demande de suspension. Il est fait droit à cette demande si l'un des moyens invoqués paraît, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'acte attaqué. Il est statué dans un délai d'un mois. / Jusqu'à ce que le président du tribunal administratif ou le magistrat délégué par lui ait statué, la demande de suspension en matière d'urbanisme, de marchés et de délégation de service public formulée par le représentant de l'Etat dans les dix jours à compter de la réception de l'acte entraîne la suspension de celui-ci. Au terme d'un délai d'un mois à compter de la réception, si le juge des référés n'a pas statué, l'acte redevient exécutoire. () "

3. En l'état de l'instruction, l'ensemble des moyens soulevés par le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 5 septembre 2024 du maire de la commune de Calcatoggio.

ORDONNE

Article 1er : L'exécution de l'arrêté du 5 septembre 2024 du maire de la commune de Calcatoggio est suspendue.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, à la commune de Calcatoggio et à M. A B.

Fait à Bastia, le 25 février 2025.

La juge des référés, La greffière

signé signé

A. Baux H. Mannoni

La République mande et ordonne au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

R.Saffour

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions