mardi 2 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bastia |
| Section | Tribunal Administratif de Bastia |
| N° Dossier | TA20-2501213 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | THOUY AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 août 2025, l'association L. 214, représenté par Me Thouy, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision, la suspension de l'exécution de la décision, révélée par le communiqué de presse du 31 juillet 2025, par laquelle le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud a implicitement refusé :
- de faire usage de ses pouvoirs de police prévus à l'article L 206-2 du code rural et de la pêche maritime et notamment :
. son refus d'ordonner la suspension de l'activité de l'abattoir de Porto-Vecchio et de son agrément,
. à fin de prononcer l'interdiction d'abattre des ovins, caprins et porcins au sein de cet abattoir faute de justifier d'un agrément sanitaire,
- de faire usage de ses pouvoirs de police prévus à l'article R 214-17 du code rural et de la pêche maritime et de prendre " les mesures nécessaires pour que la souffrance des animaux soit réduite au minimum " ;
2°) d'enjoindre au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud, :
- dans un délai de 72 heures à compter de la décision à intervenir, de faire usage de ses pouvoirs de police en application de l'article L 206-2 du code rural et de la pêche maritime aux fins d'édicter les mesures propres à remédier efficacement aux violations des règles de protection animale par l'exploitant de l'abattoir de Porto-Vecchio et notamment :
. la suspension de l'activité de l'abattoir et de son agrément,
. l'interdiction d'abattre des porcins, ovins et caprins faute de justifier d'un agrément sanitaire valide,
- dans un délai de 24 heures, à compter de la décision à intervenir de faire usage de ses pouvoirs de police en application de l'article R 214-17 du code rural et de la pêche maritime et de prendre " les mesures nécessaires pour que la souffrance des animaux soit réduite au minimum " au sein de l'abattoir de Porto-Vecchio ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés le 29 août 2025, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que par un arrêté n° 2025-D-153 en date du 27 août 2025, versé au débat, il a ordonné la suspension de l'activité de l'abattoir de Porto-Vecchio, à compter de sa notification, subordonnant la levée de cette suspension à de nombreuses prescriptions et qu'il n'y a dès lors plus d'urgence à statuer.
Par un mémoire, enregistré au greffe, le 1er septembre 2025, l'association L. 214 admet que la demande de suspension est désormais sans objet mais maintient ses conclusions au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 12 août 2025 sous le n° 2501214 par laquelle l'association L. 214 demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Vu l'avis du 2 septembre 2025 par lequel les parties ont été informées de la radiation de l'affaire du rôle de l'audience publique prévue le 4 septembre 2025.
Considérant ce qui suit :
1. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête.
2. Par un mémoire en défense enregistré au greffe le 29 août 2025, le préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud faisant état de ce que par un arrêté n° 2025-D-153 en date du 27 août 2025, versé au débat, il a ordonné la suspension de l'activité de l'abattoir de Porto-Vecchio, à compter de sa notification, subordonnant la levée de cette suspension à de nombreuses prescriptions, fait valoir qu'il n'y a dès lors plus d'urgence à statuer sur la requête de l'association L. 214. Par suite, et alors que l'affaire a été radiée du rôle de l'audience publique prévue le 4 septembre 2025, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction présentées par l'association L. 214.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à l'association L. 214 de la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction présentées par l'association L. 214.
Article 2 : L'Etat versera à l'association L. 214 une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association L. 214 et au ministre de l'intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de Corse, préfet de la Corse-du-Sud .
Fait à Bastia, le 2 septembre 2025.
La présidente du tribunal,
Signé
A. Baux
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière,
R. Alfonsi
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026