jeudi 8 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2003007 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP ADIDA ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 novembre 2020, Mme B A, représentée par Me Mendel, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 23 septembre 2020 par laquelle le directeur de l'Institut départemental de l'enfance et de la famille C 71) l'a placée en disponibilité d'office pour raison de santé pour une période d'un an, du 7 décembre 2018 au 6 décembre 2019 inclus ;
2°) d'enjoindre à l'IDEF 71, à titre principal, de régulariser sa situation en prenant en compte l'imputabilité de sa pathologie au service et, en conséquence, de rétablir rétroactivement sa position statutaire et son régime indemnitaire, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans les deux cas dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'IDEF 71 la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme A soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation ;
- la décision attaquée est entachée de vices de procédure, dès lors qu'elle n'a pas été invitée à consulter son dossier et à faire appel au médecin de son choix préalablement à la séance du comité médical départemental, ni à faire valoir ses observations avant l'édiction de la décision attaquée la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé ;
- il appartiendra à l'IDEF 71 de démontrer, d'une part, que le comité médical départemental a bien examiné les possibilités de reclassement et les possibilités d'adapter son poste, d'autre part, que, préalablement à l'édiction de la décision de placement en disponibilité d'office, elle a bien été invitée à produire ses observations et à demander un éventuel reclassement ;
- la décision attaquée est entachée d'incompétence négative en ce que le directeur de l'IDEF 71 s'est estimé lié par l'avis du comité médical départemental du 18 décembre 2018 ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation dès lors que, la pathologie dont elle souffre étant imputable au service, elle ne saurait être placée en disponibilité d'office pour raison de santé mais uniquement en congé maladie imputable au service ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit, dès lors qu'elle ne peut, pour la période courant du 7 décembre 2018 au 31 mai 2019, être à la fois placée en congé de maladie imputable au service et placée en disponibilité d'office pour raison de santé.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 8 janvier 2021 et 6 octobre 2022, l'Institut départemental de l'enfance et de la famille C 71), représenté par la SCP Adida et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge de la requérante au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
L'IDEF 71 soutient que :
- les moyens tirés d'un défaut de motivation, de vices de procédure et d'absence de mise en œuvre d'une procédure de reclassement sont inopérants, dès lors que l'administration était en situation de compétence liée pour replacer l'agent en conformité avec son cadre statutaire ; en tout état de cause, ces moyens ne sont pas fondés ;
- aucune disposition législative ou règlementaire n'impose la consultation de la commission de réforme précédemment à la mise en disponibilité d'office pour épuisement des droits à congé ;
- aucun des vices de procédure allégués n'est de nature à avoir eu une influence sur le sens de la décision prise ou à priver l'agent intéressé d'une garantie ;
- aucune disposition ni aucun terme employé dans l'arrêté du 23 septembre 2020 ne peut laisser penser que le directeur de l'IDEF 71 s'est senti impérativement tenu de prendre une décision conforme au sens de l'avis du comité médical ;
- son directeur n'a commis ni erreur de droit ni erreur d'appréciation, dès lors que l'absence d'imputabilité au service de sa pathologie a été validée par la cour administrative d'appel de Lyon qui a annulé le jugement par lequel le tribunal administratif de Dijon avait annulé le refus d'imputabilité au service opposé par la décision du 28 juin 2019.
Par une ordonnance du 3 octobre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 21 octobre 2022 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 relatif aux conditions d'aptitude physique et aux congés de maladie des agents de la fonction publique hospitalière ;
- le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires hospitaliers, à l'intégration et à certaines modalités de mise à disposition ;
- le décret n° 89-376 du 8 juin 1989 pris pour l'application de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière et relatif au reclassement des fonctionnaires pour raisons de santé ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Blacher,
- les conclusions de M. Puglierini, rapporteur public,
- et les observations de Me Buisson, représentant l'IDEF 71.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, entrée dans la fonction publique hospitalière le 1er septembre 1989, est titulaire du grade d'assistant socio-éducatif au sein de l'Institut départemental de l'enfance et de la famille C 71). A compter du 7 décembre 2017, elle a été placée en congé de maladie en raison de troubles anxio-dépressifs. Par courrier du 2 mai 2018, elle a demandé la reconnaissance de sa pathologie comme imputable au service. Par décision n° 2018-203 du 7 décembre 2018, le directeur de l'IDEF 71 l'a placée en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 7 décembre 2018, date d'expiration de ses droits à congé de maladie ordinaire, dans l'attente de l'avis du comité médical départemental. Par décision n° 2019-03 du 9 janvier 2019, elle a été placée en disponibilité d'office pour raison de santé pour la période du 7 décembre 2018 au 6 décembre 2019. Par décision n°2019-109 du 28 juin 2019, sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service de sa maladie a été rejetée. Par un premier jugement du 25 juin 2020, dans l'instance n° 1900767, le tribunal administratif de Dijon a annulé la décision du 9 janvier 2019 de mise en disponibilité d'office et enjoint au directeur de l'IDEF 71 de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai de trois mois. Par un second jugement du 25 juin 2020, dans l'instance n° 1902463, le tribunal a annulé la décision du 28 juin 2019 et enjoint au directeur de l'IDEF 71 de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie de la requérante et de régulariser sa situation administrative en tenant compte de cette reconnaissance. Par une décision n° 2020-168 du 23 septembre 2020, prise en exécution du jugement n° 1900767, Mme A a été à nouveau placée en disponibilité d'office pour raison de santé pour une période d'un an, du 7 décembre 2018 au 6 décembre 2019. Par une décision n° 2020-175 du même jour, prise en exécution du jugement n° 1902463, elle a bénéficié d'un congé de maladie professionnelle imputable au service pour la période du 7 décembre 2017 au 31 mai 2019. Mme A demande l'annulation de la décision du 23 septembre 2020 la plaçant en disponibilité d'office pour raison de santé du 7 décembre 2018 au 6 décembre 2019. Par ailleurs, par un arrêt du 13 juillet 2022, n° 20LY02444, la cour administrative d'appel de Lyon a annulé le jugement n° 1902463 du tribunal administratif de Dijon annulant la décision n° 2019-109 du 28 juin 2019 et rejeté la demande de reconnaissance d'imputabilité au service de sa pathologie présentée par Mme A.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article 12 bis, alors en vigueur, de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 : " I.- Le fonctionnaire est placé dans une des positions suivantes : / 1° Activité ; () 3° Disponibilité ; () ". Aux termes de l'article 41, alors en vigueur, de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. () 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaires un traitement et des soins prolongés et présente un caractère invalidant et de gravité confirmée () ". Aux termes de l'article 62, alors en vigueur, de ce texte : " La disponibilité est prononcée soit à la demande de l'intéressé, soit d'office à l'expiration des congés prévus aux 2°, 3° et 4° de l'article 41 () Un décret en Conseil d'Etat détermine les cas et conditions de mise en disponibilité, sa durée ainsi que les modalités de réintégration des fonctionnaires intéressés à l'expiration de la période de disponibilité ". Aux termes de l'article 17 du décret n° 88-386 du 19 avril 1988, dans sa version applicable au litige : " Lorsque le fonctionnaire est dans l'incapacité de reprendre son service à l'expiration de la première période de six mois consécutifs de congé de maladie, le comité médical est saisi pour avis de toute demande de prolongation de ce congé dans la limite des six mois restant à courir / Lorsqu'un fonctionnaire a obtenu pendant une période de douze mois consécutifs des congés de maladie d'une durée totale de douze mois, il ne peut, à l'expiration de sa dernière période de congé, reprendre son service qu'après l'avis favorable du comité médical. / Si l'avis du comité médical est défavorable, le fonctionnaire est soit mis en disponibilité, soit, s'il le demande, reclassé dans un autre emploi () ".
3. En premier lieu, les décisions plaçant d'office un fonctionnaire en disponibilité en raison de l'expiration de ses droits statutaires à congé de maladie ne relèvent d'aucune des catégories de décisions qui doivent être motivées en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Dès lors, le moyen tiré d'un défaut de motivation, qui est inopérant, doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aucune disposition législative ou réglementaire ni aucun principe général du droit n'imposent que les décisions plaçant d'office un fonctionnaire en disponibilité en raison de l'expiration de ses droits statutaires à congé de maladie soient précédées de la communication de son dossier. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". D'une part, il résulte de ce qui a été dit au point 3 ci-dessus que la décision attaquée n'est pas au nombre de celles qui doivent être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, de sorte que la requérante ne peut utilement faire valoir, sur ce fondement, qu'elle n'a pas été invitée à présenter des observations préalablement à l'édiction de la décision attaquée. D'autre part, ainsi qu'il a été dit, la décision attaquée n'a été prise qu'en vue de régulariser rétroactivement la position statutaire de l'intéressée à l'expiration de ses droits à congés de maladie ordinaire et n'a, dès lors, pas été prise en considération de la personne. Enfin, il ressort des pièces du dossier que, par courrier du 4 mai 2018, Mme A a été invitée à produire toutes pièces médicales utiles en vue de la réunion du comité médical départemental amené à statuer sur la prolongation de son congé de maladie ordinaire au-delà de six mois et, par courrier du 12 octobre 2018, elle a été informée de sa convocation pour rencontrer le médecin du travail dont l'avis est requis devant le comité médical chargé de statuer sur sa reprise de fonction ou l'octroi d'un congé de longue maladie à l'échéance de son congé de maladie ordinaire de douze mois consécutifs. Dans ces conditions, la requérante n'a été privée d'aucune garantie devant le comité médical départemental. Il suit de là que le moyen tiré d'un vice de procédure doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 29 du décret n° 88-976 du 13 octobre 1988, dans sa version applicable au litige : " La mise en disponibilité d'office prévue à l'expiration des droits statutaires à congés de maladie prévus au premier alinéa du 2°, au premier alinéa du 3° et au 4° de l'article 41 de la loi du 9 janvier 1986 susvisée ne peut être prononcée que s'il ne peut, dans l'immédiat, être procédé au reclassement du fonctionnaire dans les conditions prévues par la section 3 du chapitre V de cette loi () ". Aux termes de l'article 71, alors en vigueur, de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 : " Lorsque les fonctionnaires sont reconnus, par suite d'altération de leur état physique, inaptes à l'exercice de leurs fonctions, le poste de travail auquel ils sont affectés est adapté à leur état physique. Lorsque l'adaptation du poste de travail n'est pas possible, ces fonctionnaires peuvent être reclassés dans des emplois d'un autre corps, s'ils ont été déclarés en mesure de remplir les fonctions correspondantes. / Le reclassement est subordonné à la présentation d'une demande par l'intéressé ".
6. Il résulte de la combinaison de ces dispositions que l'administration ne peut prononcer le placement en disponibilité d'office d'un agent qui a été déclaré inapte à l'exercice de ses fonctions par suite de l'altération de son état physique et dont le poste de travail ne peut être adapté, que s'il ne peut être procédé au reclassement de cet agent dans un emploi d'un autre corps. Toutefois, lorsque le placement en disponibilité d'office n'intervient qu'à titre rétroactif pour régulariser la situation du fonctionnaire, l'administration ne saurait être tenue de l'inviter à présenter une demande de reclassement.
7. En l'espèce, outre qu'il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que Mme A aurait présenté une demande de reclassement, la décision du 23 septembre 2020 a prescrit le placement de la requérante en disponibilité d'office pour la période révolue du 7 décembre 2018 au 6 décembre 2019 afin de régulariser sa situation statutaire, notamment en raison de l'absence de placement de l'intéressée en congé de longue maladie et de l'épuisement au 6 décembre 2018, constaté rétroactivement, de ses droits à congé de maladie ordinaire débutés le 7 décembre 2017. Par suite, l'administration n'était pas tenue d'inviter Mme A à présenter une demande de reclassement avant de la placer en disponibilité d'office pour la période considérée.
8. En quatrième lieu, le comité médical départemental qui s'est réuni le 18 décembre 2018 a émis un avis défavorable à l'octroi à Mme A d'un congé de longue maladie et en déduit la mise en disponibilité d'office de l'intéressée. Toutefois, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune pièce du dossier, que le directeur de l'IDEF 71 se serait estimé lié par cet avis avant de prendre la décision du 23 septembre 2020.
9. En dernier lieu, en exécution du jugement du 25 juin 2020 mentionné au point 1, le directeur de l'IDEF 71, par une décision également du 23 septembre 2020, a reconnu l'imputabilité au service de la pathologie de l'intéressée pour la période du 7 décembre 2017 au 31 mai 2019. Si le jugement du 25 juin 2020, par lequel le tribunal avait annulé la décision du 28 juin 2019 et enjoint au directeur de l'IDEF 71 de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie de la requérante a finalement été annulé, le 13 juillet 2022, par la cour administrative d'appel de Lyon qui a également rejeté la demande de reconnaissance d'imputabilité au service de sa pathologie présentée par Mme A, cette circonstance est toutefois sans incidence sur la légalité de la nouvelle décision du 23 septembre 2020, qui n'a pas été contestée dans le délai de recours contentieux, qui est devenue définitive et qui demeure dans l'ordonnancement juridique y compris après cette annulation par la cour. Or ainsi que le prévoient les dispositions citées au point 2, un fonctionnaire ne peut être placé dans deux positions différentes -activité et disponibilité- pour une même période. Dans ces conditions, la requérante est fondée à soutenir que le directeur de l'IDEF 71 a commis une erreur de droit en la plaçant, pour la période du 7 décembre 2018 au 31 mai 2019, à la fois en congé de maladie imputable au service et en disponibilité d'office pour raison de santé.
10. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que Mme A est seulement fondée à demander l'annulation de la décision du 23 septembre 2020 en tant qu'elle prononce sa mise en disponibilité d'office pour raison de santé pour la période du 7 décembre 2018 au 31 mai 2019.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Le présent jugement implique que l'administration rétablisse Mme A dans ses droits pour la période pour laquelle la décision est annulée. Il y a lieu, dès lors, d'enjoindre au directeur de l'IDEF 71 de régulariser la situation statutaire de la requérante pour la période du 7 décembre 2018 au 31 mai 2019, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
12. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
13. D'une part, ces dispositions font obstacle à ce que la somme demandée par l'IDEF 71 au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de Mme A, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.
14. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'IDEF 71 le versement à Mme A d'une somme de 1 200 euros au titre de ces mêmes dispositions.
DECIDE :
Article 1er : La décision du 23 septembre 2020 est annulée en tant qu'elle place Mme A en disponibilité d'office pour raison de santé du 7 décembre 2018 au 31 mai 2019.
Article 2 : Il est enjoint au directeur de l'IDEF 71 de régulariser la situation statutaire de Mme A pour la période du 7 décembre 2018 au 31 mai 2019, dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : L'IDEF 71 versera à Mme A une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par l'IDEF 71 au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A et à l'Institut départemental de l'enfance et de la famille C 71).
Délibéré après l'audience du 12 mai 2023 à laquelle siégeaient :
- M. Boissy, président,
- M. Blacher, premier conseiller,
- Mme Desseix, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.
Le rapporteur,
S. BlacherLe président,
L. Boissy
La greffière,
E. Herique
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026