mardi 6 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2100270 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CHATON GRILLON BROCARD GIRE |
Vu la procédure suivante : I. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le numéro 2100270 les 1er février 2021 et 3 avril 2023, M. B A, désormais représenté par Me Coussy, demande au tribunal : 1°) de prononcer la décharge de la redevance d'un montant de 237,90 euros, mise à sa charge par l'association foncière de remembrement de Villemer et la commune de Villemer au titre de l'année 2020 ; 2°) de prononcer la restitution des redevances, d'un montant de 237,90 euros chacune, mises à sa charge par l'association foncière de remembrement de Villemer et la commune de Villemer au titre des années 2002 à 2019 par voie de " répétition de l'indu ", assortie des intérêts au taux légal ; 3°) de mettre à la charge de l'association foncière de remembrement de Villemer et de la commune de Villemer la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - la délibération du 26 juin 2002, fixant à 3,05 euros par hectare la redevance destinée au financement des travaux d'entretien et de renforcement des chemins ruraux, la délibération du 5 septembre 2002, par laquelle le conseil municipal de la commune de Villemer a instauré une nouvelle redevance au titre des articles L. 161-7 et L. 161-8 du code rural et L. 141-9 du code de la voirie routière et la convention du 19 octobre 2002 entre l'association foncière de remembrement et la commune sont illégales par voie de conséquence de l'illégalité de la délibération du 30 novembre 2001, annulée par le jugement du 16 décembre 2003 du tribunal administratif de Dijon ; - étant propriétaire de terrains de moins d'un hectare de superficie à la date de ce jugement, il ne pouvait être rendu redevable par la nouvelle délibération du 26 juin 2002 de contributions de montants respectifs de 237,90 et 48,80 euros ; - l'article L. 141-9 du code de la voirie routière n'est pas applicable, dès lors qu'il n'est pas un entrepreneur au sens de ces dispositions ; - pour l'essentiel, les terres qu'il exploite ne sont pas desservies par les chemins que financent ces contributions ; - en vertu de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales, MM. Durand et Conseil n'auraient pas dû participer aux délibérations précitées de l'association foncière de remembrement et du conseil municipal de la commune de Villemer. Par un mémoire en défense, enregistré le 8 avril 2021, l'association foncière de remembrement de Villemer, représentée par la société civile professionnelle Chaton, Grillon, Brocard, Gire, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient, à titre principal, que : - les conclusions dirigées contre les délibérations des 26 juin et 5 septembre 2002 sont tardives ; - l'action en répétition de l'indu est irrecevable, compte tenu de l'existence d'une voie de recours spécifique ; - les conclusions à fin de décharge au titre des années 2002 à 2019 sont tardives ; - les délibérations des 26 juin et 5 septembre 2002 constituant des décisions individuelles, le moyen, soulevé par la voie de l'exception et tiré de leur illégalité, est irrecevable ; - les conclusions dirigées contre les titres exécutoires émis au nom de la succession A D sont irrecevables, en l'absence de qualité et d'intérêt à agir de M. A ; et, à titre subsidiaire, que : - les créances que M. A prétend détenir sur l'association foncière de remembrement sont prescrites, s'agissant des années 2002 à 2016 ; - les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés. La requête a été communiquée le 24 mai 2022 à la commune nouvelle de Valravillon, qui n'a pas produit de mémoire en défense, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 17 octobre 2022 et s'est bornée à adresser au tribunal un courriel, signé du maire délégué de Villemer, et transmis par son maire, assorti d'un pictogramme " mains en prière ", mentionnant que " la commune de Valravillon n'a pas à traiter le différend entre M. E, exploitant agricole, et l'association foncière de Villemer qui est sous le statut de la loi 1901 ". La requête a été communiquée le 17 octobre 2022 au directeur départemental des finances publiques de l'Yonne, qui n'a pas produit d'observations, mais des pièces, à la demande du tribunal, enregistrées les 15 décembre 2022, 23 janvier et 24 avril 2023, qui ont été communiquées. Les parties ont été informées par une lettre du 4 avril 2023 que cette affaire était susceptible, à compter du 24 avril 2023, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative. La clôture de l'instruction a été fixée au 9 mai 2023 par ordonnance du même jour. II. Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le numéro 2200190 les 12 janvier 2022 et 3 avril 2023, M. B A, désormais représenté par Me Coussy, demande au tribunal : 1°) de prononcer la décharge de la redevance d'un montant de 237,90 euros, mise à sa charge par l'association foncière de remembrement de Villemer et la commune de Villemer au titre de l'année 2021 ; 2°) de prononcer la restitution des redevances, d'un montant de 237,90 euros, mises à sa charge par l'association foncière de remembrement de Villemer et la commune de Villemer au titre des années 2002 à 2020 par voie de " répétition de l'indu ", assortie des intérêts au taux légal ; 3°) de prononcer la décharge de deux redevances, de montants respectifs de 12,20 et 15,25 euros, mise à la charge de Mme D A par l'association foncière de remembrement de Villemer au titre de l'année 2021 ; 4°) de prononcer la restitution de deux redevances annuelles, de montants respectifs de 12,20 et 15,25 euros, mises à la charge de Mme D A par l'association foncière de remembrement de Villemer au titre des années 2002 à 2020 par voie de " répétition de l'indu ", assortie des intérêts au taux légal ; 5°) de mettre à la charge de l'association foncière de remembrement de Villemer et de la commune de Villemer la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il soutient que : - étant indivisaire de la succession de Mme D A, il a intérêt à agir pour recouvrer ses créances ; - la délibération du 26 juin 2002, fixant à 3,05 euros par hectare la redevance destinée au financement des travaux d'entretien et de renforcement des chemins ruraux, la délibération du 5 septembre 2002, par laquelle le conseil municipal de la commune de Villemer a instauré une nouvelle redevance au titre des articles L. 161-7 et L. 161-8 du code rural et L. 141-9 du code de la voirie routière, la convention du 19 octobre 2002 entre l'association foncière de remembrement et la commune, et enfin la délibération du 5 février 2004 par laquelle l'association foncière de remembrement a décidé d'appliquer aux propriétaires dont il est le locataire les redevances qui ont été précédemment mises à sa charge sont illégales par voie de conséquence de l'illégalité de la délibération du 30 novembre 2001, annulée par le jugement du 16 décembre 2003 du tribunal administratif de Dijon, et pour les mêmes motifs que ceux retenus par le tribunal ; - étant propriétaire de terrains de moins d'un hectare de superficie à la date de ce jugement, il ne pouvait être rendu redevable par la nouvelle délibération du 26 juin 2002 de contributions de montants respectifs de 237,90 et 48,80 euros ; - le bureau de l'association foncière de remembrement n'était pas compétent pour assujettir à des redevances les propriétaires des terres qu'il loue, situées sur le territoire de communes voisines, hors du périmètre de cette association ; - l'article L. 141-9 du code de la voirie routière n'est pas applicable, dès lors qu'il n'est pas un entrepreneur au sens de ces dispositions ; - pour l'essentiel, les terres qu'il exploite ne sont pas desservies par les chemins que financent ces contributions ; - en vertu de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales, MM. Durand et Conseil n'auraient pas dû participer aux délibérations précitées de l'association foncière de remembrement et du conseil municipal de la commune de Villemer. Par deux mémoires en défense, enregistrés les 21 mars 2022 et 31 octobre 2022, l'association foncière de remembrement de Villemer, représentée par la société civile professionnelle Chaton, Grillon, Brocard, Gire, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient, à titre principal, que : - les conclusions dirigées contre les délibérations des 26 juin et 5 septembre 2002, et 5 février 2004 sont tardives ; - l'action en répétition de l'indu est irrecevable, compte tenu de l'existence d'une voie de recours spécifique ; - les conclusions à fin de décharge au titre des années 2002 à 2019 et au titre de l'année 2021 sont tardives ; - les délibérations des 26 juin, 5 septembre 2002 et 5 février 2004 constituant des décisions individuelles, le moyen, soulevé par la voie de l'exception et tiré de leur illégalité, est irrecevable ; - les conclusions dirigées contre les titres exécutoires émis au nom de la succession A D sont irrecevables, en l'absence de qualité et d'intérêt à agir de M. A ; et, à titre subsidiaire, que : - les créances que M. A prétend détenir sur l'association foncière de remembrement sont prescrites, s'agissant des années 2002 à 2016 ; - les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés. La requête a été communiquée le 24 mai 2022 à la commune nouvelle de Valravillon, qui n'a pas produit de mémoire en défense, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 17 octobre 2022. La requête a été communiquée le 29 novembre 2022 au directeur départemental des finances publiques de l'Yonne, qui n'a pas produit d'observations, mais des pièces, à la demande du tribunal, enregistrées les 7 décembre 2022, 23 janvier et 24 avril 2023, qui ont été communiquées. Les parties ont été informées par une lettre du 4 avril 2023 que cette affaire était susceptible, à compter du 24 avril 2023, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative. La clôture de l'instruction a été fixée au 9 mai 2023 par ordonnance du même jour. Vu les autres pièces des dossiers. Vu : - le code général des collectivités territoriales ; - le code rural et de la pêche maritime ; - le code de la voirie routière ; - l'ordonnance n° 2004-632 du 1er juillet 2004 ; - le décret n° 2006-504 du 3 mai 2006 ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Irénée Hugez, - et les conclusions de M. Thierry Bataillard, rapporteur public. Considérant ce qui suit : 1. M. B A est propriétaire de parcelles à destination agricole sur le territoire de la commune nouvelle de Valravillon, créée à effet au 1er janvier 2016 par le regroupement des communes de Guerchy, Laduz, Neuilly et Villemer, dans l'Yonne. Il a été destinataire chaque année de 2002 à 2021 d'un titre exécutoire émis pour le compte de la commune de Villemer, puis à compter de 2016, de la commune nouvelle de Valravillon d'un montant de 237,90 euros, au titre d'une " redevance d'entretien et de renforcement des chemins ". Mme D C, veuve A, sa mère, décédée le 5 octobre 2019, a été elle-même destinataire chaque année de 2004 à 2021 de deux titres exécutoires émis pour le compte de l'association foncière de remembrement de Villemer, de montants respectifs de 15,25 euros et 12,20 euros, au titre également d'une " redevance d'entretien et de renforcement des chemins ". Par sa première requête, et afin de lui donner une portée utile, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler les titres de recette émis à son encontre de 2002 à 2020 et de prononcer la décharge de l'obligation de payer les sommes correspondantes. Par sa seconde requête, et dans le même but, M. A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler les titres de recette émis à son encontre de 2002 à 2021, d'annuler ceux émis à l'encontre de Mme D A de 2002 à 2021 et de prononcer la décharge de l'obligation de payer les sommes correspondantes. 2. Les requêtes susvisées n° 2100270 et n° 2200190, présentées par M. A présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement. Sur les fins de non-recevoir opposées en défense par l'association foncière de remembrement de Villemer et sur la recevabilité : 3. En premier lieu, il ne résulte pas de l'instruction que M. A aurait demandé au tribunal l'annulation des délibérations des 26 juin 2002 et 5 février 2004 de l'association foncière de remembrement de Villemer ni celle de la délibération du 5 septembre 2002 du conseil municipal de la commune de Villemer. Par suite, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de ces conclusions, qui est dépourvue d'objet, ne peut qu'être écartée. 4. En deuxième lieu, contrairement à ce que soutient l'association foncière de remembrement de Villemer, M. B A établit dans la présente instance être le fils de Mme D A et avoir la qualité d'héritier de celle-ci par la production d'une attestation du notaire chargé du règlement de la succession de la défunte. Chaque héritier ayant qualité, le cas échéant sans le concours des autres indivisaires, pour exercer une action dirigée contre un titre exécutoire mis à la charge de la défunte, M. A a qualité lui donnant intérêt à demander l'annulation des titres exécutoires émis à l'encontre de Mme D A. Par suite, la fin de non-recevoir soulevée en ce sens par l'association foncière de remembrement de Villemer en défense doit être écartée. 5. En troisième lieu, d'une part, le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. 6. S'agissant des titres exécutoires, sauf circonstances particulières dont se prévaudrait son destinataire, le délai raisonnable ne saurait excéder un an à compter de la date à laquelle le titre, ou à défaut, le premier acte procédant de ce titre ou un acte de poursuite a été notifié au débiteur ou porté à sa connaissance. 7. Les titres de recette en litige, produits par le requérant lui-même, qu'il s'agisse de ceux mis à sa charge ou de ceux mis à la charge de sa mère, sont tous revêtus de son adresse, qui est au demeurant la même que celle de sa mère, et qui est également la même que celle qu'il déclare dans la présente instance. Ces titres ont tous été émis au cours de l'année à laquelle ils se rapportent. M. A ne conteste pas les avoir reçus au cours de chacune de ces années. Il résulte en outre de l'instruction que ces titres ont été, chacun, payés au cours de l'année à laquelle ils se rapportent, ou tout état de cause, avant le 13 janvier 2020, s'agissant de ceux relatifs aux années antérieures ou égales à 2019. Dans ces conditions, tous les titres se rapportant à l'année 2019 ou aux années antérieures doivent être regardés comme ayant été portés à la connaissance de M. A ou à celle de sa mère avant cette date. Par suite, en l'absence de circonstances particulières dont se prévaudrait M. A, à la date de sa première requête, les conclusions de M. A, en tant qu'elles sont dirigées contre ces titres de recette, ont été présentées après l'expiration du délai raisonnable mentionné au point 5 du présent jugement et sont, pour ce motif, tardives et donc irrecevables. Il en est de même des conclusions dirigées contre les titres émis à l'encontre de Mme A au titre des années antérieures à l'année 2020, tous acquittés au plus tard le 15 décembre 2020, dès lors que les conclusions présentées à leur encontre l'ont été le 12 janvier 2022. 8. En quatrième lieu, et en tout état de cause, lorsqu'une décision qui a un objet exclusivement pécuniaire n'a pas été contestée dans les délais prescrits et devient ainsi définitive, elle ne peut être remise en question sur le seul fondement de la répétition de l'indu. Par suite, M. A n'est pas davantage recevable à contester les titres de recette, visés au point 7 du présent jugement, c'est-à-dire ceux émis à son encontre au titre de l'année 2019 et au titre des années antérieures, et ceux émis à l'encontre de sa défunte mère ou de sa succession au titre de l'année 2020 et des années antérieures, sur le fondement de la répétition de l'indu.Sur le cadre juridique du litige : 9. Aux termes de l'article L. 161-7 du code rural et de la pêche maritime, dans sa version applicable au litige : " Lorsque, antérieurement à son incorporation dans la voirie rurale, un chemin a été créé ou entretenu par une association foncière, une association syndicale autorisée, créée au titre de l'article 1er (10°) de la loi du 21 juin 1865 précitée, ou lorsque le chemin est créé en application de l'article L. 121-17, les travaux et l'entretien sont financés au moyen d'une taxe répartie à raison de l'intérêt de chaque propriété aux travaux. / Il en est de même lorsqu'il s'agit d'un chemin rural dont l'ouverture, le redressement, l'élargissement, la réparation ou l'entretien incombait à une association syndicale avant le 1er janvier 1959. / Dans les autres cas, le conseil municipal pourra instituer la taxe prévue aux alinéas précédents, si le chemin est utilisé pour l'exploitation d'un ou de plusieurs fonds. / Sont applicables à cette taxe les dispositions de l'article L. 2331-11 du code général des collectivités territoriales, ci-après reproduites : / "Art. L. 2331-11 : Les taxes particulières dues par les habitants ou propriétaires en vertu des lois et usages locaux sont réparties par délibération du conseil municipal. / "Ces taxes sont recouvrées comme en matière d'impôts directs" ". 10. Aux termes de l'article L. 161-8 du code rural et de la pêche maritime, dans sa rédaction applicable au litige : " Des contributions spéciales peuvent, dans les conditions prévues pour les voies communales par l'article L. 141-9 du code de la voirie routière, être imposées par la commune ou l'association syndicale mentionnée à l'article L. 161-11 aux propriétaires ou entrepreneurs responsables des dégradations apportées aux chemins ruraux. ". Aux termes de l'article L. 141-9 du code de la voirie routière : " Toutes les fois qu'une voie communale entretenue à l'état de viabilité est habituellement ou temporairement soit empruntée par des véhicules dont la circulation entraîne des détériorations anormales, soit dégradée par des exploitations de mines, de carrières, de forêts ou de toute autre entreprise, il peut être imposé aux entrepreneurs ou propriétaires des contributions spéciales, dont la quotité est proportionnée à la dégradation causée. / Ces contributions peuvent être acquittées en argent ou en prestation en nature et faire l'objet d'un abonnement. / A défaut d'accord amiable, elles sont fixées annuellement sur la demande des communes par les tribunaux administratifs, après expertise, et recouvrées comme en matière d'impôts directs. ".Sur l'ordonnateur des titres en litige et leur base légale : 11. Il résulte de ce qui précède que restent seuls en litige les titres de recette n° 333 du 9 novembre 2020 d'un montant de 237,90 euros et n° 370 du 18 octobre 2021 d'un montant de 237,90 euros émis par la commune nouvelle de Valravillon à l'encontre de M. A, et les titres de recette n° 18 du 18 octobre 2021 d'un montant de 15,25 euros et n° 19 du 18 octobre 2021 d'un montant de 12,20 euros émis par l'association foncière de remembrement de Villemer à l'encontre de la succession D A. 12. D'une part, il résulte de l'instruction, et notamment des mémoires de l'association foncière de remembrement de Villemer à l'instance, que cette association foncière a entendu instituer, par les délibérations des 30 novembre 2001 et 26 juin 2002 une contribution spéciale, tendant à financer " l'entretien et le renforcement des chemins ", mise à la charge d'agriculteurs exploitants, dont elle produit la liste, fondée sur les dispositions précitées du premier alinéa de l'article L. 161-8 du code rural et de la pêche maritime. Il résulte, en outre, des termes de la délibération de cette association foncière de remembrement en date du 5 février 2004, que les redevances mises à la charge de Mme D A l'ont été en sa qualité de propriétaire de parcelles desservies par les chemins ruraux dont l'entretien a donné lieu à la contribution en litige. 13. D'autre part, il résulte également de l'instruction que le conseil municipal de la commune de Villemer, par une délibération du 5 septembre 2002, a décidé, constatant " la dégradation des chemins ruraux par le passage répété d'engins agricoles et des camions affectés aux transports des récoltes " et la nécessité " des travaux de remise en état, de consolidations de virages, de nivellement des apports de terre ", d'instituer, à son tour, une " contribution financière spéciale annuelle aux entrepreneurs exploitants agricoles " sur le fondement des " articles L. 161-7 et L. 161-8 du code rural et L. 141-9 (du code) de la voirie routière ", sans mentionner si elle entendait se placer sous le régime de la taxe prévue à l'article L. 161-7 du code rural et de la pêche maritime ou sous celui de la " contribution spéciale " de l'article L. 161-8 du même code. Eu égard à l'usage du terme " contribution spéciale ", à l'identité du taux et des redevables de la contribution ainsi instituée, avec celle mise en place par l'association foncière de remembrement, et aux termes mêmes de la convention du 19 octobre 2002 conclue entre l'association foncière et la commune, la commune de Villemer ne peut qu'être regardée comme ayant entendu se fonder sur les seules dispositions de l'article L. 161-8 du code rural et de la pêche maritime et de celles de l'article L. 141-9 du code de la voirie routière, auxquelles renvoie l'article L. 161-8 précité.Sur les conclusions aux fins d'annulation et de décharge : En ce qui concerne les titres de recette émis à l'encontre de M. A par la commune nouvelle de Valravillon : 14. En premier lieu, si, dans le cadre d'une contestation d'un acte règlementaire par voie d'exception, la légalité des règles fixées par l'acte réglementaire, la compétence de son auteur et l'existence d'un détournement de pouvoir peuvent être utilement critiquées, il n'en va pas de même des conditions d'édiction de cet acte, les vices de forme et de procédure dont il serait entaché ne pouvant être utilement invoqués que dans le cadre du recours pour excès de pouvoir dirigé contre l'acte réglementaire lui-même. Par suite, l'invocation par voie d'exception d'un vice de procédure entachant une délibération est inopérante, alors même qu'à la date à laquelle le moyen a été soulevé, le délai de recours contentieux contre cette délibération n'était pas expiré. 15. En se prévalant des motifs du jugement du 16 décembre 2003 du tribunal administratif de Dijon, qu'il produit à l'instance et en motivant certains des moyens soulevés par ces motifs, M. A doit être regardé comme se prévalant du vice de procédure tiré de ce qu'il n'est pas établi que la délibération du 5 septembre 2002 du conseil municipal de la commune de Villemer, qui revêt, en l'espèce, un caractère réglementaire, aurait été précédée de la recherche d'un accord amiable dans les conditions fixées par les dispositions de l'article L. 141-9 du code de la voirie routière, rendues applicables par celles de l'article L. 161-8 du code rural et de la pêche maritime. Il résulte de ce qui vient d'être dit au point 14 que ce moyen, à le supposer même fondé, est inopérant et ne peut, dès lors, qu'être écarté. 16. En deuxième lieu, en raison des effets qui s'y attachent, l'annulation pour excès de pouvoir d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, emporte, lorsque le juge est saisi de conclusions recevables, l'annulation par voie de conséquence des décisions administratives consécutives qui n'auraient pu légalement être prises en l'absence de l'acte annulé ou qui sont en l'espèce intervenues en raison de l'acte annulé. Il en va ainsi, notamment, des décisions qui ont été prises en application de l'acte annulé et de celles dont l'acte annulé constitue la base légale. 17. Contrairement à ce que soutient M. A, la délibération du 5 septembre 2002 du conseil municipal de la commune de Villemer n'est pas au nombre des décisions administratives qui n'auraient pu légalement être prises en l'absence de la délibération du 30 novembre 2001 de l'association foncière de remembrement de Villemer, qui a fait l'objet d'une annulation partielle par le jugement précité du tribunal administratif de Dijon. Par suite, le moyen tiré de l'illégalité de la délibération du 5 septembre 2002, par voie de conséquence de celle du 30 novembre 2001 doit, en tout état de cause, être écarté. 18. En troisième lieu, il résulte des termes mêmes de la délibération du 5 septembre 2002 du conseil municipal de la commune de Villemer que celle-ci a entendu instituer une redevance dont les entrepreneurs exploitants agricoles, et non les propriétaires, sont redevables. Dès lors, le moyen tiré de la qualité de M. A de " propriétaire de terrains de moins d'un hectare de superficie à la date du jugement du tribunal administratif de Dijon " ne peut qu'être écarté comme inopérant. 19. En quatrième lieu, le moyen tiré de ce que M. A ne peut être considéré comme un exploitant agricole, usager de chemins ruraux, au sens des dispositions du premier alinéa de l'article L. 141-9 du code de la voirie routière, est inopérant, dès lors que la contribution en litige a pour base légale, non l'article L. 141-9 du code de la voirie routière, mais l'article L. 161-8 du code rural et de la pêche maritime, qui ne renvoie à l'article L. 141-9 que s'agissant de ses conditions de mise en œuvre, et qui vise les " propriétaires ou entrepreneurs responsables des dégradations " et non les " exploitants agricoles ". En tout état de cause, en se bornant à soutenir qu'il ne peut être considéré comme un entrepreneur au sens de ces dispositions, alors qu'il se présente lui-même comme un exploitant agricole, usager de chemins ruraux, M. A soumet au tribunal, une argumentation dépourvue des précisions permettant d'en apprécier la portée et le bien-fondé. 20. En cinquième lieu, alors qu'il ne résulte pas des termes de la délibération du 5 septembre 2002 du conseil municipal de la commune de Villemer que la contribution qu'elle institue aurait vocation à réparer les dégradations d'un seul chemin communal, mais qu'elle a au contraire vocation à la réparation des dégradations commises sur l'ensemble des chemins communaux, en soutenant que, pour l'essentiel, les terres qu'il exploite ne sont pas desservies par les chemins que financent ces contributions, sans assortir le moyen soulevé d'une démonstration précise, M. A ne met, une nouvelle fois, pas le tribunal en situation d'apprécier la portée et le bien-fondé de son argumentation. 21. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales, dans sa version applicable au litige : " Sont illégales les délibérations auxquelles ont pris part un ou plusieurs membres du conseil intéressés à l'affaire qui en fait l'objet, soit en leur nom personnel, soit comme mandataires. ". 22. Il résulte des dispositions de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales que la participation de membres d'un conseil municipal aux délibérations relatives aux affaires dans lesquelles ils sont intéressés à titre personnel ou comme mandataires et sur l'adoption desquelles ils ont eu une influence entache ces délibérations d'illégalité. 23. Toutefois, si M. A soutient que MM. Durand et Conseil ont participé à l'adoption de la délibération du 5 septembre 2002 de la commune de Villemer, en méconnaissance du principe d'impartialité dès lors que la création de chemins leur a permis de bénéficier d'une nouvelle voie pour contourner le bourg, débouchant à quelques mètres de leurs propriétés respectives, ces circonstances ne résultent pas de l'instruction alors que, d'une part, la délibération du 5 septembre 2002 avait pour objet, non de créer de nouveaux chemins ruraux, mais d'instituer une contribution financière annuelle à la charge de l'ensemble des exploitants agricoles et d'en fixer le montant à l'hectare et, d'autre part, la circonstance que deux conseillers municipaux exercent une activité agricole, dans une commune rurale où le secteur agricole représente, directement ou indirectement, une activité prépondérante, ne leur confère pas, au regard d'une telle délibération, des intérêts distincts de ceux de la généralité des habitants les empêchant d'en délibérer. 24. En septième et dernier lieu, les autres moyens soulevés, qui sont dirigés à l'encontre de titres émis par l'association foncière de remembrement de Villemer, sont inopérants à l'encontre des titres émis par la commune nouvelle de Valravillon. Enfin, les autres moyens soulevés ne sont pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. 25. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des deux titres de recette n° 333 du 9 novembre 2020 d'un montant de 237,90 euros et n° 370 du 18 octobre 2021 d'un montant de 237,90 euros émis par la commune nouvelle de Valravillon à son encontre. En ce qui concerne les titres de recette émis à l'encontre de Mme D A par l'association foncière de remembrement de Villemer : 26. En premier lieu, l'illégalité d'un acte administratif, qu'il soit ou non réglementaire, ne peut être utilement invoquée par voie d'exception à l'appui de conclusions dirigées contre une décision administrative ultérieure que si cette dernière décision a été prise pour l'application du premier acte ou s'il en constitue la base légale. S'agissant d'un acte non réglementaire, l'exception n'est recevable que si l'acte n'est pas devenu définitif à la date à laquelle elle est invoquée, sauf dans le cas où l'acte et la décision ultérieure constituant les éléments d'une même opération complexe, l'illégalité dont l'acte serait entaché peut être invoquée en dépit du caractère définitif de cet acte. 27. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, dans sa rédaction alors applicable : " Sauf en matière de travaux publics, la juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Il résulte des dispositions de l'article R. 421-5 du même code que ce délai n'est toutefois opposable qu'à la condition d'avoir été mentionné, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision. 28. Le principe de sécurité juridique, qui implique que ne puissent être remises en cause sans condition de délai des situations consolidées par l'effet du temps, fait obstacle à ce que puisse être contestée indéfiniment une décision administrative individuelle qui a été notifiée à son destinataire, ou dont il est établi, à défaut d'une telle notification, que celui-ci a eu connaissance. En une telle hypothèse, si le non-respect de l'obligation d'informer l'intéressé sur les voies et les délais de recours, ou l'absence de preuve qu'une telle information a bien été fournie, ne permet pas que lui soient opposés les délais de recours fixés par le code de justice administrative, le destinataire de la décision ne peut exercer de recours juridictionnel au-delà d'un délai raisonnable. En règle générale et sauf circonstances particulières dont se prévaudrait le requérant, ce délai ne saurait, sous réserve de l'exercice de recours administratifs pour lesquels les textes prévoient des délais particuliers, excéder un an à compter de la date à laquelle une décision expresse lui a été notifiée ou de la date à laquelle il est établi qu'il en a eu connaissance. 29. Le requérant établit lui-même, dans la présente instance, que Mme A a été informée le 22 juin 2004 par l'association foncière de remembrement de Villemer que celle-ci entendait mettre à sa charge la redevance d'entretien des chemins objet du litige, à raison des parcelles exploitées par son fils et dont elle était propriétaire, en vertu de la délibération du 5 février 2004 de cette association foncière, dont elle lui a adressé une copie. Si le délai de deux mois fixé par les dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative n'était pas opposable à Mme A en ce qui concerne cette délibération, en l'absence d'indications sur les voies et les délais de recours, il résulte de l'instruction que l'intéressée, alors que M. A ne fait état d'aucune circonstance particulière qui aurait été de nature à conserver à son égard le délai de recours contentieux, n'a pas introduit de recours à l'encontre de cette délibération. Dès lors, le moyen tiré de l'illégalité de cette délibération, qui n'a été soulevé par le requérant devant le tribunal que dans sa requête enregistrée le 12 janvier 2022 à l'encontre des titres de recette en litige et qui constitue une décision individuelle, est par suite irrecevable. 30. En deuxième lieu, eu égard à l'expiration du délai de recours contentieux à l'encontre de la délibération du 5 février 2004 de l'association foncière de remembrement de Villemer, qui présente le caractère d'une décision individuelle, M. A n'est, en tout état de cause, pas davantage fondé, à se prévaloir de son illégalité par voie de conséquence de l'illégalité d'une précédente délibération, ni de ce que cette délibération aurait été adoptée en méconnaissance des dispositions de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales. 31. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 14 et 15 du présent jugement, le moyen tiré du vice de procédure dont serait entachée la délibération du 26 juin 2002 de l'association foncière de remembrement de Villemer, laquelle présente un caractère réglementaire, est inopérant et doit être, pour ce motif, écarté. 32. En quatrième lieu, eu égard à la seule annulation partielle de la délibération du 30 novembre 2001 de l'association foncière de remembrement de Villemer, en tant que celle-ci fixe la redevance de M. B A sur une base de 94 hectares, par le jugement du 16 décembre 2003 du tribunal administratif de Dijon, dont se prévaut le requérant, la délibération du 26 juin 2002 n'est pas au nombre des décisions administratives consécutives qui n'auraient pu légalement être prises en l'absence de l'acte annulé ou qui sont en l'espèce intervenues en raison de l'acte annulé. Par suite, et en tout état de cause, le moyen tiré de l'illégalité de la délibération du 26 juin 2002 par voie de conséquence de celle du 30 novembre 2001, ne peut qu'être écarté. 33. En cinquième lieu, aux termes du deuxième alinéa de l'article premier des statuts de l'association foncière de remembrement de Villemer : " Sont membres de l'association tous les propriétaires concernés par le remembrement ordonné le 20 mars 1952 et clôturé le 29 mars 1955 sur le territoire des communes suivantes : Bassou, Charmoy, Chichery, Epineau-lès-Voves, Neuilly, Villemer. ". Ainsi, en se bornant à soutenir que les terres qu'il loue sont situées sur des communes voisines de l'ancienne commune de Villemer, hors du périmètre de cette association, sans mentionner la localisation précise desdites parcelles, le moyen soulevé est dépourvu des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé, dès lors que le périmètre de l'association foncière de remembrement de Villemer s'étend, contrairement à ce que soutient M. A, aux communes ou anciennes communes voisines de Bassou, Charmoy, Chichery, Epineau-lès-Voves et Neuilly. 34. En sixième lieu, alors qu'il n'est, en tout état de cause, pas contesté que Mme D A avait la qualité de propriétaire des terres au titre desquelles a été réclamée la redevance spéciale en litige, les moyens tirés de l'inapplicabilité de l'article L. 141-9 du code de la voirie routière et de l'absence de desserte des terres que M. A exploite par les chemins financés par ces contributions doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux mentionnés aux points 19 et 20 du présent jugement. 35. En septième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales, qui porte sur les délibérations des conseils municipaux, est inopérant à l'encontre des délibérations de l'association foncière de remembrement de Villemer. 36. En huitième et dernier lieu, les autres moyens soulevés, qui sont dirigés à l'encontre de titres émis par la commune nouvelle de Valravillon, sont inopérants à l'encontre des titres émis par l'association foncière de remembrement de Villemer. Enfin, les autres moyens soulevés ne sont pas assortis des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. 37. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur l'exception de prescription quadriennale soulevée en défense par l'association foncière de remembrement de Villemer, que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des deux titres de recette n° 18 du 18 octobre 2021 d'un montant de 15,25 euros et n° 19 du 18 octobre 2021 d'un montant de 12,20 euros émis par l'association foncière de remembrement de Villemer à l'encontre de la succession D A. Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : 38. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'association foncière de remembrement de Villemer et de la commune nouvelle de Valravillon, qui ne sont pas, dans la présente instance, la partie perdante, les sommes que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A les sommes demandés par l'association foncière de remembrement de Villemer au même titre.D E C I D E : Article 1er : La requête n° 2100270 de M. A est rejetée. Article 2 : La requête n° 2200190 de M. A est rejetée. Article 3 : Les conclusions de l'association foncière de remembrement de Villemer présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées. Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à l'association foncière de remembrement de Villemer et à la commune nouvelle de Valravillon. Copie en sera adressée au directeur départemental des finances publiques de l'Yonne. Copie en sera adressée pour information au préfet de l'Yonne. Délibéré après l'audience du 30 mai 2023, à laquelle siégeaient : M. Nicolet, président, Mme Zeudmi Sahraoui, première conseillère, M. Hugez, premier conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023. Le rapporteur, I. Hugez Le président, Ph. Nicolet La greffière, L. Curot La République mande et ordonne au préfet de l'Yonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition, La greffière,2N° 2100270, 2200190lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026