jeudi 8 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2101230 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | ENARD-BAZIRE |
Vu la procédure suivante :
I. Par un jugement n° 2101230 du 2 juin 2022, le tribunal a, sur requête de Mme C B, ordonné avant dire droit une expertise en vue de déterminer l'imputabilité au service de ses arrêts de travail postérieurs au 14 juin 2020.
Le rapport d'expertise a été enregistré au greffe du tribunal le 19 septembre 2022.
Par un mémoire enregistré le 18 août 2022 et communiqué le 20 septembre 2022, Mme B, représentée par Me Enard Bazire, demande au tribunal :
1°) d'annuler, d'une part, la décision du 22 octobre 2020 par laquelle le directeur du centre hospitalier spécialisé (CHS) de Sevrey l'a placée en congé de maladie ordinaire du 15 juin au 6 novembre 2020 et, d'autre part, la décision du 30 mars 2021 en tant qu'elle refuse, au-delà du 14 juin 2020, la prise en charge de ses arrêts de travail au titre de la maladie professionnelle et la place en congés de maladie ordinaire à compter du 15 juin 2020 ;
2°) d'annuler le titre de recettes émis à son encontre le 18 février 2021, la constituant débitrice de la somme de 2 377,98 euros, et de la décharger de l'obligation de payer cette somme ;
3°) d'enjoindre au directeur du CHS de Sevrey de régulariser sa situation administrative dans un délai d'un mois à compter du jugement ;
4°) de mettre à la charge du CHS de Sevrey les dépens ainsi que la somme de 1 700 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
- elle maintient les moyens soulevés dans sa requête ;
- son état actuel n'est pas consolidé ;
- les arrêts de travail ainsi que les soins dispensés jusqu'à ce jour sont en rapport direct et certain avec sa maladie professionnelle, inscrite au tableau 57 A et consécutive à l'accident de travail, de sorte que la décision limitant la reconnaissance de sa maladie professionnelle à la seule période du 6 au 14 juin 2020 est entachée d'erreurs de fait, de droit et d'appréciation.
Par trois mémoires, enregistrés les 18 novembre 2022, 12 janvier et 28 avril 2023, le CHS de Sevrey, représenté par Me Leleu, conclut au non-lieu à statuer et au rejet de la demande de Mme B présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête de Mme B a perdu son objet dès lors que, par décision du 25 juillet 2022, elle a été placée en congés d'invalidité temporaire imputable au service (CITIS) au titre d'une maladie professionnelle pour ses arrêts de travail postérieurs au 14 juin 2020 ;
- Mme B a été mise en disponibilité pour raison de santé du 14 juin au 26 septembre 2021 inclus, par décisions maintenues, puis a repris son activité à compter du 27 septembre 2021.
II. Par une requête enregistrée le 18 août 2022 sous le numéro 2202193, Mme B, représentée par Me Enard Bazire, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 25 juillet 2022 du directeur du CHS de Sevrey en tant qu'elle fixe implicitement sa consolidation au 14 juin 2021 et met fin, après cette date, à la prise en charge des soins et arrêts de travail ;
2°) d'enjoindre au CHS de Sevrey de régulariser sa situation administrative dans un délai d'un mois à compter du jugement ;
3°) de mettre à la charge du CHS de Sevrey les dépens ainsi que la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente et non identifiée ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation en tant qu'elle refuse de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie au-delà du 14 juin 2021 ;
- les dates de consolidation sont entachées d'une erreur de fait et d'une erreur d'appréciation.
La requête a été communiquée, le 18 août 2022, au CHS de Sevrey qui, en dépit d'une mise en demeure, n'a pas produit de mémoire.
Par courrier du 4 mai 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de fonder son jugement sur un moyen relevé d'office, tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi dès lors que la demande de prolongation en litige du congé pour maladie professionnelle, qui porte sur une période postérieure au 16 mai 2020, date d'entrée en vigueur du décret du 13 mai 2020 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique hospitalière (CE, 15 octobre 2021, n° 450102), entre dans le champ d'application de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 dont il ne ressort pas de la décision attaquée du 25 juillet 2022 qu'il en a été fait application.
Vu :
- l'ordonnance du 15 décembre 2022, par laquelle le président du tribunal a liquidé et taxé les frais et honoraires de l'expertise confiée au Dr A D à la somme de 850 euros ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 ;
- le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 ;
- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;
- le décret n° 2020-566 du 13 mai 2020 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Hunault,
- et les conclusions de M. Puglierini, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, aide-soignante au sein du centre hospitalier spécialisé (CHS) de Sevrey, a ressenti une forte douleur à l'épaule droite en relevant une patiente qui avait chuté au sol le 6 février 2020. Par décision n° 2020000720 du 22 octobre 2020, Mme B a bénéficié de congés pour " accident de service " du 7 février au 14 juin 2020. Sa scapulalgie invalidante a nécessité, le 15 juin 2020, une intervention chirurgicale. Cependant, il n'a pas été fait droit à sa demande de prolongation, à compter de cette dernière date, de ses congés pour accident de service et, par décision n° 2020000723 du 22 octobre 2020, Mme B a été placée en congé de maladie ordinaire du 15 juin au 6 novembre 2020. Par une décision n° 2021000222 du 30 mars 2021, la directrice adjointe du CHS a, d'une part, procédé au retrait de sa décision initiale n° 2020000720 et, d'autre part, décidé de prendre en charge les arrêts de travail couvrant la seule période du 7 février au 14 juin 2020 au titre de " la maladie professionnelle ". Par sa première requête, Mme B demande au tribunal d'annuler cette dernière décision en tant qu'elle la place en congé de maladie ordinaire à compter du 15 juin 2020, celle du 22 octobre 2020, ainsi que le titre de recette d'un montant de 2 377,98 euros résultant d'un trop-perçu de traitement, émis à son encontre et rendu exécutoire le 18 février 2021.
2. Par la suite, par décisions n° 2021000544 et n° 2021000545 du 11 août 2021, Mme B a été placée, respectivement, en congé de maladie ordinaire du 15 juin 2020 au 14 juin 2021 inclus puis en disponibilité d'office du 15 juin au 20 août 2021, prolongée par décision n° 2021000641 du 24 septembre suivant du 20 août au 26 septembre 2021 inclus. Elle a ensuite repris son service en mi-temps thérapeutique.
3. Par un jugement du 2 juin 2022, le tribunal a, d'une part, écarté la fin de non-recevoir opposée par le CHS de Sevrey et, d'autre part, ordonné avant dire droit une expertise en vue de déterminer l'imputabilité au service des arrêts de travail postérieurs au 14 juin 2020. L'expert a remis son rapport au greffe du tribunal le 19 septembre 2022.
4. Enfin, par une décision du 25 juillet 2022, le directeur du CHS de Sevrey a, d'une part, retiré la décision du 30 mars 2021 et, d'autre part, décidé la prise en charge au titre de la maladie professionnelle des arrêts de travail couvrant la seule période du 7 février 2020 au 14 juin 2021. Par sa seconde requête, Mme B demande au tribunal d'annuler cette décision en tant qu'elle fixe sa consolidation au 14 juin 2021 et met fin, après cette date, à la prise en charge des soins et arrêts de travail.
Sur la jonction des requêtes :
5. Les requêtes enregistrées sous les nos 2101230 et 2202193 sont relatives à la situation administrative d'une même fonctionnaire, présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a dès lors lieu de les joindre pour y statuer par un seul et même jugement.
Sur le cadre du litige :
6. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que l'imputabilité au service des arrêts de travail de Mme B, consécutivement à l'accident de service dont elle a été victime le 6 février 2020, a été initialement reconnue par le CHS de Sevrey pour la période allant du 7 février au 14 juin 2020, de sorte que les demandes de prolongation en litige, lesquelles portent sur une période débutant après le 16 mai 2020, date d'entrée en vigueur du décret du 13 mai 2020 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) dans la fonction publique hospitalière, entrent dans le champ d'application des dispositions, d'une part, de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, désormais codifiées aux articles L. 822-18 et suivants du code général de la fonction publique et, d'autre part, des articles 35-1 et suivants du décret du 19 avril 1988.
7. En deuxième lieu, s'il ressort des pièces du dossier que, par décision n° 2021000544 du 11 août 2021, nullement attaquée, Mme B a été placée en congé de maladie ordinaire du 15 juin 2020 au 14 juin 2021, la décision n° 2022001759 du 25 juillet 2022, qui a placé l'intéressée en congé de maladie professionnelle du 7 février 2020 au 14 juin 2021, et qui est sur ce point définitive, doit être regardée, compte tenu de la période ainsi définie, comme ayant implicitement mais nécessairement rapporté la décision n° 2021000544 du 11 août 2021, celle attaquée n° 2020000723 du 22 octobre 2020 portant placement de la requérante en congé de maladie ordinaire du 15 juin au 6 novembre 2020, outre celle, définitivement rapportée, du 30 mars 2021, également attaquée en tant qu'elle limitait le congé pour " maladie professionnelle " à la période du 7 février au 14 juin 2020.
8. En dernier lieu, s'il résulte du point qui précède que les décisions n° 2021000545 du 11 août 2021 et n° 2021000641 du 24 septembre 2021 portant placement de Mme B en disponibilité d'office du 15 juin au 26 septembre 2021, se trouvent, de fait, dépourvues de base légale, l'intéressée ne formule aucune conclusion à leur encontre.
Sur le non-lieu à statuer :
9. Il résulte de ce qui a été dit au point 7 que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 22 octobre 2020 et de celle du 30 mars 2021 en tant qu'elle place la requérante en congés de maladie ordinaire à compter du 15 juin 2020, ont perdu leur objet. Il s'ensuit que l'exception de non-lieu opposée en défense doit, dans cette mesure, être accueillie.
10. En revanche, le CHS de Sevrey, s'il soutient avoir rapporté le titre de recette du 18 février 2021, ne justifie ni d'une décision explicite de retrait ni, alors que les bases de liquidation en sont mal déterminées, de circonstances dont il devrait nécessairement se déduire qu'il n'est plus en vigueur. Les conclusions aux fins d'annulation de ce titre de recettes et de décharge de l'obligation de payer la somme de 2 377,98 euros conservent ainsi leur objet.
11. En conséquence de ce qui vient d'être énoncé, il appartient au tribunal de se prononcer au fond, d'une part, sur la légalité de la décision du directeur du CHS de Sevrey en tant qu'elle n'étend pas au-delà du 14 juin 2021 la reconnaissance de l'imputabilité au service de l'état de santé de Mme B et sur la validité du titre de recette du 18 février 2021.
Sur le fond :
En ce qui concerne la décision du 25 juillet 2022 en tant qu'elle limite l'imputabilité au service des soins et arrêts de travail de Mme B du 7 février 2020 au 14 juin 2021 :
12. Aux termes de l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique : " Est présumé imputable au service tout accident survenu à un fonctionnaire, quelle qu'en soit la cause, dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions ou d'une activité qui en constitue le prolongement normal, en l'absence de faute personnelle ou de toute autre circonstance particulière détachant l'accident du service ". Aux termes de l'article L. 822-20 de ce code : " Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau./ Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions () ".
13. Il ressort du rapport d'expertise établi le 16 septembre 2022 par le Dr D, chirurgien orthopédique, que Mme B souffre d'une tendinopathie aiguë non rompue, non calcifiante, sans enthésopathie, de la coiffe des rotateurs de l'épaule droite, objectivée par imagerie et constatations peropératoires. Selon l'expert, que ne contredit aucunement le CHS de Sevrey, la requérante est amenée, à raison de son activité professionnelle habituelle en service de soins, à effectuer des mouvements de l'épaule sans soutien, en abduction, avec un angle supérieur ou égal à 60°, durant un temps quotidien cumulé d'au moins 3 heures 30, avec des périodes d'exposition supérieures à 30 jours. L'expert ajoute que sa maladie, inscrite sur le tableau n° 57 A de l'annexe II du code de la sécurité sociale, " jusque-là quiescente ", s'est " révélée à l'occasion de l'accident du 6 février 2020 ", de sorte que la totalité des lésions dont souffre Mme B, qui ne présente pas d'état antérieur ni de lésion dégénératives évoluant pour leur propre compte, des arrêts, mais également des soins, est en lien direct et certain avec l'accident de service et plus généralement avec ses fonctions d'aide-soignante. Enfin, à la date de l'expertise, soit en septembre 2022, l'état de Mme B, alors en mi-temps thérapeutique ainsi qu'il a été dit, n'était pas consolidé. Dans ces conditions, en limitant la prise en charge des soins et arrêts de travail à la seule période allant du 7 février 2020 au 14 juin 2021, le CHS de Sevrey a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
14. Il résulte de ce qui vient d'être dit, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens invoqués, que Mme B est fondée à demander l'annulation de la décision du directeur du CHS de Sevrey du 25 juillet 2022 en tant qu'elle limite l'imputabilité au service de ses soins et arrêts de travail à la date du 14 juin 2021.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre l'avis des sommes à payer du 18 février 2021 :
15. Aux termes de l'article 24 du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique : " () Toute créance liquidée faisant l'objet d'une déclaration ou d'un ordre de recouvrer indique les bases de la liquidation () ". Il résulte de ces dispositions que l'administration doit, soit dans le titre lui-même, soit par référence précise à un document joint à l'état exécutoire ou précédemment adressé au débiteur, indiquer les bases et les éléments de calcul sur lesquels elle se fonde pour mettre les sommes en cause à la charge du redevable.
16. En l'espèce, l'avis des sommes à payer dont la requérante a été rendue destinataire se borne à faire état d'une " paie négative février 2021 " d'un montant global de 2 377,98 euros et ne comporte pas l'indication des bases de liquidation de la créance en litige, dont rien n'indique qu'elles auraient été préalablement ou concomitamment portées à la connaissance de Mme B par un document distinct, l'acte attaqué étant du reste exempt de toute référence à un tel document. Par suite, ce titre de recette doit être annulé.
17. Par ailleurs, dans les circonstances de l'espèce, compte tenu de l'indétermination des bases de liquidation de la somme dont Mme B a été constituée débitrice, somme censée correspondre à un trop-perçu de revenu mais dont l'administration elle-même, dans ses mémoires en défense, ne parvient à préciser ni l'origine ni les éléments de calcul, il y a lieu de décharger l'intéressée de l'obligation d'en acquitter le montant.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Eu égard au motif d'annulation retenu au point 13, le présent jugement implique nécessairement, par application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au directeur du CHS de Sevrey de reconnaître, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, l'imputabilité au service des arrêts et soins de Mme B pour la période comprise entre le 15 juin 2021 et la date de sa reprise du travail en mi-temps thérapeutique et de régulariser sa situation en tenant compte de ce qui a été énoncé ci-dessus.
Sur les dépens :
19. Il y a lieu de mettre les frais de l'expertise médicale, taxés et liquidés par ordonnance du président du tribunal du 15 décembre 2022 à la somme de 850 euros, à la charge définitive du CHS de Sevrey.
Sur les frais d'instance :
20. Il y a lieu de mettre à la charge du CHS de Sevrey, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 2 000 euros au titre des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens. Les conclusions présentées sur le même fondement par cet établissement public de santé ne peuvent quant à elles qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête n° 2101230 tendant à l'annulation de la décision du centre hospitalier spécialisé de Sevrey n° 2020000723 du 22 octobre 2020 et de celle n° 2021000222 du 30 mars 2021 en tant qu'elle place Mme B en congés de maladie ordinaire à compter du 15 juin 2020.
Article 2 : L'avis des sommes du 18 février 2021 est annulé et Mme B est déchargée de l'obligation de payer la somme de 2 377,98 euros.
Article 3 : La décision n° 2022001759 du 25 juillet 2022 du centre hospitalier spécialisé de Sevrey est annulée en tant qu'elle limite l'imputabilité au service des soins et arrêts de travail à la seule période allant du 7 février 2020 au 14 juin 2021.
Article 4 : Il est enjoint au directeur du centre hospitalier spécialisé de Sevrey de prendre, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, une décision reconnaissant l'imputabilité au service des arrêts et soins de Mme B pour la période comprise entre le 15 juin 2021 et la date de sa reprise du travail en mi-temps thérapeutique, et régularisant en conséquence sa situation administrative.
Article 5 : Les frais d'expertise taxés et liquidés à la somme totale de 850 euros par ordonnance du 15 décembre 2022 sont mis à la charge définitive du CHS de Sevrey.
Article 6 : Le CHS de Sevrey versera à Mme B une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, au centre hospitalier spécialisé de Sevrey. Copie en sera transmise au Dr A D, expert.
Délibéré après l'audience du 12 mai 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Zupan, président,
- M. Blacher, premier conseiller,
- Mme Hunault, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.
La rapporteure,
K. Hunault
Le président,
D. Zupan La greffière,
E. Herique
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
Nos 2101230 - 2202193
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
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01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
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01/06/2026