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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2102503

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2102503

jeudi 11 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2102503
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème chambre
Avocat requérantALAIN BENSOUSSAN SELAS

Texte intégral

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de la santé publique ;

- le livre des procédures fiscales ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ;

- le code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Boissy,

- et les conclusions de M. N.

Le 15 décembre 2023, la société Viamedis a produit une note en délibéré.

Considérant ce qui suit :

1. La société Viamedis est un organisme de gestion du tiers payant pour le compte d'organismes d'assurance maladie complémentaire, les mutuelles, avec lesquels elle a conclu une convention ayant pour objet la mise en place d'un système de délégation de paiement, permettant aux assurés sociaux de se soigner, sans avoir à supporter d'avances financières pour leur complémentaire de santé, au moment de la délivrance des prestations de soins. A ce titre, la société Viamedis paie les factures émises par les professionnels et établissements de santé, publics ou privés -avec lesquels elle conclut généralement une convention en ce sens-, au nom et pour le compte des mutuelles, ses clients assureurs, puis en demande le remboursement à ces dernières. La société Viamedis a ainsi conclu une convention avec le centre hospitalier du pays Charolais Brionnais ayant pour objet la mise en place de la procédure de tiers-payant en matière d'examens, de soins médicaux et de frais d'hospitalisation, afin de permettre aux adhérents des organismes de complémentaire santé, clients de la société Viamedis, d'être dispensés d'avance de frais.

2. La société Viamedis a refusé de payer certaines factures émises par le centre hospitalier du pays Charolais Brionnais au motif que les créances qui lui étaient réclamées n'étaient pas fondées ou étaient prescrites et qu'elle ne souhaitait pas se voir elle-même opposer cette prescription ou cette absence de bien-fondé par ses clients assureurs lors de sa demande de remboursement. Le centre hospitalier du pays Charolais Brionnais a cependant décidé de procéder au recouvrement des factures non réglées par la voie de titres exécutoires et a ensuite mise en œuvre une procédure de recouvrement forcé de ces créances par la voie d'une saisie administrative à tiers détenteur.

3. Le centre hospitalier du pays Charolais Brionnais a ainsi émis, entre le 13 juillet 2012 et le 7 janvier 2021, cent soixante-six titres exécutoires, identifiés sous les nos 100247, 100392, 103623, 108695, 111387, 111461, 111737, 112096, 112638, 113092, 113353, 114794, 115014, 115042, 118582, 127219, 128939, 129312, 130081, 130127, 131350, 28906, 29215, 29467, 38805, 42379, 42548, 43913, 55107, 58286, 59127, 59996, 60779, 60958, 64362, 64844, 65341, 65366, 65630, 66452, 67053, 67262, 67280, 67465, 67764, 69284, 69890, 70861, 71083, 72327, 73110, 75817, 78396, 79120, 84012, 84037, 84590, 85229, 87214, 87500, 105955, 105996, 107500, 109592, 109966, 109968, 110422, 110423, 110614, 113801, 116213, 117288, 121700, 121836, 122874, 122989, 126307, 137488, 137555, 36551, 42058, 51496, 51609, 51701, 51793, 51813, 56109, 56960, 59114, 62193, 62195, 62237, 66213, 66430, 73441, 73474, 73495, 73717, 73821, 74815, 74839, 75544, 75553, 75633, 77508, 77552, 78037, 79519, 79619, 79683, 82375, 82379, 83641, 85049, 85760, 85933, 86517, 89169, 93042, 97068, 106455, 106553, 106554, 117962, 118154, 119163, 11464, 120383, 120510, 124978, 131671, 132434, 133160, 133484, 133807, 133877, 134714, 135229, 135523, 135525, 135829, 136172, 137088, 137367, 59633, 60077, 60652, 61126, 61192, 61446, 70447, 78518, 79604, 81452, 87692, 88091, 89790, 89814, 98972, 99380, 666, 65561, 66198, 66201, 67193 et 72820, pour un montant total de 17 522,22 euros. Constatant que la société Viamedis n'avait pas procédé au règlement des créances identifiées dans ces titres exécutoires, le directeur départemental des finances de Saône-et-Loire a émis à l'encontre de la société, le 6 juillet 2021, quatre SATD, référencées sous les nos 29711582215, 29711582315, 29711582415 et 29711602415, pour un montant global de 17 522,22 euros.

4. Par ses conclusions analysées, ci-dessus, aux 1°) à 3°) des visas du présent jugement, la société Viamedis doit être regardée comme demandant au tribunal, d'une part, d'annuler ces cent soixante-six titres exécutoires et de la décharger de l'obligation de payer les créances y figurant et, d'autre part, de la décharger de l'obligation de payer la somme de 17 522,22 euros procédant des quatre SATD émises le 6 juillet 2021.

Sur le cadre juridique :

5. Aux termes de l'article L. 6145-9 du code de la santé publique : " I.- Les créances des établissements publics de santé sont recouvrées selon les modalités définies aux articles L. 1611-5 et L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. () Par dérogation aux 5° et 6° du même article L. 1617-5, le comptable public assignataire de l'établissement public de santé adresse, sans lettre de relance préalable, une mise en demeure pour un ou plusieurs titres de recettes aux fins d'interrompre la prescription prévue au 3° dudit article L. 1617-5 ". Aux termes de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales : " 1° En l'absence de contestation, le titre de recettes individuel ou collectif émis par la collectivité territoriale ou l'établissement public local permet l'exécution forcée d'office contre le débiteur. / Toutefois, l'introduction devant une juridiction de l'instance ayant pour objet de contester le bien-fondé d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local suspend la force exécutoire du titre. / L'action dont dispose le débiteur d'une créance assise et liquidée par une collectivité territoriale ou un établissement public local pour contester directement devant la juridiction compétente le bien-fondé de ladite créance se prescrit dans le délai de deux mois à compter de la réception du titre exécutoire ou, à défaut, du premier acte procédant de ce titre ou de la notification d'un acte de poursuite. / 2° La contestation qui porte sur la régularité d'un acte de poursuite est présentée selon les modalités prévues à l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. () / 3° L'action des comptables publics chargés de recouvrer les créances des régions, des départements, des communes et des établissements publics locaux se prescrit par quatre ans à compter de la prise en charge du titre de recettes. /Le délai de quatre ans mentionné à l'alinéa précédent est interrompu par tous actes comportant reconnaissance de la part des débiteurs et par tous actes interruptifs de la prescription. () 5° Lorsque le redevable n'a pas effectué le versement qui lui était demandé à la date limite de paiement, le comptable public lui adresse la mise en demeure de payer prévue à l'article L. 257 du livre des procédures fiscales avant la notification du premier acte d'exécution forcée devant donner lieu à des frais. / Lorsque la mise en demeure de payer n'a pas été suivie de paiement, le comptable public peut, à l'expiration d'un délai de huit jours suivant sa notification, engager des poursuites devant donner lieu à des frais mis à la charge du redevable dans les conditions fixées à l'article 1912 du code général des impôts. () 7° Le recouvrement par les comptables publics compétents des titres rendus exécutoires dans les conditions prévues au présent article peut être assuré par voie de saisie administrative à tiers détenteur dans les conditions prévues à l'article L. 262 du livre des procédures fiscales ".

6. Aux termes de l'article L. 252 A du livre des procédures fiscales : " Constituent des titres exécutoires les arrêtés, états, rôles, avis de mise en recouvrement, titres de perception ou de recettes que l'Etat, les collectivités territoriales ou les établissements publics dotés d'un comptable public délivrent pour le recouvrement des recettes de toute nature qu'ils sont habilités à recevoir ". Aux termes de l'article L. 262 du même livre : " 1. Les créances dont les comptables publics sont chargés du recouvrement peuvent faire l'objet d'une saisie administrative à tiers détenteur notifiée aux dépositaires, détenteurs ou débiteurs de sommes appartenant ou devant revenir aux redevables () ". Aux termes de l'article L. 281 de ce livre : " Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. () Les contestations relatives au recouvrement ne peuvent pas remettre en cause le bien-fondé de la créance. Elles peuvent porter : / 1° Sur la régularité en la forme de l'acte ; / 2° A l'exclusion des amendes et condamnations pécuniaires, sur l'obligation au paiement, sur le montant de la dette compte tenu des paiements effectués et sur l'exigibilité de la somme réclamée. / Les recours contre les décisions prises par l'administration sur ces contestations sont portés dans le cas prévu au 1° devant le juge de l'exécution. Dans les cas prévus au 2°, ils sont portés : () c) Pour les créances non fiscales des collectivités territoriales, des établissements publics locaux et des établissements publics de santé, devant le juge de l'exécution ". Enfin, aux termes de l'article R. 281-1 de ce même livre : " Les contestations relatives au recouvrement prévues par l'article L. 281 peuvent être formulées par le redevable lui-même (). / Elles font l'objet d'une demande qui doit être adressée, appuyée de toutes les justifications utiles, au chef de service compétent suivant : / a) Le directeur départemental ou régional des finances publiques du département dans lequel a été prise la décision d'engager la poursuite ou le responsable du service à compétence nationale si le recouvrement incombe à un comptable de la direction générale des finances publiques () ".

Sur le litige relatif aux saisies administratives à tiers détenteur :

A titre principal :

7. Il résulte des dispositions citées aux points 5 et 6 que l'ensemble du contentieux du recouvrement des créances non fiscales des établissements publics de santé relève de la compétence du juge de l'exécution, tandis que le contentieux du bien-fondé de ces créances est de celle du juge compétent pour en connaître sur le fond.

8. Compte tenu de la nature de ses conclusions et des moyens invoqués, la société Viamedis doit notamment être regardée comme contestant le montant de la dette qui lui est réclamée par les SATD en litige compte tenu des paiements qu'elle a déjà effectués et comme contestant l'exigibilité d'une partie de la dette au motif que certaines des créances figurant dans ces SATD sont prescrites. Une telle demande, qui a ainsi le caractère d'une contestation relative au recouvrement, relève de la compétence du juge de l'exécution, c'est-à-dire du juge judiciaire. Les oppositions à poursuites présentées par la société Viamedis doivent dès lors être rejetées comme portées devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître. Les conclusions tendant à la décharge de l'obligation de payer la somme de 17 522,22 euros procédant des SATD émises le 6 juillet 2021 doivent donc être rejetées comme présentées devant une juridiction incompétente pour en connaitre.

A titre surabondant :

En ce qui concerne la SATD n° 29711582215 :

9. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'émission, le 6 juillet 2021, de la SATD, la société Viamedis et la mutuelle cliente de Viamedis ont procédé, dans les mains du comptable du centre hospitalier du pays Charolais Brionnais, au règlement spontané d'une somme globale de 1 749,09 euros, au cours de la période du 5 août au 8 septembre 2021 correspondant au montant de trente-neuf titres exécutoires référencés sous les nos 100247, 100392, 103623, 108695, 111387, 111461, 111737, 112096, 112638, 113092, 113353, 114794, 115014, 115042, 118582, 128939, 130081, 130127, 131350, 28906, 29215, 42379, 43913, 55107, 58286, 64844, 65341, 66452, 67764, 69284, 70861, 72327, 73110, 75817, 79120, 84012, 84037, 85229 et 87214 et que le comptable a remboursé à la société Viamedis, en avril 2022, après l'introduction de la requête, cette somme de 1 749,09 euros au motif qu'elle avait déjà été recouvrée par son appréhension, par l'effet de la saisie, sur le compte bancaire détenu par la société. L'opposition à poursuite présentée par la société Viamedis, en tant qu'elle porte sur cette somme de 1 749,09 euros, est dès lors devenue sans objet.

En ce qui concerne la SATD n° 29711582315 :

10. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'émission, le 6 juillet 2021, de la SATD, la société Viamedis a procédé, dans les mains du comptable du centre hospitalier du pays Charolais Brionnais, au règlement spontané d'une somme globale de 3 272,17 euros, les 30 juillet et 5 août 2021, correspondant au montant des titres exécutoires nos 105955, 105996, 107500, 109592, 110422, 110423, 110614, 113801, 116213, 117288, 121700, 121836, 122874, 122989, 126307, 137555, 42058, 51813, 56960, 59114, 62195, 62237, 66213, 73441, 73474, 73717, 74815, 74839, 75544, 75633, 77552, 78037, 79683, 82379, 83641, 85049, 86517 et 89169 et que le comptable a remboursé à la société Viamedis, en décembre 2021 et avril 2022, après l'introduction de la requête, cette somme de 3 272,17 euros au motif qu'elle avait déjà été recouvrée par son appréhension, par l'effet de la saisie, sur le compte bancaire détenu par la société. L'opposition à poursuite présentée par la société Viamedis, en tant qu'elle porte sur cette somme de 3 272,17 euros, est dès lors devenue sans objet.

11. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'émission, le 6 juillet 2021, de la SATD, et après avoir introduit sa requête, la société Viamedis a procédé, dans les mains du comptable du centre hospitalier du pays Charolais Brionnais, au règlement spontané d'une somme de 8,40 euros, le 20 décembre 2021, correspondant au montant du titre exécutoire n° 82375 et que le comptable a remboursé à la société Viamedis, en avril 2022, cette somme de 8,40 euros au motif qu'elle avait déjà été recouvrée par son appréhension, par l'effet de la saisie, sur le compte bancaire détenu par la société. L'opposition à poursuite présentée par la société Viamedis, en tant qu'elle porte sur cette somme de 8,40 euros, est dès lors devenue sans objet.

En ce qui concerne la SATD n° 29711582415 :

12. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'émission, le 6 juillet 2021, de la SATD, la société Viamedis a procédé, dans les mains du comptable du centre hospitalier du pays Charolais Brionnais, au règlement spontané d'une somme globale de 835,21 euros, par des virements effectués les 9 août 2021, correspondant au montant des titres exécutoires nos106455, 106553, 106554, 117962, 119163, 11464, 120383, 124978, 131671, 132434, 133160, 133484, 136172, 137088, 137367, 59633, 60077, 61126, 61192, 61446, 70447, 78518, 81452, 89790, 98972 et 99380 et que le comptable, en avril 2022, a remboursé à la société Viamedis, après l'introduction de la requête, cette somme de 835,21 euros au motif qu'elle avait déjà été recouvrée par son appréhension, par l'effet de la saisie, sur le compte bancaire détenu par la société. L'opposition à poursuite présentée par la société Viamedis, en tant qu'elle porte sur cette somme de 835,21 euros, est dès lors devenue sans objet.

En ce qui concerne la SATD n° 29711602415 :

13. Il résulte de l'instruction que la société Viamedis, en décembre 2020, août 2021 et le 8 septembre 2021, a procédé, dans les mains du comptable du centre hospitalier du pays Charolais Brionnais, au règlement spontané d'une somme globale de 2 338 euros, correspondant au montant des titres exécutoires nos 65561, 66198, 66201 et 67193 et que le comptable, en décembre 2021 et avril 2022, a remboursé à la société Viamedis, après l'introduction de la requête, cette somme de 2 338 euros au motif qu'elle avait déjà été recouvrée par son appréhension, par l'effet de la saisie, sur le compte bancaire détenu par la société. L'opposition à poursuite présentée par la société Viamedis, en tant qu'elle porte sur cette somme de 2 338 euros, est dès lors devenue sans objet.

14. Il résulte de l'instruction que le titre exécutoire n° 72820, d'un montant de 4 338,04 euros, émis à l'encontre de la société Viamedis le 29 octobre 2020 a été retiré, le 14 janvier 2022, en cours d'instance, par le centre hospitalier du pays Charolais Brionnais et que le comptable, le 14 janvier 2022, a remboursé cette somme à la société Viamedis, après l'introduction de la requête, cette somme de 4 338,04 euros. L'opposition à poursuite présentée par la société Viamedis, en tant qu'elle porte sur cette somme de 4 338,04 euros, est dès lors devenue sans objet.

Sur les litiges relatifs aux titres exécutoires :

En ce qui concerne les litiges relatifs aux titres exécutoires figurant dans la SATD n° 29711582215 :

S'agissant du litige relatif au titre exécutoire n° 38805 :

15. Il résulte de l'instruction que le titre exécutoire n° 38805, d'un montant de 658 euros, émis à l'encontre de la société Viamedis le 15 mai 2018 a été retiré en cours d'instance, le 14 octobre 2021, par le centre hospitalier du pays Charolais Brionnais. Les conclusions de la société Viamedis tendant à l'annulation de ce titre exécutoire et la décharge de l'obligation de payer la créance réclamée par ce titre exécutoire sont par conséquent devenues sans objet. Il n'y a dès lors pas lieu de statuer sur ces conclusions.

S'agissant des litiges relatifs aux titres exécutoires nos 100247, 100392, 103623, 108695, 111387, 111461, 111737, 112096, 112638, 113092, 113353, 114794, 115014, 115042, 118582, 128939, 130081, 130127, 131350, 28906, 29215, 42379, 43913, 55107, 58286, 64844, 65341, 66452, 67764, 69284, 70861, 72327, 73110, 75817, 79120, 84012, 84037, 87214, 85229, 29467, 65630, 67262 et 67280 :

16. Il résulte de l'instruction et de ce qui a été dit au point 9 que la société Viamedis ou sa mutuelle cliente ont spontanément payé au comptable, entre le 15 juin 2020 et le 8 septembre 2021, les créances figurant dans les quarante-trois titres exécutoires ci-dessus référencés et la société requérante n'a soumis au juge aucune contestation relative au bien-fondé de ces créances mais lui a simplement indiqué, dans le dernier état de ses écritures, que ces créances avaient été " payées " ou " mises en paiement ". Dans ces conditions, il y a lieu de considérer que, avant même l'introduction de la requête, intervenue le 27 septembre 2021, la société a reconnu que les créances qui lui étaient réclamées étaient bien dues et qu'il n'existait ainsi aucun litige relatif au bien-fondé de ces créances. Les conclusions de la société Viamedis tendant à l'annulation de ces quarante-trois titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les créances réclamées par ces titres exécutoires ne sont par conséquent pas recevables et doivent par suite être rejetées pour ce motif.

S'agissant des litiges relatifs aux titres exécutoires nos 127219, 129312, 42548, 59127, 59996, 60779, 60958, 64362, 65366, 67053, 67262, 67465, 69890, 71083, 78396, 84590 et 87500 :

Quant aux titres nos 127219, 42548 et 78396 :

17. La société requérante soutient qu'elle n'a plus de convention avec la mutuelle. En défense, le centre hospitalier, à qui il appartient de prouver que les sommes figurant sur ces titres exécutoires correspondaient bien à des créances pouvant être mises à la charge de la société Viamedis, n'a produit aucun élément, et en particulier pas les cartes de mutuelle des patients, des accords de prise en charge ou tout autre document, prouvant que les personnes concernées par ces titres exécutoires avaient bien souscrit à une mutuelle disposant, aux dates d'hospitalisation, d'une convention conclue avec la société Viamedis. La société requérante est dès lors fondée à soutenir que les créances qui lui sont réclamées par les titres exécutoires nos 127219, 42548 et 78396 ne sont pas fondées et à demander l'annulation de ces titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les sommes procédant de ces titres.

Quant aux titres nos 129312, 60779, 60958 et 65366 :

18. La société Viamedis soutient que les bénéficiaires des soins respectivement visés dans les titres nos 129312, 60779, 60958 et 65366 n'ont pas souscrit de " complémentaire à la date des soins ", en 2018. Le centre hospitalier, à qui il appartient de prouver que les sommes figurant sur ces titres exécutoires correspondaient bien à des créances pouvant être mises à la charge de la société Viamedis, n'a produit aucun élément, et en particulier pas les cartes de mutuelle des patients ou des accords de prise en charge, prouvant que ces personnes bénéficiaient effectivement, en 2018, de prestations souscrites auprès d'un organisme de protection complémentaire de santé.

19. La société requérante est dès lors fondée à soutenir que les créances qui lui sont réclamées par les titres exécutoires nos 129312, 60779, 60958 et 65366 ne sont pas fondées et à demander l'annulation de ces titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les sommes procédant de ces titres.

Quant aux titres nos 64362, 67262, 84590 et 87500 :

20. En se bornant, dans le dernier état de ses écritures, à indiquer " demande de duplicata " sous la rubrique " motif de contestation ", la société Viamedis, à qui les titres exécutoires nos 64362, 67262, 84590 et 87500 ont d'ailleurs été transmis en cours d'instance par le centre hospitalier, n'invoque aucun motif contestant le bien-fondé des créances qui lui sont réclamées dans ces titres. La société requérante n'est dès lors pas fondée à demander l'annulation de ces titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les créances procédant de ces titres.

Quant aux titres nos 67053 et 71083 :

21. Si la société requérante soutient que, pour ces deux titres, le " patient n'est pas un bénéficiaire identifié par Viamedis " et que le " bénéficiaire est inconnu ", le centre hospitalier a produit en défense une liste des patients bénéficiaires pris en charge par la société Viamedis au titre de l'année 2018 sur laquelle figurent les noms des personnes désignées dans ces titres exécutoires, M. G H et Mme U H. La société requérante n'a produit aucun autre élément de nature à établir que les personnes identifiées sur ces titres ne seraient en réalité pas au nombre des " bénéficiaires " de Viamedis.

22. La société requérante n'est dès lors pas fondée à demander l'annulation des titres exécutoires nos 67053 et 71083 et la décharge de l'obligation de payer les sommes procédant de ces titres.

Quant aux titres nos 59127, 59996, 67465 et 69890 :

23. La société Viamedis soutient que le " risque n'est pas couvert " par la " complémentaire " des bénéficiaires des soins respectivement visés dans les titres nos 59127, 59996, 67465 et 69890. Le centre hospitalier, à qui il appartient de prouver que les sommes figurant sur ces titres exécutoires correspondent bien à des créances pouvant être mises à la charge de la société Viamedis, n'a produit aucun élément, et en particulier pas les cartes de mutuelle des intéressés ou des accords de prise en charge, prouvant que les personnes identifiées sur ces titres bénéficiaient effectivement de ce type de prestations.

24. La société requérante est dès lors fondée à soutenir que les créances qui lui sont réclamées par les titres exécutoires nos 59127, 59996, 67465 et 69890 ne sont pas fondées et à demander l'annulation de ces titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les sommes procédant de ces titres.

En ce qui concerne les litiges relatifs aux titres exécutoires figurant dans la SATD n° 29711582315 :

S'agissant du litige relatif au titre exécutoire n° 82375 :

25. Il résulte de l'instruction et de ce qui a été dit aux point 11 que la société Viamedis a spontanément payé au comptable, le 20 octobre 2021, la créance de 8,40 euros figurant sur le titre exécutoire no 82375 et n'a soumis au juge aucune contestation relative au bien-fondé de cette créance mais lui a simplement précisé, dans le dernier état de ses écritures, qu'elle avait été " payée ". Dans ces conditions, il y a lieu de considérer que, postérieurement à l'introduction de la requête, la société a reconnu que la créance qui lui était réclamée était bien due. Le litige relatif au bien-fondé de cette créance ayant disparu en cours d'instance, les conclusions de la société Viamedis tendant à l'annulation de ce titre exécutoire et à la décharge de l'obligation de payer la créance réclamée par ce titre exécutoire sont par conséquent devenues sans objet à la date du présent jugement.

S'agissant des litiges relatifs aux titres exécutoires nos 105955, 105996, 107500, 109592, 110422, 110423, 110614, 113801, 116213, 117288, 121700, 121836, 122874, 122989, 126307, 137555, 42058, 51813, 56960, 59114, 62195, 62237, 66213, 73441, 73474, 73717, 74815, 74839, 75544, 75633, 77552, 78037, 79683, 82379, 83641, 85049, 86517, 89169, 36551, 51609, 73495, 73821 et 79619 :

26. Il résulte de l'instruction et de ce qui a été dit au point 10 que la société Viamedis a spontanément payé au comptable, entre le 15 juin 2020 et le 8 septembre 2021, les créances figurant dans les quarante-trois titres exécutoires ci-dessus référencés et n'a soumis au juge aucune contestation relative au bien-fondé de ces créances mais lui a simplement indiqué, dans le dernier état de ses écritures, que ces créances avaient été " payées " ou " mises en paiement ". Dans ces conditions, il y a lieu de considérer que, avant même l'introduction de la requête, intervenue le 27 septembre 2021, la société a reconnu que les créances qui lui étaient réclamées étaient bien dues et qu'il n'existait ainsi aucun litige relatif au bien-fondé de ces créances. Les conclusions de la société Viamedis tendant à l'annulation de ces quarante-trois titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les créances réclamées par ces titres exécutoires ne sont par conséquent pas recevables et doivent par suite être rejetées pour ce motif.

S'agissant des litiges relatifs aux titres exécutoires nos 109966, 109968, 137488, 51496, 51701, 51793, 56109, 62193, 66430, 75553, 77508, 79519, 85760, 85933, 93042 et 97068 :

Quant aux titres nos 51496, 51701, 62193 et 66430 :

27. La société Viamedis soutient que les bénéficiaires des soins respectivement visés dans les titres nos 51496, 51701, 62193 et 66430 n'ont pas souscrit de " complémentaire à la date des soins ", en 2018. Le centre hospitalier, à qui il appartient de prouver que les sommes figurant sur ces titres exécutoires correspondaient bien à des créances pouvant être mises à la charge de la société Viamedis, n'a produit aucun élément, et en particulier pas les cartes de mutuelle des patients ou des accords de prise en charge, prouvant que ces personnes bénéficiaient effectivement, en 2018, de prestations souscrites auprès d'un organisme de protection complémentaire de santé.

28. La société requérante est dès lors fondée à soutenir que les créances qui lui sont réclamées par les titre exécutoire nos 51496, 51701, 62193 et 66430 ne sont pas fondées et à demander l'annulation de ces titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les sommes procédant de ces titres.

Quant aux titres nos 85933, 93042 et 97068 :

29. En se bornant à indiquer " demande de duplicata " sous la rubrique " motif de contestation ", la société Viamedis, à qui les titres exécutoires nos 85933, 93042 et 97068 ont d'ailleurs été transmis en cours d'instance par le centre hospitalier, n'invoque aucun motif contestant le bien-fondé des créances qui lui sont réclamées dans ces titres. La société requérante n'est dès lors pas fondée à demander l'annulation de ces titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les créances procédant de ces titres.

Quant aux titres nos 109966, 109968 et 56109 :

30. Si la société requérante soutient que, pour ces quatre titres, le " patient n'est pas un bénéficiaire identifié par Viamedis " et que le " bénéficiaire est inconnu ", le centre hospitalier a toutefois produit en défense une liste des patients bénéficiaires pris en charge par la société Viamedis au titre de l'année 2018 sur laquelle figurent le nom du " patient " désigné dans ces titres exécutoires, Mme V P. La société requérante n'a produit aucun autre élément de nature à établir que la personne identifiée sur ce titre ne serait en réalité pas au nombre des " bénéficiaires " de Viamedis.

31. La société requérante n'est dès lors pas fondée à demander l'annulation des titres exécutoires nos 109966, 109968 et 56109 et la décharge de l'obligation de payer les sommes procédant de ces titres.

Quant au titre no 137488 :

32. La société requérante soutient que le " patient n'est pas un bénéficiaire identifié par Viamedis " et que le " bénéficiaire est inconnu ".

33. D'une part, si le centre hospitalier, à qui il appartient de prouver que la somme figurant sur ce titre exécutoire correspond bien à une créance pouvant être mise à la charge de la société Viamedis, a produit en défense une liste des patients bénéficiaires pris en charge par la société Viamedis au titre de l'année 2018, le nom des personnes désignées dans ce titre exécutoire, M. D Q et M. A Q, ne figurent pas sur cette liste. D'autre part, le centre hospitalier n'a produit aucun élément, et en particulier pas la carte de mutuelle de M. D Q ou un accord de prise en charge, prouvant que les personnes identifiées sur ce titre étaient bien " bénéficiaires " de Viamedis.

34. La société requérante est dès lors fondée à soutenir que la créance qui lui a été réclamée par le titre exécutoire no 137488 n'est pas fondée et à demander l'annulation de ce titre exécutoire et la décharge de l'obligation de payer la somme procédant de ce titre.

Quant aux titres nos 51793, 75553, 79519 et 85760 :

35. La société Viamedis soutient que le " risque n'est pas couvert " par la " complémentaire " des bénéficiaires des soins respectivement visés dans les titres nos 51793 75553, 79519 et 85760. Le centre hospitalier, à qui il appartient de prouver que les sommes figurant sur ces titres exécutoires correspondent bien à des créances pouvant être mises à la charge de la société Viamedis, n'a produit aucun élément, et en particulier pas les cartes de mutuelle des intéressés ou des accords de prise en charge, prouvant que les personnes identifiées sur ces titres bénéficiaient effectivement de ce type de prestations.

36. La société requérante est dès lors fondée à soutenir que les créances qui lui sont réclamées par les titres exécutoires nos 51793, 75553, 79519 et 85760 ne sont pas fondées et à demander l'annulation de ces titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les sommes procédant de ces titres.

Quant au titre no 77508 :

37. La société Viamedis soutient que la " facture n'est pas conforme " et qu'il n'y a " pas de prise en charge à la date des soins " du bénéficiaire des soins visé dans le titre no 77508. Le centre hospitalier, à qui il appartient de prouver que la sommes figurant sur ce titre exécutoire correspond bien à une créance pouvant être mise à la charge de la société Viamedis, n'a produit aucun élément, et en particulier pas la carte de mutuelle de l'intéressé ou d'accord de prise en charge, prouvant que la facture serait bien conforme à la prise en charge consentie par la mutuelle cliente de Viamedis.

38. La société requérante est dès lors fondée à soutenir que la créance qui lui a été réclamée par le titre exécutoire no 77508 n'est pas fondée et à demander l'annulation de ce titre exécutoire et la décharge de l'obligation de payer la somme procédant de ce titre.

En ce qui concerne les litiges relatifs aux titres exécutoires figurant dans la SATD n° 29711582415 :

S'agissant des litiges relatifs aux titres exécutoires nos 106455, 106553, 106554, 117962, 119163, 11464, 120383, 124978, 131671, 132434, 133160, 133484, 136172, 137088, 137367, 59633, 60077, 61126, 61192, 61446, 70447, 78518, 81452, 89790, 98972, 99380, 88091, 79604 et 60652 :

39. Il résulte de l'instruction et de ce qui a été dit au point 12 que la société Viamedis a spontanément payé au comptable, en août 2021, les créances figurant dans les vingt-neuf titres exécutoires ci-dessus référencés et n'a soumis au juge aucune contestation relative au bien-fondé de ces créances mais lui a simplement indiqué, dans le dernier état de ses écritures, que ces créances avaient été " payées " ou " mises en paiement ". Dans ces conditions, il y a lieu de considérer que, avant même l'introduction de la requête, intervenue le 27 septembre 2021, la société a reconnu que les créances qui lui étaient réclamées étaient bien dues et qu'il n'existait ainsi aucun litige relatif au bien-fondé de ces créances. Les conclusions de la société Viamedis tendant à l'annulation de ces vingt-neuf titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les créances réclamées par ces titres exécutoires ne sont par conséquent pas recevables et doivent par suite être rejetées pour ce motif.

S'agissant des litiges relatifs aux titres exécutoires nos 118154, 120510, 133807, 133877, 134714, 135229, 135523, 135525, 135829, 87692 et 89814 :

Quant aux titres nos 133807 et 89814 :

40. La société Viamedis soutient que les bénéficiaires des soins respectivement visés dans les titres nos 133807 et 89814 n'ont pas souscrit de " complémentaire à la date des soins " en 2018. Le centre hospitalier, à qui il appartient de prouver que les sommes figurant sur ces titres exécutoires correspondent bien à des créances pouvant être mises à la charge de la société Viamedis, n'a produit aucun élément, et en particulier pas les cartes de mutuelle des patients ou des accords de prise en charge, prouvant que ces personnes bénéficiaient effectivement, en 2018, de prestations souscrites auprès d'un organisme de protection complémentaire de santé.

41. La société requérante est dès lors fondée à soutenir que les créances qui lui sont réclamées par les titres exécutoires nos 133807 et 89814 ne sont pas fondées et à demander l'annulation de ces titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les sommes procédant de ces titres.

Quant au titre no 118154 :

42. En se bornant à indiquer " en attente de prise en charge 214801886 " sous la rubrique " motif de contestation ", la société Viamedis n'invoque aucun motif intelligible pour contester le bien-fondé de la créance qui lui est réclamée dans ce titre. La société requérante n'est dès lors pas fondée à demander l'annulation de ce titre exécutoire et la décharge de l'obligation de payer la créance procédant de ce titre.

Quant aux titres nos 120510, 133877, 134714 ,135229, 135829 et 87692 :

43. Si la société requérante soutient que, pour chacun des six titres ci-dessus référencés, le " patient n'est pas un bénéficiaire identifié par Viamedis " et que le " bénéficiaire est inconnu ", le centre hospitalier a toutefois produit en défense une liste des patients bénéficiaires pris en charge par la société Viamedis au titre de l'année 2018 sur laquelle figurent le nom du " patient " désigné dans chacun de ces titres exécutoires -respectivement M. W B, Mme I E, Mme C R, M. K L, M. S F et Mme X-. La société requérante n'a produit aucun autre élément de nature à établir que la personne identifiée sur chacun de ces titres ne serait en réalité pas au nombre des " bénéficiaires " de Viamedis.

44. La société requérante n'est dès lors pas fondée à demander l'annulation des titres exécutoires nos 120510, 133877, 134714, 135229, 135829 et 87692 et la décharge de l'obligation de payer les sommes procédant de ces titres.

Quant aux titres nos 135523 et 135525 :

45. La société requérante soutient que, pour ces deux titres, le " patient n'est pas un bénéficiaire identifié par Viamedis " et que le " bénéficiaire est inconnu ".

46. D'une part, si le centre hospitalier, à qui il appartient de prouver que les sommes figurant sur ces titres exécutoires correspondent bien à des créances pouvant être mises à la charge de la société Viamedis, a produit en défense une liste des patients bénéficiaires pris en charge par la société Viamedis au titre de l'année 2018, le nom des personnes désignées dans ces titres exécutoires, Mme T O et M. M J, ne figurent pas sur cette liste. D'autre part, le centre hospitalier n'a produit aucun autre élément, et en particulier pas la carte de mutuelle de Mme T O et de M. M J ou un accord de prise en charge, prouvant que les personnes identifiées sur ces titres étaient bien " bénéficiaires " de Viamedis.

47. La société requérante est dès lors fondée à soutenir que les créances qui lui ont été réclamées par les titres exécutoires nos 135523 et 135525 ne sont pas fondées et à demander l'annulation de ces titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les sommes procédant de ces titres.

En ce qui concerne les litiges relatifs aux titres exécutoires figurant dans la SATD n° 29711602415 :

S'agissant du litige relatif au titre exécutoire no 72820 :

48. Il résulte de l'instruction et de ce qui a été dit au point 14 que le titre exécutoire n° 72820, d'un montant de 4 338,04 euros, émis à l'encontre de la société Viamedis le 29 octobre 2020 a été retiré en cours d'instance, le 14 janvier 2022, par le centre hospitalier du pays Charolais Brionnais. Les conclusions de la société Viamedis tendant à l'annulation de ce titre exécutoire et à la décharge de l'obligation de payer la créance réclamée par ce titre exécutoire sont par conséquent devenues sans objet. Il n'y a dès lors pas lieu de statuer sur ces conclusions.

S'agissant des litiges relatifs aux titres exécutoires nos 65561, 66198, 66201, 67193 et 66 :

49. Il résulte de l'instruction et de ce qui a été dit au point 13 que la société Viamedis a spontanément payé au comptable, en août 2021 et le 8 septembre 2021, les créances figurant dans les cinq titres exécutoires ci-dessus référencés et n'a soumis au juge aucune contestation relative au bien-fondé de ces créances mais lui a simplement indiqué, dans le dernier état de ses écritures, que ces créances avaient été " payées " ou " mises en paiement ". Dans ces conditions, il y a lieu de considérer que, avant même l'introduction de la requête, intervenue le 27 septembre 2021, la société a reconnu que les créances qui lui étaient réclamées étaient bien dues et qu'il n'existait ainsi aucun litige relatif au bien-fondé de ces créances. Les conclusions de la société Viamedis tendant à l'annulation de ces cinq titres exécutoires et la décharge de l'obligation de payer les créances réclamées par ces titres exécutoires ne sont par conséquent pas recevables et doivent par suite être rejetées pour ce motif.

Sur les frais liés au litige :

50. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société Viamedis, qui n'est pas dans la présent instance la partie perdante, la somme que demande le centre hospitalier du pays Charolais Brionnais au titre des frais que celui-ci a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.

51. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier du pays Charolais Brionnais la somme que demande la société Viamedis au titre de ces mêmes dispositions.

DECIDE :

Article 1er : Les conclusions de la société Viamedis tendant à la décharge de l'obligation de payer la somme de 17 522,22 euros procédant des quatre saisies administratives à tiers détenteur émises le 6 juillet 2021 sont rejetées comme présentées devant une juridiction incompétente pour en connaitre.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la société Viamedis tendant à l'annulation du titre exécutoire no 38805, émis le 15 mai 2018 pour un montant de 658 euros, et à la décharge de l'obligation de payer cette somme.

Article 3 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la société Viamedis tendant à l'annulation du titre exécutoire no 82375, émis le 13 septembre 2018 pour un montant de 8,40 euros, et à la décharge de l'obligation de payer cette somme.

Article 4 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la société Viamedis tendant à l'annulation du titre exécutoire no 72820, émis le 29 octobre 2020 pour un montant de 4 338,04 euros, et à la décharge de l'obligation de payer cette somme.

Article 5 : Les titres exécutoires figurant dans la saisie administrative à tiers détenteur no 29711582215, référencés sous les nos 127219, 42548, 78396, 129312, 60779, 60958, 65366, 59127, 59996, 67465 et 69890 sont annulés et la société Viamedis est déchargée de l'obligation de payer les sommes procédant respectivement de chacun de ces titres exécutoires.

Article 6 : Les titres exécutoires figurant dans la saisie administrative à tiers détenteur no 29711582315, référencés sous les nos 137488, 51496, 51701, 51793, 62193, 66430, 75553, 77508, 79519 et 85760, sont annulés et la société Viamedis est déchargée de l'obligation de payer les sommes procédant respectivement de chacun de ces titres exécutoires.

Article 7 : Les titres exécutoires figurant dans la saisie administrative à tiers détenteur no 29711582415, référencés sous les nos 133807, 89814, 135523 et 13525, sont annulés et la société Viamedis est déchargée de l'obligation de payer les sommes procédant respectivement de chacun de ces titres exécutoires.

Article 8 : Les conclusions présentées par les parties sont rejetées pour le surplus.

Article 9 : Le présent jugement sera notifié à la société Viamedis, au centre hospitalier du pays Charolais Brionnais et au directeur départemental des finances de Saône-et-Loire.

Délibéré après l'audience du 14 décembre 2023 à laquelle siégeaient :

- M. Boissy, président,

- Mme Desseix, première conseillère,

- Mme Bois, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 janvier 2024.

L'assesseure la plus ancienne,

M. DesseixLe président,

L. BoissyLa greffière,

E. Herique

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition conforme,

Le greffier

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