jeudi 23 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2103031 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | CH 2 JU |
| Avocat requérant | AMELA-PELLOQUIN CORALIE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 novembre 2021, Mme A B, représentée par Me Amela-Pelloquin, demande au tribunal :
1°) d'annuler le compte rendu d'évaluation professionnelle établi au titre de l'année 2020, notifié le 1er octobre 2021 ;
2°) d'enjoindre au président du conseil départemental de la Nièvre de procéder à la révision de son compte rendu d'évaluation professionnelle au titre de l'année 2020 dans le délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge du département de la Nièvre la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le compte rendu d'évaluation a été établi à l'issue d'une procédure irrégulière au regard des dispositions de l'article 6 du décret n° 2014-1526 dès lors que sa convocation à l'entretien préalable n'était pas accompagnée de sa fiche de poste et d'un exemplaire de la fiche d'entretien ;
- l'entretien organisé dans le cadre de sa demande de révision a été réalisé par la directrice du développement social et sa cheffe de service était présente à cet entretien ;
- le compte rendu d'entretien comporte des éléments qui n'ont pas été abordés au cours de l'entretien de sorte que le principe du contradictoire et les dispositions des articles 3 et 6 du décret du 26 décembre 2014 ont été méconnus ;
- le compte-rendu d'évaluation comporte des mentions qui ne sont pas avérées ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il est entaché d'un détournement de procédure.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 novembre 2022, le département de la Nièvre conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme B la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 25 octobre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 14 novembre 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 2014-1526 du 26 décembre 2014 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les conclusions de Mme Desseix, rapporteure publique,
- et les observations de Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, rédactrice territoriale, occupe les fonctions de conseillère gérontologie handicap au sein du site d'action médicale et sociale de Decize. Son entretien annuel d'évaluation portant sur l'année 2020 s'est tenu le 3 février 2021 et a fait l'objet d'un compte-rendu notifié le 23 mars 2021. Elle a sollicité la révision de ce compte-rendu puis la saisine de la commission administrative paritaire. A la suite de l'avis rendu par cette commission, le compte-rendu d'évaluation professionnelle a été rectifié par l'autorité territoriale et notifié à l'agent le 1er octobre 2021. Par sa requête Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation du compte-rendu d'évaluation professionnelle au titre de l'année 2020 notifié le 1er octobre 2021.
Sur les conclusions tendant à l'annulation du compte rendu d'évaluation professionnelle notifié à Mme B le 1er octobre 2021 et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête :
2. Aux termes de l'article 17 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " La valeur professionnelle des fonctionnaires fait l'objet d'une appréciation qui se fonde sur une évaluation individuelle donnant lieu à un compte rendu qui leur est communiqué. ". Aux termes de l'article 76 de la loi du 26 janvier 1984 : " L'appréciation, par l'autorité territoriale, de la valeur professionnelle des fonctionnaires se fonde sur un entretien professionnel annuel conduit par le supérieur hiérarchique direct qui donne lieu à l'établissement d'un compte rendu. Ce compte rendu est visé par l'autorité territoriale qui peut formuler, si elle l'estime utile, ses propres observations. Lors de l'entretien professionnel annuel, les fonctionnaires reçoivent une information sur l'ouverture et l'utilisation de leurs droits afférents au compte prévu à l'article 22 quater de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 précitée. / A la demande de l'intéressé, la commission administrative paritaire peut demander la révision du compte rendu de l'entretien professionnel. () ". Aux termes de l'article 3 du décret du 26 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux : " L'entretien professionnel porte principalement sur : / 1° Les résultats professionnels obtenus par le fonctionnaire eu égard aux objectifs qui lui ont été assignés et aux conditions d'organisation et de fonctionnement du service dont il relève ; / 2° Les objectifs assignés au fonctionnaire pour l'année à venir et les perspectives d'amélioration de ses résultats professionnels, compte tenu, le cas échéant, des évolutions prévisibles en matière d'organisation et de fonctionnement du service ; / 3° La manière de servir du fonctionnaire ; / 4° Les acquis de son expérience professionnelle ; / 5° Le cas échéant, ses capacités d'encadrement ; / 6° Les besoins de formation du fonctionnaire eu égard, notamment, aux missions qui lui sont imparties, aux compétences qu'il doit acquérir et à son projet professionnel ainsi que l'accomplissement de ses formations obligatoires ; / 7° Les perspectives d'évolution professionnelle du fonctionnaire en termes de carrière et de mobilité. () ". Aux termes de l'article 4 de ce décret : " Les critères à partir desquels la valeur professionnelle du fonctionnaire est appréciée, au terme de cet entretien, sont fonction de la nature des tâches qui lui sont confiées et du niveau de responsabilité assumé. Ces critères, fixés après avis du comité technique, portent notamment sur : / 1° Les résultats professionnels obtenus par l'agent et la réalisation des objectifs ; / 2° Les compétences professionnelles et techniques ; / 3° Les qualités relationnelles ; / 4° La capacité d'encadrement ou d'expertise ou, le cas échéant, à exercer des fonctions d'un niveau supérieur. ".
3. D'une part, le compte-rendu d'évaluation professionnelle de Mme B indique notamment, au titre de l'appréciation générale du supérieur hiérarchique que Mme B " exprime avec une certaine rancœur que la collectivité n'a pas été reconnaissante de cet investissement et que ses collègues n'ont pas non plus été pénalisées de ne pas avoir travaillé une grande partie du confinement ". Toutefois ainsi que le soutient la requérante, celle-ci a seulement indiqué, au titre du bilan de l'année écoulé, avoir eu une charge de travail importante notamment pendant la période de confinement et que la collectivité a considéré de la même manière les personnes qui avaient travaillé pendant cette période et les autres. Ainsi, par cette observation, l'agent n'a pas exprimé de " rancœur " à l'égard du fait que la collectivité n'a pas pénalisé les agents n'ayant pas travaillé pendant la période de confinement. Par ailleurs, l'appréciation générale de la supérieure hiérarchique de Mme B indique également que " Au retour sur site, les relations sur le Pôle entre les agents administratifs ont été compliquées, avec une charge de travail importante et une collègue en difficulté. Auprès de cette collègue, il s'avère que Madame B n'a pas assuré son rôle de hiérarchie fonctionnelle, notamment elle n'a pas été présente pour la guider sur ses tâches, son attitude à son égard n'a pas toujours été bienveillante et elle n'a alerté sa hiérarchie que fin 2020 sur les difficultés de sa collègue et l'impact sur l'équipe ". Le département soutient en défense que Mme B, qui était encadrante fonctionnelle à l'égard Mme C, nouvel agent recruté à compter de mois de décembre 2019, a eu des " relations professionnelles inappropriées " avec elle alors qu'elle était censée l'accompagner dans sa prise de poste et que l'accompagnement de cet agent n'a pas été efficace. Il fait également référence à un " courriel méprisant " que la requérante aurait adressé à une collègue du service dans lequel elle évoquait les difficultés rencontrées par Mme C. Toutefois, le département ne produit aucun élément de nature à démontrer la réalité des carences constatées à l'égard de Mme B dans l'exercice de ses missions d'encadrement fonctionnel alors que celle-ci soutient avoir été présente auprès de cet agent autant qu'elle a pu, compte tenu des conditions de travail qui étaient alors en vigueur en 2020. Dès lors, Mme B est fondée à soutenir que l'appréciation générale portée par sa supérieure hiérarchique directe sur son compte rendu d'évaluation au titre de l'année 2020 est entaché d'erreurs de fait.
4. D'autre part, Mme B conteste la note de " 2 - Insuffisant " qui lui a été attribuée sur les critères d'évaluation " capacité à transmettre l'information ", " respect du lien hiérarchique " et " Ecoute et réceptivité ".
5. S'agissant du critère lié à la capacité de l'agent à transmettre l'information, l'autorité territoriale a estimé que " Mme B n'a pas alerté et relayé les difficultés repérées suffisamment tôt au cadre du site ". La requérante soutient qu'elle a tenté d'alerter la hiérarchie courant 2020 sur les difficultés liées aux conditions de reprise de l'activité en présentiel à la suite de la période de confinement et qu'elle ne rencontre aucune difficulté pour communiquer avec sa supérieure hiérarchique, ses collègues ou les partenaires de la structure. Le département de la Nièvre n'apporte aucune précision quant au manque de communication qui aurait été relevé à l'égard de la requérante. A supposer que l'autorité territoriale ait entendu faire ici référence à la circonstance que Mme B n'aurait pas informé suffisamment tôt sa supérieure hiérarchique des difficultés d'adaptation rencontrées par Mme C, ces faits ne ressortent d'aucune pièce du dossier. La requérante fait en outre valoir, sans être contestée en défense, qu'elle avait dès le mois d'août 2020, tenté d'évoquer avec sa supérieure hiérarchique la situation de cet agent, sans toutefois obtenir l'écoute attendue.
6. S'agissant du critère relatif au " respect du lien hiérarchique ", le compte rendu d'évaluation litigieux indique que " Mme B a pu avoir pendant cette année un ton inadapté à l'égard de son supérieur ". La requérante conteste avoir tenu un langage inadapté à l'égard de sa supérieure hiérarchique et indique qu'elle a toujours travaillé dans le respect de tous ses supérieurs hiérarchiques et de ses collègues. Si elle reconnait avoir haussé le ton au cours d'un entretien qui a eu lieu le 17 décembre 2020, elle précise que sa colère n'était pas dirigée vers sa supérieure hiérarchique mais visait les faits qu'elle lui rapportait. Le département ne produit aucune pièce de nature à établir que le comportement de Mme B au cours de l'année 2020 justifiait qu'il lui soit attribué la cotation 2 et le commentaire mentionné ci-dessus.
7. S'agissant du critère " Ecoute et réceptivité ", le compte rendu d'évaluation établi au titre de l'année 2020 indique que l'écoute de Mme B quant aux difficultés rencontrées par ses collaborateurs a été insuffisante. Cette mention est contestée par la requérante qui soutient avoir été à l'écoute des agents de son équipe. Le département de la Nièvre n'apporte aucune précision sur le commentaire qui a porté sur le compte rendu de l'intéressé. A supposer que l'administration ait entendu faire référence à un manque d'attention de la part de Mme B auprès de Mme C, ce manque d'attention ne ressort d'aucune pièce du dossier.
8. Enfin, la requérante conteste le commentaire mentionné au titre du critère " conception et proposition " qui indique " peu de proposition de la part de Mme B pour répondre aux besoins du service face à la charge de travail ". En se bornant à indiquer que Mme B n'a pas été force de proposition vis-à-vis de sa supérieure hiérarchique pour solutionner ses difficultés d'encadrement jusqu'au jour où sa cheffe de service a appris, par d'autres agents, les difficultés de Mme C, le département n'établit pas que l'intéressée n'aurait pas formulé de propositions pour répondre aux besoins du service face à la charge de travail alors que celle-ci soutient sans être contestée en défense qu'elle a dû mettre en place, pendant le confinement, une nouvelle stratégie de travail et de communication, que cela a demandé beaucoup d'organisation, d'adaptation et d'investissement et qu'elle a mis en place des tableaux retraçant les statistiques demandées par la direction. Mme B conteste également le commentaire relatif au critère d'évaluation " expression orale, intervention active et/ou technique en réunion ou auprès du public " qui indique que " Mme B a participé à tous les flashs infos, il s'avère cependant qu'elle a parfois été dans la critique sans que celle-ci soit toujours constructive ". La requérante soutient qu'elle n'est intervenue qu'une seule fois au cours d'une réunion " flash info " pour exprimer son désaccord avec la nouvelle présentation des dossiers de demande d'aide personnalisée à l'autonomie. Le département n'apporte aucune précision sur les critiques non constructives que l'intéressée aurait présentées au cours de ces réunions ni ne produit aucun élément de nature à justifier la mention d'un tel commentaire.
9. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B est fondée à soutenir que le compte-rendu d'évaluation professionnelle au titre de l'année 2020 est entaché d'erreurs de fait et que celles-ci ont eu une incidence sur l'évaluation qui a été faite de sa valeur professionnelle. Elle est dès lors fondée à en demander l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Le présent jugement implique que le président du conseil départemental de la Nièvre procède à nouveau à l'évaluation professionnelle de Mme B au titre de l'année 2020 et établisse un nouveau compte-rendu. Il y a lieu de lui enjoindre d'y procéder dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
11. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge du département de la Nièvre la somme de 1 500 euros à verser à Mme B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Mme B qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par le département de la Nièvre au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Le compte-rendu d'évaluation au titre de l'année 2020 de Mme B est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au président du conseil départemental de la Nièvre de procéder à l'évaluation professionnelle de Mme B au titre de l'année 2020 et d'établir un nouveau compte rendu d'évaluation professionnelle dans le délai de deux mois suivant la notification du présent jugement.
Article 3 : Le département de la Nièvre versera à Mme B la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Les conclusions présentées par le département de la Nièvre au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au département de la Nièvre.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mars 2023.
Le rapporteur,
N. D
La greffière,
L. CUROT La République mande et ordonne au préfet de la Nièvre en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026