mardi 18 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2200440 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP THURIOT-STRZALKA |
Vu la procédure suivante : Par une requête et un mémoire enregistrés les 14 février et 12 septembre 2022, la société par actions simplifiée (SAS) Spin Off, représentée par la société civile professionnelle Thuriot, Strzalka, demande au tribunal : 1°) d'écarter le mémoire en défense produit tardivement par l'administration ; 2°) d'annuler la décision implicite par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a rejeté son recours hiérarchique formé le 9 novembre 2021 contre la décision de la responsable du pôle travail / entreprise de la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de la Nièvre lui refusant le recrutement d'apprentis et de jeunes sous contrat en alternance pour une durée de deux ans dans son établissement sis 6 rue Saint-Martin à Nevers et prononçant la rupture des contrats d'apprentissage en cours avec versement de la rémunération qui aurait été versée si le contrat s'était poursuivi jusqu'à son terme ; 3°) de prononcer le remboursement des sommes indûment versées en application de cette décision ; 4°) de condamner l'Etat aux dépens, y compris le droit de plaidoirie, et de mettre à sa charge la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle soutient que : - les opérations de contrôle dont elle a fait l'objet sont irrégulières, dès lors qu'elles ont eu lieu en dehors des horaires d'ouverture au public, alors qu'aucun salarié n'était présent, et en l'absence de l'employeur ; - la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors que les alternantes refusaient de travailler le samedi, en méconnaissance de leur planning, qu'elles étaient en arrêt de travail de manière systématique lors des périodes en entreprise, que le télétravail a été rendu indispensable compte tenu de la crise sanitaire, mais qu'elles bénéficiaient d'un point quotidien sans que cela pose de difficultés, que les trois alternantes était en arrêt de travail lors du contrôle, que l'une d'elles a dû trouver un moyen pour ouvrir le lieu de travail et permettre le contrôle, qu'elles ont refusé d'utiliser le matériel informatique de la société par convenance personnelle, qu'un seul appel téléphonique tardif peut être imputé à l'employeur, à titre exceptionnel, et que les documents requis par l'inspection du travail ne pouvaient être exigés le jour du contrôle puisque l'établissement était fermé. Par un mémoire en défense enregistré le 7 juillet 2022, le ministre du travail, du plein-emploi et de l'insertion conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés. La requête a été communiquée le 18 février 2022 au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté, qui n'a pas produit de mémoire en défense, malgré la mise en demeure qui lui a été adressée le 2 mai 2022. Les parties ont été informées par une lettre du 8 juillet 2022 que l'affaire était susceptible, à compter du 12 septembre 2022, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative. La clôture de l'instruction a été fixée au 14 octobre 2022 par ordonnance du même jour. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - le code du travail ; - le code de justice administrative. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Ont été entendus au cours de l'audience publique : - le rapport de M. Irénée Hugez, - et les conclusions de M. Thierry Bataillard, rapporteur public. Considérant ce qui suit : 1. La société par actions simplifiée (SAS) Spin Off, dont le siège est à Nice et qui exerce une activité de commercialisation d'objets connectés, et notamment de coussins connectés destinés aux personnes âgées, a ouvert un établissement secondaire à Nevers dans la Nièvre, au sein duquel elle a recruté trois apprenties, pour la période du 19 octobre 2020 au 20 octobre 2021, préparant un diplôme de responsable de développement commercial. A la suite d'un signalement des intéressées auprès de l'inspection du travail, relatif à leurs conditions de travail et aux modalités d'organisation de leur apprentissage, les agents de contrôle de l'inspection du travail ont organisé un contrôle sur place le 21 juin 2021. Le 29 juin 2021, ces agents ont adressé à la SAS Spin Off une mise en demeure de régulariser sa situation et de prendre les mesures ou d'assurer les garanties de nature à permettre une formation satisfaisante des trois apprenties dans les conditions prévues à l'article R. 6225-1 du code du travail. Par une décision du 12 août 2021, la responsable du pôle travail/entreprise de la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de la Nièvre s'est opposée à l'engagement de nouveaux apprentis par la société pendant une durée de deux ans, en application des dispositions de l'article L. 6225-1 du code du travail et a décidé la rupture des contrats d'apprentissage en cours, dans les conditions prévues par l'article L. 6225-3 du même code. Une décision implicite de rejet est née du silence de la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion sur le recours hiérarchique formé le 9 octobre 2021 par la société Spin Off. Celle-ci demande dès lors au tribunal d'annuler cette décision implicite et de prononcer le remboursement des sommes indûment versées en application de la décision de la responsable du pôle travail/entreprise de la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de la Nièvre.Sur la recevabilité du mémoire en défense : 2. Aux termes de l'article R. 612-6 du code de justice administrative : " Si, malgré une mise en demeure, la partie défenderesse n'a produit aucun mémoire, elle est réputée avoir acquiescé aux faits exposés dans les mémoires du requérant. ". 3. Si la SAS Spin Off soutient que le mémoire en défense du ministre du travail, du plein-emploi et de l'insertion, enregistré au greffe du tribunal le 7 juillet 2022, a été présenté postérieurement au délai d'un mois qui lui avait été fixé par une mise en demeure adressée par le tribunal le 2 mai 2022 et reçue le même jour, et pour regrettable que soit la tardiveté des diligences du ministre, il ne résulte ni des dispositions citées au point précédent ni d'aucune autre disposition du code de justice administrative que l'expiration de ce délai aurait pour conséquence de rendre irrecevables les écritures du défendeur, ni d'ailleurs que l'acquiescement aux faits serait acquis dès cette échéance, sans qu'il puisse être tenu compte des éléments contenus dans le mémoire en défense produit tardivement. Par suite, il n'y a lieu d'écarter des débats ni, en tant que tel, le mémoire en défense du ministre du travail, du plein-emploi et de l'insertion ni, en particulier, les éléments de faits qu'il expose, contrairement à ce que soutient la société requérante.Sur la portée des conclusions : 4. Il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours hiérarchique ou gracieux et de ne former un recours contentieux que lorsque ce recours préalable a été rejeté. L'exercice d'un tel recours n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours précontentieux doit nécessairement être regardé comme dirigé contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale. 5. Les conclusions de la société par actions simplifiée Spin Off tendant à l'annulation de la décision implicite par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a rejeté son recours formé à l'encontre de la décision du 12 août 2021 de la responsable du pôle travail/entreprise de la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de la Nièvre doivent ainsi être regardées comme dirigées également contre cette décision du 12 août 2021.Sur les conclusions à fin d'annulation : 6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 8112-1 du code du travail : " Les agents de contrôle de l'inspection du travail () sont chargés de veiller à l'application des dispositions du code du travail et des autres dispositions légales relatives au régime du travail, ainsi qu'aux stipulations des conventions et accords collectifs de travail répondant aux conditions fixées au livre II de la deuxième partie. / Ils sont également chargés, concurremment avec les officiers et agents de police judiciaire, de constater les infractions à ces dispositions et stipulations. () ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 8113-1 du même code : " Les agents de contrôle de l'inspection du travail mentionnés à l'article L. 8112-1 ont un droit d'entrée dans tout établissement où sont applicables les règles énoncées au premier alinéa de l'article L. 8112-1 afin d'y assurer la surveillance et les enquêtes dont ils sont chargés. ". Enfin, selon le premier alinéa de l'article R. 8124-25 de ce code : " L'agent de contrôle pénètre librement, sans avertissement préalable, à toute heure du jour et de la nuit dans tout établissement assujetti à son contrôle. ". 7. Ni la fermeture à la clientèle le lundi de l'établissement de Nevers de la SAS Spin Off, ni l'absence du chef d'entreprise, contrairement à ce que soutient la société requérante, n'étaient de nature à faire obstacle à ce que les agents de contrôle de l'inspection du travail pénètrent, le lundi 19 mai 2021 dans les locaux de cet établissement afin d'exercer les missions mentionnées au point précédent, alors, au demeurant, qu'il ressort des pièces du dossier que le lundi est un jour travaillé dans cet établissement, même si celui-ci n'est pas ouvert au public. Si la société requérante soutient également qu'aucune apprentie ni aucun salarié ne travaillait le jour du contrôle, cette circonstance ne ressort, en tout état de cause, pas des pièces du dossier, dès lors qu'aucun planning individuel permettant d'identifier, pour chaque salarié ou apprenti, les lundis et samedis travaillés n'est produit et que l'envoi d'un arrêt de travail n'est établi par les pièces du dossier que pour une seule des trois apprenties. Par suite, le moyen tiré du caractère irrégulier de la procédure de contrôle ne peut qu'être écarté. 8. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 6225-1 du code du travail : " L'autorité administrative peut s'opposer à l'engagement d'apprentis par une entreprise lorsqu'il est établi par les autorités chargées du contrôle de l'exécution du contrat d'apprentissage que l'employeur méconnaît les obligations mises à sa charge, soit par le présent livre, soit par les autres dispositions du présent code applicables aux jeunes travailleurs ou aux apprentis, soit par le contrat d'apprentissage. ". Aux termes de l'article L. 6222-23 du même code : " L'apprenti bénéficie des dispositions applicables à l'ensemble des salariés dans la mesure où elles ne sont pas contraires à celles qui sont liées à sa situation de jeune travailleur en formation. ". 9. D'autre part, aux termes du premier alinéa de l'article R. 6223-6 du code du travail : " Le nombre maximal d'apprentis pouvant être accueillis simultanément dans une entreprise ou un établissement est fixé à deux par maître d'apprentissage. ". Aux termes de l'article R. 4321-1 du même code : " L'employeur met à la disposition des travailleurs les équipements de travail nécessaires, appropriés au travail à réaliser ou convenablement adaptés à cet effet, en vue de préserver leur santé et leur sécurité. ". Aux termes de l'article D. 3171-1 de ce code : " Lorsque tous les salariés d'un atelier, d'un service ou d'une équipe travaillent selon le même horaire collectif, un horaire établi selon l'heure légale indique les heures auxquelles commence et finit chaque période de travail. / Aucun salarié ne peut être employé en dehors de cet horaire, sous réserve des dispositions des articles L. 3121-30, L. 3121-33, L. 3121-38 et L. 3121-39 relatives au contingent annuel d'heures supplémentaires, et des heures de dérogation permanente prévues par un décret pris en application de l'article L. 3121-67. ". Aux termes de l'article D. 3171-2 dudit code : " L'horaire collectif est daté et signé par l'employeur ou, sous la responsabilité de celui-ci, par la personne à laquelle il a délégué ses pouvoirs à cet effet. / Il est affiché en caractères lisibles et apposé de façon apparente dans chacun des lieux de travail auxquels il s'applique. Lorsque les salariés sont employés à l'extérieur, cet horaire est affiché dans l'établissement auquel ils sont attachés. ". Selon l'article R. 4121-1 de ce code : " L'employeur transcrit et met à jour dans un document unique les résultats de l'évaluation des risques pour la santé et la sécurité des travailleurs à laquelle il procède en application de l'article L. 4121-3. ". 10. Il ressort des termes mêmes de la décision initiale du 12 août 2021 de la responsable du pôle travail / entreprise de la Nièvre de la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de la Nièvre qu'elle est fondée sur les circonstances que le maître d'apprentissage de deux des apprenties a quitté la société le 1er avril 2021 sans être remplacé, de sorte que le président de la société est simultanément le maître d'apprentissage de trois apprenties en méconnaissance de l'article R. 6223-6 du code du travail, que les trois apprenties travaillent le plus souvent seules dans l'établissement sans la présence du maître d'apprentissage, qu'elles doivent utiliser leur matériel informatique et téléphonique personnel en méconnaissance de l'article R. 4321-1 du code du travail, que la société ne justifie ni de l'affichage des horaires collectifs du personnel ni de l'existence d'un dispositif d'enregistrement du temps de travail à défaut, que certaines apprenties ont été amenées à travailler le soir au-delà de l'horaire de fin de travail fixé à 17 heures, et parfois jusqu'à 23 heure 30, enfin que la société ne justifie pas avoir mis en place de document unique d'évaluation des risques professionnels. 11. La SAS Spin Off ne conteste sérieusement aucun de ces griefs. Si elle soutient que le télétravail a été rendu indispensable compte tenu de la crise sanitaire, que les trois apprenties bénéficiaient d'un point quotidien et qu'elles auraient elles-mêmes refusé de travailler sur le matériel de bureau proposé, ces circonstances ne ressortent pas, en tout état de cause, des pièces du dossier, lesquelles révèlent au contraire que les trois apprenties étaient le plus souvent seules au sein de l'établissement de Nevers. Si la société soutient encore qu'un seul appel téléphonique tardif peut être imputé à l'employeur, l'administration établit au contraire une demande par courriel, envoyée le 31 mai 2021 sollicitant un rapport des apprenties avant 22 heures le jour même, l'envoi d'un courriel par l'une des apprenties le 14 mai 2021 peu avant 19 heures et une réponse immédiate du président sollicitant un appel téléphonique rapide, un échange de messages par téléphone par lequel le président de la société sollicite un appel téléphonique aux alentours de 19 heures, malgré l'indisponibilité mentionnée de l'apprentie, et reprochant un départ trop rapide de l'établissement, et enfin un échange de messages par téléphone vers 23 heures 30 mentionnant un calcul et l'envoi d'un dossier professionnel à une personne publique. En outre, si la société soutient que les documents requis par l'inspection du travail ne pouvaient être exigés le jour du contrôle puisque l'établissement était fermé, il ressort des pièces du dossier, d'une part, que son président a reconnu par téléphone le jour même du contrôle n'avoir jamais mis en place de document unique d'évaluation des risques professionnels et, d'autre part, que l'horaire collectif applicable aurait dû être affiché dans l'établissement quand bien même celui-ci était fermé au public le jour du contrôle et que la société n'a pas davantage transmis, postérieurement au contrôle sur place, à supposer même un régime d'horaires individualisés applicable, de document de décompte des heures travaillées. Enfin, les circonstances que les apprenties refusaient de travailler le samedi, en méconnaissance de leur planning et que l'une d'elles a dû trouver un moyen pour ouvrir le lieu de travail et permettre le contrôle sont sans incidence sur le bien-fondé des motifs de la décision attaquée. Dans ces conditions, la responsable du pôle travail / entreprise de la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de la Nièvre n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées du code du travail. 12. Il résulte de tout ce qui précède que la SAS Spin Off n'est fondée à demander l'annulation ni de la décision du 12 août 2021 par laquelle la responsable du pôle travail / entreprise de la direction départementale de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de la Nièvre s'est opposée au recrutement d'apprentis pour une durée de deux ans et a prononcé la rupture des trois contrats d'apprentissage en cours, ni de la décision implicite de rejet de son recours hiérarchique. Ses conclusions à fin d'annulation doivent, dès lors, être rejetées. Par voie de conséquence, et sans qu'il soit besoin de statuer sur leur recevabilité, ses conclusions à fin de remboursement des sommes versées en exécution de la première de ces décisions doivent également être rejetées. Sur les dépens : 13. Aux termes de l'article R. 761-1 du code de justice administrative : " Les dépens comprennent les frais d'expertise, d'enquête et de toute autre mesure d'instruction dont les frais ne sont pas à la charge de l'Etat. / Sous réserve de dispositions particulières, ils sont mis à la charge de toute partie perdante sauf si les circonstances particulières de l'affaire justifient qu'ils soient mis à la charge d'une autre partie ou partagés entre les parties. / L'Etat peut être condamné aux dépens. ". 14. D'une part, il ne résulte pas de l'instruction que la SAS Spin Off aurait exposé des dépens au sens des dispositions précitées. Ses conclusions tendant à la condamnation de l'État aux dépens ne peuvent ainsi qu'être rejetées. D'autre part, les conclusions présentées par cette société tendant à ce que soit mise à la charge de l'Etat une somme au titre du droit de plaidoirie, qui n'est pas au nombre des dépens énumérés à l'article R. 761-1 du code de justice administrative, ne peuvent qu'être également rejetées. Sur les conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : 15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme dont la SAS Spin Off demande le versement au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.D E C I D E : Article 1er : La requête de la société par actions simplifiée Spin Off est rejetée. Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société par actions simplifiée Spin Off et au ministre du travail, du plein-emploi et de l'insertion. Copie en sera adressée au préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté, au préfet de la Nièvre, au directeur régional de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités de Bourgogne-Franche-Comté et au directeur départemental de l'emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations de la Nièvre. Délibéré après l'audience du 20 juin 2023, à laquelle siégeaient : M. Zupan, président, Mme Zeudmi Sahraoui, première conseillère, M. Hugez, premier conseiller. Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2023. Le rapporteur, I. Hugez Le président, D. Zupan La greffière, L. Curot La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein-emploi et de l'insertion, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision. Pour expédition, La greffière,2N° 2200440lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026