jeudi 25 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2200455 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | ENARD-BAZIRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 16 février 2022 et le 4 juillet 2022, M. B C, représenté par la SELARL EBC avocats, demande au tribunal :
1°) à titre principal, d'annuler l'arrêté du 15 septembre 2021 par lequel le maire d'Antully a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie ;
2°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2021 par lequel le maire d'Antully a rejeté le recours gracieux qu'il avait formé contre l'arrêté du 15 septembre 2021 ;
3°) d'enjoindre à la commune d'Antully de procéder à un nouvel examen et de régulariser sa situation administrative ;
4°) à titre subsidiaire, de désigner tel expert qu'il lui plaira avec mission de prendre connaissance de son dossier, de l'examiner et de dire si les arrêts et soins survenus depuis le 19 mai 2021 sont à prendre en charge au titre de la maladie professionnelle ;
5°) de mettre la somme de 2 000 euros à la charge de la commune d'Antully au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions sont dépourvues de motivation en fait ;
- elles sont entachées d'un vice de procédure dès lors qu'aucun médecin spécialiste de son affection n'était présent lors de la commission de réforme en méconnaissance de l'article 3 de l'arrêté du 4 août 2004 ; la présence d'un rhumatologue était d'autant plus nécessaire que la commune n'a pas jugé nécessaire de diligenter une expertise ;
- elles sont entachées d'un vice de procédure dès lors que la commune n'a ni fait procéder à une expertise médicale ni diligenté d'enquête administrative en méconnaissance de l'article 37-4 du décret du 30 juillet 1987 ;
- les décisions attaquées visent un avis émis par un médecin expert agréé alors qu'il s'agit de l'avis du médecin de prévention ;
- les décisions sont entachées d'une erreur d'appréciation et d'une erreur de droit dès lors que l'épicondylite figure au tableau 57 B des maladies professionnelles, que son affection est directement liée à l'exercice de ses fonctions d'agent d'entretien qui comportent de nombreux gestes répétitifs ; le tableau ne comporte pas d'exigence de durée d'exposition et aucun texte n'emporte exclusion des agents à temps non-complet ou des agents bénéficiant de décharges syndicales ;
- les décisions attaquées ont été prises en considération de son activité syndicale et sont entachées d'un détournement de pouvoir et de procédure.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2022, la commune d'Antully, représentée par la SCP CGBG, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'erreur commise sur la qualité du Dr A est sans incidence sur la légalité de la décision attaquée ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 3 juin 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 29 juillet 2022 à 12 heures.
En application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, des pièces produites pour M. C en réponse à une demande du tribunal ont été enregistrées le 8 novembre 2023 et communiquées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pauline Hascoët,
- les conclusions de M. Thierry Bataillard rapporteur public,
- et les observations de Me Tronche représentant la commune d'Antully.
Considérant ce qui suit :
1. M. B C, adjoint technique territorial de 1ère classe, exerce ses fonctions en qualité d'agent technique au sein de la commune d'Antully. Il a sollicité par un courrier du 25 mai 2021 la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa pathologie. La commission de réforme a rendu un avis défavorable à cette reconnaissance le 7 septembre 2021. Par un arrêté du 15 septembre 2021, le maire d'Antully a refusé de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie. Par un arrêté du 22 décembre 2021, le maire, après avoir de nouveau sollicité l'avis de la commission de réforme, a rejeté le recours gracieux formé par M. C contre le premier arrêté. Par sa requête, M. C demande l'annulation des arrêtés du 15 septembre 2021 et du 22 décembre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". En application de ces dispositions, la décision rejetant la demande d'un agent public tendant à la reconnaissance d'une pathologie comme maladie professionnelle imputable au service, qui refuse un avantage prévu par son statut, doit être motivée.
3. La décision du 15 septembre 2021 refusant de reconnaître l'imputabilité au service de la maladie vise notamment la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et mentionne " considérant que l'enquête administrative (témoignages, rapport hiérarchique) diligentée par l'autorité n'a pas permis de confirmer l'imputabilité au service de la maladie professionnelle " puis, après avoir visé l'avis du médecin de prévention et l'avis défavorable de la commission de réforme " considérant les éléments médicaux fournis ". Le maire d'Antully doit ainsi être regardé comme s'étant approprié l'avis de la commission de réforme dont la teneur a été portée à la connaissance de M. C en même temps que la décision attaquée, comme cela ressort de l'attestation de Mme Faure, secrétaire de mairie, qui n'est pas contestée par M. C. La décision comporte ainsi les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté. En outre, M. C ne peut utilement invoquer l'insuffisance de motivation de la décision rejetant son recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés.
4. En deuxième lieu, selon l'article 3 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale, la commission de réforme comprend : " 1. Deux praticiens de médecine générale, auxquels est adjoint, s'il y a lieu, pour l'examen des cas relevant de sa compétence, un médecin spécialiste qui participe aux débats mais ne prend pas part aux votes ; / 2. Deux représentants de l'administration ; / 3. Deux représentants du personnel. ".
5. Dans le cas où il est manifeste, eu égard aux éléments dont dispose la commission de réforme, que la présence d'un médecin spécialiste de la pathologie invoquée est nécessaire pour éclairer l'examen du cas du fonctionnaire, l'absence d'un tel spécialiste est susceptible de priver l'intéressé d'une garantie et d'entacher ainsi la procédure devant la commission d'une irrégularité justifiant l'annulation de la décision attaquée.
6. M. C soutient que le refus de reconnaître l'imputabilité au service de sa pathologie a été pris au terme d'une procédure irrégulière dès lors que la commission de réforme, qui a émis un avis défavorable, ne comprenait aucun médecin spécialiste de sa pathologie. Il ressort des pièces du dossier que la commission de réforme a, dans un premier temps, sursis à statuer dans l'attente d'un rapport du médecin de prévention et d'éléments concernant le temps consacré par M. C à l'exercice de ses mandats. Le rapport du médecin de prévention, reprenant les examens radiographiques et échographiques du 19 mai 2021, concluait à l'existence d'une atteinte complexe des deux coudes associant atteinte épicondylienne et tricipitale, avec présence d'enthésophyte témoignant d'un processus d'évolution remontant à plusieurs années, confirmait l'existence d'une tendinopathie d'insertion relevant du tableau 57 B et ajoutait que les travaux d'entretien exposaient à des mouvements complexes pouvant être invoqués dans le processus pathologique. La commission de réforme, éclairée par ce rapport et les documents relatifs à l'emploi du temps de M. C a ensuite, à deux reprises, émis un avis défavorable au motif que M. C, qui disposait d'importantes décharges en raison de son mandat, ne consacrait qu'un temps limité aux gestes relevant du tableau. Compte tenu des informations dont disposait la commission de réforme et des circonstances de la demande, il n'est pas manifeste que la présence d'un médecin spécialiste en rhumatologie était nécessaire pour permettre à la commission de réforme d'émettre un avis. Le moyen tiré du vice de procédure tenant à l'absence de ce médecin spécialiste doit être écarté.
7. En troisième lieu, l'article 37-4 du décret du 30 juillet 1987 dispose : " L'autorité territoriale qui instruit une demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service peut : / 1° Faire procéder à une expertise médicale du demandeur par un médecin agréé lorsque des circonstances particulières paraissent de nature à détacher l'accident du service ou lorsque l'affection résulte d'une maladie contractée en service telle que définie au IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 précitée ; / 2° Diligenter une enquête administrative visant à établir la matérialité des faits et les circonstances ayant conduit à la survenance de l'accident ou l'apparition de la maladie ".
8. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que le recours à une expertise médicale et/ou à une enquête administrative est une faculté pour l'autorité territoriale et non une obligation. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'expertise ou l'enquête ait été nécessaire pour permettre à l'autorité de se prononcer, compte tenu des pièces déjà examinées par la commission de réforme. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que la procédure serait entachée d'un vice en raison de l'absence d'expertise médicale et d'enquête administrative.
9. En quatrième lieu, la circonstance que les décisions attaquées visent l'avis du Dr A du 31 août 2021 en le qualifiant de " médecin expert agréé ", alors qu'il s'agit du médecin du travail, doit être regardée comme une erreur de plume sans incidence sur la légalité de ces décisions.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 : " () IV. Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / Si une ou plusieurs conditions tenant au délai de prise en charge, à la durée d'exposition ou à la liste limitative des travaux ne sont pas remplies, la maladie telle qu'elle est désignée par un tableau peut être reconnue imputable au service lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est directement causée par l'exercice des fonctions ".
11. L'épicondylite se traduit par une douleur du coude, due à des lésions des tendons des muscles de l'avant-bras qui se fixent sur l'épicondyle. Elle apparaît à la suite de gestes nocifs du bras et de la main, répétés et intensifs. L'épicondylite fait partie des troubles musculo-squelettiques du membre supérieur. Le tableau n° 57 B annexé au code de la sécurité sociale, qui détaille les conditions de reconnaissance comme maladie professionnelle des affections péri-articulaires provoquées par certains gestes et postures de travail relatives au coude, mentionne la tendinopathie d'insertion des muscles épicondyliens, établit le délai de prise en charge à 14 jours et désigne comme travaux susceptibles de provoquer ces maladies, les travaux comportant habituellement des mouvements répétés de préhension ou d'extension de la main sur l'avant-bras ou des mouvements de pro-supination.
12. La commune, adoptant les motifs de l'avis de la commission de réforme, a considéré que le critère du tableau n° 57 B tenant à l'existence de travaux comportant habituellement des mouvements répétés de préhension ou extension de la main sur l'avant-bras, ou des mouvements de prosupination, n'était pas rempli dès lors que M. C ne réalise un travail manuel effectif que 29 % du temps, compte tenu de ses décharges d'activité liées à son mandat, et qu'une partie seulement de ses activités manuelles effectives comprend les gestes prévus par le tableau. Elle a également relevé que le certificat médical initial fourni ne faisait pas état d'une pathologie prévue par le tableau. S'il est vrai que le certificat médical initial mentionnait " entésopathie bilatérale des coudes MP 57 B du RG ", il ressort des pièces du dossier, et notamment des examens radiographiques et échographiques réalisés en mai 2021, que M. C souffre d'une atteinte bilatérale des épicondyliens des deux coudes, maladie prévue par le tableau n° 57 B, comme l'a d'ailleurs confirmé le médecin de prévention dans son rapport du 19 août 2021, lequel a relevé que " la tendinopathie d'insertion des muscles épicondyliens est conforme au tableau ". Toutefois, il résulte de l'instruction que ce motif était surabondant et que la commune aurait pris la même décision en se fondant uniquement sur le premier motif tiré du non-respect du critère tenant à la réalisation des travaux susceptibles de provoquer la maladie.
13. S'il est vrai que le caractère habituel des travaux visés au tableau n° 57 B n'implique pas qu'ils constituent une part prépondérante de l'activité de l'agent, et que le tableau ne prévoit aucune durée minimale de réalisation des travaux, la commune n'a toutefois pas entaché sa décision d'une erreur de droit en recherchant si les fonctions de son agent comportaient de manière habituelle des mouvements répétés de préhension ou extension de la main sur l'avant-bras, critère prévu par le tableau n° 57 B.
14. M. C conteste la présentation faite lors de la commission de réforme de la répartition de son temps de travail entre l'exercice effectif de ses fonctions (29 %) et les autres temps tels que le temps de décharge lié à son mandat (71 %) en faisant valoir qu'il n'a pas bénéficié de l'ensemble des heures de décharge auxquelles il pouvait prétendre et que ses jours de congés ont été comptés comme du temps de décharge. Toutefois, il ne conteste pas sérieusement les éléments produits par la commune, notamment le relevé réalisé en fin d'année 2021 de la répartition effective constatée des heures qui indique environ 33 % du temps consacré à l'exercice des fonctions et 67 % du temps consacré au temps de décharge syndicale et aux congés, les congés de maladie ne représentant que 3,9 % de l'ensemble. Comme il a été dit précédemment, ces éléments ne sont pas inutiles ou inappropriés dès lors que M. C n'est susceptible de réaliser des gestes du tableau n° 57 B que pendant le temps de travail effectif et qu'il lui appartient de produire des éléments de nature à établir qu'il réalise à titre habituel des mouvements répétés de préhension ou extension de la main sur l'avant-bras ou des mouvements de prosupination.
15. Il ressort des pièces du dossier qu'il existe des contradictions dans les déclarations de M. C quant aux missions qui lui sont assignées puisque l'intéressé a déclaré au médecin du travail, comme dans sa requête, qu'il était préposé à l'entretien du cimetière et parfois de la voirie, ce que la commune conteste, et a ensuite produit dans la présente instance des emplois du temps hebdomadaires mentionnant différents travaux tels que l'arrosage des fleurs, la taille de haie, le désherbage, le débroussaillage, la tonte, la réparation de trous en formation dans l'enrobé de la voirie, le girobroyage ou l'évacuation des poubelles. La fiche de poste produite par M. C ne confirme pas davantage ses déclarations, dès lors qu'elle fait état de missions de nettoyage, ramassage, tonte, désherbage, entretien des espaces fleuris dans de multiples lieux de la commune, ainsi que de missions de travaux ponctuels sur les accotements et la voirie, de travaux ponctuels de déneigement, de travaux divers ponctuels, de travaux d'entretien des bâtiments, de travaux d'entretien du matériel et de rangement. La commune a produit, s'agissant des mois d'avril et de mai 2021, un agenda manuscrit indiquant que M. C aurait alors réalisé différentes missions telles que du désherbage, du ponçage, de la peinture, et de l'entretien de matériel sur l'ensemble du territoire de la commune. En outre, la commune fait valoir qu'elle respecte les restrictions médicales prescrites par le médecin du travail concernant l'agent, à savoir l'interdiction du port de charges de plus de 10 kg, l'interdiction d'utiliser des engins vibrants telles que les débroussailleuses, les tronçonneuses, l'absence de position antéfléchie plus de deux heures par jour, ce que M. C néanmoins conteste. Dans ces conditions, ni la requête ni les pièces produites ne permettent de connaître précisément les conditions dans lesquelles M. C réalise ses missions et notamment les gestes qu'il est amené à réaliser, leur fréquence, et le matériel mis à sa disposition pour réaliser ses tâches. Ainsi, M. C n'est pas fondé à soutenir que la condition prévue par le tableau n° 57 B tenant à la réalisation de manière habituelle de mouvements répétés de préhension ou d'extension de la main sur l'avant-bras ou de mouvements de pronosupination est remplie. En outre, M. C n'apporte aucun autre élément de nature à établir que sa maladie est directement causée par l'exercice de ses fonctions. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation commise par la commune d'Antully doit être écarté.
16. En dernier lieu, l'existence d'un détournement de pouvoir ou d'un détournement de procédure n'est pas établi.
17. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise, les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées. Doivent également être rejetées par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de la commune d'Antully, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre une somme à la charge de M. C au titre des frais exposés par la commune et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune d'Antully sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et à la commune d'Antully.
Délibéré après l'audience du 5 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Nicolet, président,
M. Irénée Hugez, premier conseiller,
Mme Pauline Hascoët, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 janvier 2024.
La rapporteure,
P. Hascoët
Le président,
P. Nicolet
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026