jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2200550 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CARRE MELYSSA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 24 février 2022, 19 mai 2022 et 14 décembre 2023, puis par un mémoire récapitulatif produit le 15 avril 2024 à la demande du tribunal en application de l'article R. 611-8-1 du code de justice administrative, M. G B et Mme F H épouse B, représentés par Me Carré, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'ordonner avant dire droit un transport sur les lieux de la formation de jugement ainsi qu'une expertise sur le fondement des articles R. 621-1 et R. 622-1 du code de justice administrative afin de visiter l'habitation de M. D et Mme E et d'en mesurer la surface de plancher totale ;
2°) d'annuler la décision du 27 décembre 2021 par laquelle le maire de Dracy-le-Fort a refusé de retirer le permis de construire délivré le 5 décembre 2018 à M. D et Mme E en vue de l'extension d'une maison individuelle située rue de la Foussotte ;
3°) d'annuler en conséquence ce permis de construire ;
4°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Dracy-le-Fort, de M. D et de Mme E le versement de la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable, dès lors que la fraude qui entache le permis de construire contesté peut être soulevée à tout moment en vertu de l'article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- ils justifient d'un intérêt leur donnant qualité pour agir, au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme et bénéficient d'ailleurs à ce titre d'une présomption, étant voisins immédiats de la construction litigieuse ; les travaux autorisés par le permis de construire attaqué sont à l'origine de nuisances sonores et visuelles, ainsi que d'une perte d'intimité, de nouvelles ouvertures ayant été créées ; la circonstance qu'ils ont mis en vente leur propre maison n'affecte en rien leur intérêt pour agir ;
- leur requête a été régulièrement notifiée suivant les modalités imposées par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- le tribunal doit organiser avant dire droit un transport sur les lieux et une mesure d'expertise à l'effet de démontrer que les pétitionnaires ont sciemment minoré la surface de plancher de leur maison ;
- le permis de construire a été obtenu par fraude, dans la mesure où les pétitionnaires ont faussement déclaré une surface de plancher existante de 85 mètres carrés, nettement inférieure à la réalité, dans le but de se soustraire à l'obligation, prévue par les articles R. 431-2 et suivants du code de l'urbanisme, de recourir à un architecte, ce dont la commune avait parfaitement connaissance ;
- le projet n'ayant pas été conçu par un architecte, le permis de construire a été délivré en violation des articles R. 431-2 et suivants du code de l'urbanisme ;
- les plans de façade ne sont pas cotés et n'ont pas permis à l'autorité d'urbanisme d'apprécier la conformité du projet aux prescriptions du plan local d'urbanisme ;
- la notice architecturale ne répond pas aux exigences de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme, faute de décrire les abords du terrain ;
- les photographies, de très mauvaise qualité, ne permettent pas de respecter les exigences de l'article R. 431-10 du même code ;
- le non-respect de l'obligation de recourir à un architecte est contraire à l'intérêt général et potentiellement attentatoire à la sécurité publique.
Par des mémoires en défense enregistrés le 21 avril 2022, 23 mai 2022, 7 juin 2022 et 6 janvier 2024, Mme A E et M. C D concluent au rejet de la requête.
Ils soutiennent que :
- les travaux autorisés par le permis de construire attaqué n'ont aucune incidence sur les conditions de jouissance de la maison de M. et Mme B, qui n'y ont d'ailleurs jamais habité et l'ont mise en vente ;
- les moyens invoqués sont infondés.
Par des mémoires en défense enregistrés le 28 avril 2022 et le 12 avril 2024, la commune de Dracy le-Fort, représentée par Me Meunier, conclut, dans le dernier état de ses écritures, à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce qu'il soit fait application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme à l'effet de permettre l'octroi d'un permis de régularisation, et, en tout état de cause, et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme B la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est introduite après l'expiration du délai de recours prévu par l'article R. 421-1 du code de justice administrative et, au surplus, après l'expiration du délai prévu par l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, sans qu'il soit à cet égard utilement argué de la fraude ;
- les requérants sont dépourvus de tout intérêt leur conférant qualité pour agir, dès lors qu'ils n'ont aucune vue sur l'extension autorisée par le permis de construire contesté et les nuisances invoquées, à les supposer établies, résultent de travaux ayant fait l'objet d'autorisations d'urbanisme distinctes ;
- les mesures d'instruction demandées ne sont d'aucune utilité, en l'absence de tout élément sérieux de nature à faire suspecter l'existence de manœuvres frauduleuses ;
- les moyens invoqués sont infondés.
Par une ordonnance du 22 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 mai 2024.
Des mémoires en défense ont été enregistrés respectivement les 5 et 7 mai 2024 pour M. D et Mme E ainsi que pour la commune de Dracy-le-Fort et, dépourvus d'éléments utiles à la résolution du litige, n'ont pas été communiqués.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Viotti, conseillère,
- les conclusions de Mme Ach, rapporteure publique,
- les observations de Me André, représentant M. et Mme B et celles de Me Meunier, représentant la commune de Dracy-le-Fort.
Une note en délibéré a été enregistrée le 17 mai 2024 pour M. et Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 5 décembre 2018, le maire de Dracy-le-Fort a accordé à M. D et Mme E un permis de construire en vue de l'extension de leur maison d'habitation, sise rue de la Foussotte. M. et Mme B, propriétaires d'une maison implantée sur le terrain contigu, ont sollicité trois ans plus tard, le 2 décembre 2021, le retrait de ce permis de construire, obtenu selon eux au prix de manœuvres frauduleuses. Le maire de Dracy-le-Fort s'y est opposé par décision du 27 décembre 2021. Par la présente requête, M. et Mme B demandent au tribunal d'annuler cette décision ainsi que le permis de construire délivré à leurs voisins le 5 décembre 2018.
Sur la recevabilité de la requête :
2. D'une part, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 600-1-3 du code de l'urbanisme : " Sauf pour le requérant à justifier de circonstances particulières, l'intérêt pour agir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager s'apprécie à la date d'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire ".
5. Sauf circonstances particulières, l'intérêt pour agir d'un requérant contre un permis de construire s'apprécie au vu des circonstances de droit et de fait à la date d'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire, sans qu'il y ait lieu de tenir compte de circonstances postérieures, qu'elles aient pour effet de créer, d'augmenter, de réduire ou de supprimer les incidences de la construction, de l'aménagement ou du projet autorisé sur les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance mentionnées à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme
6. Enfin, un tiers justifiant d'un tel intérêt à agir est recevable à demander, dans le délai du recours contentieux, l'annulation de la décision par laquelle l'autorité administrative a refusé de faire usage de son pouvoir d'abroger ou de retirer un acte administratif obtenu par fraude, quelle que soit la date à laquelle il l'a saisie d'une demande à cette fin. Dans un tel cas, il incombe au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, d'une part, de vérifier la réalité de la fraude alléguée et, d'autre part, de contrôler que l'appréciation de l'administration sur l'opportunité de procéder ou non à l'abrogation ou au retrait n'est pas entachée d'erreur manifeste, compte tenu notamment de la gravité de la fraude et des atteintes aux divers intérêts publics ou privés en présence susceptibles de résulter soit du maintien de l'acte litigieux soit de son abrogation ou de son retrait.
7. Un permis de construire ne peut faire l'objet d'un retrait, une fois devenu définitif, qu'au vu d'éléments, dont l'administration a connaissance postérieurement à sa délivrance, établissant l'existence d'une fraude à la date où il a été délivré. La caractérisation de la fraude résulte de ce que le pétitionnaire a procédé de manière intentionnelle à des manœuvres de nature à tromper l'administration sur la réalité du projet dans le but d'échapper à l'application d'une règle d'urbanisme. Une information erronée ne peut, à elle seule, faire regarder le pétitionnaire comme s'étant livré à l'occasion du dépôt de sa demande à des manœuvres destinées à tromper l'administration.
8. Pour justifier de leur intérêt pour agir à l'encontre du permis de construire litigieux, M. et Mme B font valoir qu'ils sont propriétaires d'une maison d'habitation sur la parcelle contigüe à celle de leurs voisins, que ces derniers ont modifié l'enduit des façades de leur construction, à l'origine, selon eux, d'une nuisance visuelle, que l'augmentation de la surface de plancher leur cause des nuisances sonores supplémentaires ayant pour effet de dégrader leur qualité de vie et que l'agencement d'une des fenêtres sur la façade Nord a été modifiée, créant des vues supplémentaires sur leur propre parcelle. Toutefois, outre que le permis de construire litigieux n'entraîne aucune modification de la façade Nord de l'habitation, dont le changement d'aspect a résulté d'une autorisation d'urbanisme distincte, que la couleur blanc cassé des façades est demeuré sensiblement similaire à l'existant et que les requérants n'ont qu'une vue très limitée sur l'extension autorisée depuis leur propre habitation, il ressort des mentions non contestées de l'arrêté du 5 décembre 2018 que la demande de permis de construire de M. D et Mme E a été affichée en mairie le 14 novembre 2018, date à laquelle les époux B n'étaient pas encore devenus propriétaires de leur propre terrain, acquis par acte authentique du 25 avril 2019. Ainsi, et dès lors que leur intérêt à agir doit s'apprécier à cette date en application de l'article L. 600-1-3 précité du code de l'urbanisme, les requérants ne peuvent se prévaloir d'aucun trouble dans les conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance d'un bien dont ils n'étaient pas encore devenus propriétaires.
9. Par ailleurs, M. et Mme B se prévalent de la fraude qu'auraient commise M. D et Mme E en déclarant dans le formulaire normalisé de demande de permis une surface de plancher existante de 85 mètres carrés, afin, selon eux, de se soustraire à l'obligation, imposée par l'article R. 431-2 du code de l'urbanisme, de recourir à un architecte pour l'édification d'une habitation d'une surface de plancher supérieure à 150 mètres carrés. Ils font valoir que la demande de permis de construire déposée en février 1977 par le propriétaire initial de la maison indiquait, elle, une surface totale de plancher développée hors œuvre de 90,72 mètres. Cette seule différence, au demeurant minime, ne suffit pas en soi à établir que M. D et Mme E se sont livrés à des manœuvres frauduleuses, dès lors que les modalités de calcul de la surface total de plancher développée hors œuvre, laquelle était, en 1977, définie par l'ancien article R. 112-2 du code de l'urbanisme, ne sont pas les mêmes que celles de la surface de plancher prévue à l'article R. 111-22 du code de l'urbanisme. Enfin, si M. et Mme B soutiennent également que leurs voisins ont réalisé de manière irrégulière des travaux d'aménagement d'une pièce de vie dans le sous-sol de leur habitation, laquelle a nécessairement pour effet d'augmenter la surface de plancher de la construction existante, la seule production devant le tribunal d'une photographie non datée prise depuis leur terrain et montrant très partiellement l'intérieur du garage de leurs voisins à travers leur grillage de clôture et d'un plan produit dans le cadre d'une déclaration préalable de travaux déposée le 16 novembre 2021, soit trois ans après le permis de construire attaqué, ne saurait suffire à démontrer l'existence d'une fraude. En tout état de cause, les requérants ne peuvent sérieusement soutenir que l'irrégularité invoquée, qui ne concerne aucune des règles relatives à l'utilisation du sol, à l'implantation, à la destination, à la volumétrie ou à l'architecture des constructions, aurait révélé, à sa découverte, une atteinte aux conditions d'occupation, d'utilisation et de jouissance de leur bien dont ils n'avaient pu avoir connaissance à la date d'affichage du permis de construire en litige. Ainsi, la fraude alléguée n'a eu aucune incidence sur l'exercice de leur droit au recours. Dans ces conditions, M. et Mme B, qui, ainsi qu'il a été dit, se sont installés après la délivrance du permis de construire litigieux, ne justifient d'aucune circonstance particulière qui serait de nature à faire obstacle à l'application de l'article L. 600-1-3 du code de l'urbanisme.
10. Il s'ensuit qu'en application des dispositions précitées, M. et Mme B ne justifient pas d'une qualité leur donnant intérêt pour agir à l'encontre du permis de construire délivré à M. D et à Mme E le 5 décembre 2018. Par voie de conséquence, ils n'ont pas plus intérêt à agir contre la décision du 27 décembre 2021 par laquelle le maire de Dracy-le-Fort a refusé d'opérer le retrait de ce permis. Dès lors, la fin de non-recevoir opposée à ce titre par la commune doit être accueillie.
11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'ordonner les mesures d'instruction sollicitées, que M. et Mme B ne sont pas recevables à demander l'annulation de la décision du 27 décembre 2021, ensemble de l'arrêté du 5 décembre 2018.
Sur l'amende pour recours abusif :
12. Aux termes de l'article R. 741-12 du code de justice administrative : " Le juge peut infliger à l'auteur d'une requête qu'il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 euros ".
13. Il apparaît en l'espèce particulièrement nécessaire de rappeler la teneur de ces dispositions à M. et Mme B.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Dracy-le-Fort, M. D et Mme E, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, verse quelque somme que ce soit à M. et Mme B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
15. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge de M. et Mme B la somme de 1 500 euros à verser à la commune de Dracy-le-Fort sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.
Article 2 : M. et Mme B verseront à la commune de Dracy-le-Fort la somme de 1 500 (mille cinq cents) euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. G B et Mme F H épouse B, à la commune de Dracy-le-Fort et à Mme A E et M. C D.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. David Zupan, président,
Mme Valérie Zancanaro, première conseillère,
Mme Océane Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2024.
La rapporteure,
O. VIOTTILe président,
D. ZUPAN
La greffière,
C. CHAPIRON
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2200550
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026