LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2200650

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2200650

jeudi 28 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2200650
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantADIDA ET ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 8 mars 2022 et 20 janvier 2023, M. B A, représenté par Me Duquennoy, demande au tribunal :

1°) d'annuler le titre exécutoire du 21 avril 2021 émis par la direction régionale des finances publiques de Bourgogne Franche-Comté en tant qu'il porte sur des indus de rémunération à hauteur de 477,93 euros, 447,09 euros et 370,01 euros sur la période de décembre 2020 à février 2021 ;

2°) d'annuler le titre exécutoire du 10 décembre 2021 émis par la direction régionale des finances publiques de Bourgogne Franche-Comté en tant qu'il porte sur des indus d'indemnités journalières de sécurité sociale à hauteur de 440,96 euros sur la période du 9 mai au 6 juin 2021 ;

3°) d'enjoindre l'Etat à lui restituer les sommes déjà versées.

Il soutient que :

- il a été placé en congé de grave maladie à titre rétroactif, de sorte qu'il avait droit à un plein traitement de décembre 2020 à février 2021 ;

- il n'a pas perçu les indemnités journalières de sécurité sociale que lui réclame l'administration sur la période du 9 mai au 6 juin 2021.

Par un mémoire en défense enregistré le 19 décembre 2022, le recteur de l'académie de Dijon conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Par une ordonnance du 21 mars 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 10 avril 2023.

Par un courrier du 29 février 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement était susceptible d'être fondé sur des moyens d'ordre public relevés d'office, tirés de l'incompétence de la juridiction administrative pour statuer sur les conclusions aux fins d'annulation du titre exécutoire émis le 10 décembre 2021, en tant qu'il vise le recouvrement d'une somme de 440,96 euros correspondant à un trop perçu d'indemnités journalières de sécurité sociale, un tel litige relevant de la compétence des juridictions judiciaires et du non-lieu à statuer sur le surplus des conclusions, la somme réclamée à M. A ayant fait l'objet d'une compensation financière.

Une réponse à ce moyen d'ordre public a été enregistré le 5 mars 2024 pour M. A.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de la sécurité sociale ;

- le décret n° 86-83 du 17 janvier 1986 ;

- le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Viotti, conseillère,

- les conclusions de Mme Ach, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. A a été recruté en qualité d'agent contractuel accompagnant des élèves en situation de handicap (AESH) du 26 septembre 2016 au 26 juin 2022. Initialement placé en congé de maladie ordinaire à compter du 7 septembre 2020, il s'est vu notifier un titre de perception, émis le 21 avril 2021 en vue du recouvrement d'une somme globale de 2 396,21 euros correspondant à un indu de rémunération et d'indemnités journalières de sécurité sociale sur la période de décembre 2020 à février 2021. M. A a ensuite été placé en congé de grave maladie du 7 septembre 2020 au 6 juin 2021 par arrêté du 10 mai 2021. Puis, un second titre de perception daté du 10 décembre 2021 lui a été adressé en vue du remboursement d'une somme de 922,38 euros correspondant à un indu de rémunération, de complément de rémunération, d'indemnité différentielle par rapport au salaire minimum interprofessionnel de croissance et d'indemnités journalières. Par courriel du 8 février 2022, M. A a formé un recours préalable auprès de la direction régionale des finances publiques Bourgogne-Franche-Comté et du département de la Côte-d'Or, dont il a été accusé réception le même jour. Par un courriel du 10 février 2022, un agent de la direction régionale des finances publiques l'a informé que, " renseignements pris auprès des services du rectorat, les deux titres de perception () sont maintenus et vous devez les régler ". Le 14 février 2022, M. A a demandé l'annulation de ces deux titres à son administration. Par la présente requête, M. A demande l'annulation du titre de perception du 21 avril 2021 en tant qu'il porte sur un indu de rémunération à hauteur de 477,93 euros, 447,09 euros et 370,01 euros sur la période de décembre 2020 à février 2021, ainsi que l'annulation du titre de perception du 10 décembre 2021 en tant qu'il porte sur un indu d'indemnités journalières à hauteur de 440,96 euros sur la période du 9 mai au 6 juin 2021. Il demande également à ce qu'il soit enjoint à l'Etat de lui restituer les sommes déjà versées.

Sur les conclusions dirigées contre le titre exécutoire du 10 décembre 2021 en tant qu'il porte sur des indemnités journalières :

2. Aux termes de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale : " Le contentieux de la sécurité sociale comprend les litiges relatifs : / 1° A l'application des législations et réglementations de sécurité sociale et de mutualité sociale agricole ; () ". Aux termes de l'article L. 142-8 de ce code : " Le juge judiciaire connaît des contestations relatives : / 1° Au contentieux de la sécurité sociale défini à l'article L. 142-1 ; () ". Ces articles attribuent compétence au juge judiciaire pour connaître des litiges relevant du contentieux de la sécurité sociale. En ce qui concerne les fonctionnaires ou agents de l'Etat et des collectivités publiques, le critère de la compétence du juge judiciaire est lié, non à la qualité des personnes en cause, mais à la nature même du différend.

3. Aux termes de l'article 2 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat : " La réglementation du régime général de sécurité sociale ainsi que celle relative aux accidents du travail et aux maladies professionnelles sont applicables, sauf dispositions contraires, aux agents contractuels visés à l'article 1er du présent décret. Les agents contractuels : / 1° Sont, dans tous les cas, affiliés aux caisses primaires d'assurance maladie pour bénéficier des assurances maladie () / Les prestations en espèces versées par les caisses de sécurité sociale en matière de maladie, maternité, paternité, adoption, invalidité, accidents du travail et maladies professionnelles ainsi que les pensions de vieillesse allouées en cas d'inaptitude au travail sont déduites du plein ou du demi-traitement maintenu par l'administration durant les congés prévus aux articles 12 à 15. () ".

4. Selon les articles L. 321-1 et L. 323-1 et suivants et L. 330-1 et suivants du code de la sécurité sociale, l'assurance maladie comporte pour l'assuré social le droit à une indemnité journalière s'il se trouve dans l'incapacité physique constatée par le médecin traitant, notamment du fait de maladie, de continuer ou de reprendre le travail. Aux termes de l'article R. 323-11 du même code : " La caisse primaire de l'assurance maladie n'est pas fondée à suspendre le service de l'indemnité journalière lorsque l'employeur maintient à l'assuré, en cas de maladie, tout ou partie de son salaire ou des avantages en nature, soit en vertu d'un contrat individuel ou collectif de travail, soit en vertu des usages, soit de sa propre initiative. / Toutefois, lorsque le salaire est maintenu en totalité, l'employeur est subrogé de plein droit à l'assuré, quelles que soient les clauses du contrat, dans les droits de celui-ci aux indemnités journalières qui lui sont dues. / Lorsque, en vertu d'un contrat individuel ou collectif de travail, le salaire est maintenu en totalité ou en partie sous déduction des indemnités journalières, l'employeur qui paie tout ou partie du salaire pendant la période de maladie sans opérer cette déduction est subrogé de plein droit à l'assuré dans ses droits aux indemnités journalières pour la période considérée, à condition que le salaire maintenu au cours de cette période soit au moins égal au montant des indemnités dues pour la même période. / Dans les autres cas, l'employeur est seulement fondé à poursuivre auprès de l'assuré le recouvrement de la somme correspondant aux indemnités journalières, dans la limite du salaire maintenu pendant la même période ".

5. Il résulte de l'instruction que le titre exécutoire en litige a pour objet d'obtenir le remboursement des indemnités journalières perçues par l'intéressé ou qu'il aurait dû percevoir pendant ses congés de maladie. Il en résulte que les conclusions dirigées contre le titre exécutoire du 10 décembre 2021, en tant qu'il met à la charge de M. A une somme de 440,96 euros correspondant à des trop-perçus d'indemnités journalières de sécurité sociale, se rattachent à la répétition de prestations versées à un assuré social, en application du code de la sécurité sociale. Un tel litige relève de la compétence des juridictions judiciaires. Par suite, il y a lieu de rejeter ces conclusions comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître. Par voie de conséquence, il en va de même des conclusions à fin de restitution de cette somme.

Sur les conclusions dirigées contre le titre exécutoire du 21 avril 2021 en tant qu'il porte sur un indu de rémunération à hauteur de 1295,03 euros :

6. En premier lieu, aux termes de l'article 12 du décret du 17 janvier 1986 susvisé, dans sa rédaction applique au litige : " L'agent non titulaire en activité bénéficie, sur présentation d'un certificat médical, pendant une période de douze mois consécutifs si son utilisation est continue ou au cours d'une période comprenant trois cents jours de services effectifs si son utilisation est discontinue, de congés de maladie dans les limites suivantes : () Après trois ans de services : / - trois mois à plein traitement ; / - trois mois à demi-traitement ". Selon l'article 13 de ce même décret, dans sa version alors en vigueur : " L'agent non titulaire en activité et comptant au moins trois années de service, atteint d'une affection dûment constatée, le mettant dans l'impossibilité d'exercer son activité, nécessitant un traitement et des soins prolongés et présentant un caractère invalidant et de gravité confirmée bénéficie d'un congé de grave maladie pendant une période maximale de trois ans. / Dans cette situation, l'intéressé conserve l'intégralité de son traitement pendant une durée de douze mois. Le traitement est réduit de moitié pendant les vingt-quatre mois suivants. / En vue de l'octroi de ce congé, l'intéressé est soumis à l'examen d'un spécialiste agréé compétent pour l'affection en cause. La décision d'octroi est prise par le chef de service sur avis émis par le comité médical saisi du dossier. / La composition du comité médical et la procédure suivie sont celles prévues par la réglementation en vigueur pour les fonctionnaires titulaires. / Le congé pour grave maladie peut être accordé par période de trois à six mois. L'agent qui a épuisé un congé de grave maladie ne peut bénéficier d'un autre congé de cette nature s'il n'a repris auparavant l'exercice de ses fonctions pendant un an ".

7. Il résulte de l'instruction que M. A a d'abord été placé en congé de maladie ordinaire à compter du 7 septembre 2020. A compter du 7 décembre 2020, sa rémunération devait, conformément à l'article 12 du décret du 17 janvier 1986 précité, être réduite à un demi-traitement. Le rectorat de l'académie de Dijon indique néanmoins, sans être contesté, que l'intéressé a continué à percevoir un plein traitement, raison pour laquelle un titre exécutoire a été émis le 21 avril 2021 en vue du recouvrement, notamment, d'un indu de rémunération d'un montant total de 1 295,03 euros, correspondant aux sommes de 370,01 euros au titre du mois de décembre 2020, 447,09 euros au titre du mois de janvier 2021 et 477,93 euros au titre du mois de février 2021. Cependant, par un arrêté du 10 mai 2021, M. A a été placé en congé de grave maladie avec plein traitement, du 7 septembre 2020 au 6 juin 2021 inclus. Ainsi que le reconnaît le recteur de l'académie de Dijon, M. A aurait dû, en application des dispositions précitées de l'article 13 du décret du 17 janvier 1986, percevoir un plein traitement sur la période considérée.

8. Selon le bulletin de salaire de mars 2022 et le décompte de rappel joint, l'Etat était redevable envers M. A d'une somme de 1 295,03 euros, tandis que ce dernier devait encore s'acquitter de la somme de 5 466,59 euros, correspondant à des trop-perçus de rémunération sur la période de mars à septembre 2021, ce qu'il ne conteste pas. Or, il appartient au comptable public d'opérer, le cas échéant, une compensation entre le montant des sommes dues à un agent et le montant des sommes dues par cet agent et dont le recouvrement est poursuivi. Cette compensation ayant lieu de plein droit peut être opposée par le comptable sans qu'il soit besoin que l'autorité administrative compétente ait rendu exécutoire l'ordre de reversement. Par conséquent, l'administration a procédé à la compensation entre la somme dont le remboursement est réclamé au requérant, soit 5 466,59 euros et la somme dont il était créancier, c'est-à-dire 1 295,03 euros, de sorte qu'en mars 2022, sa dette s'élevait à 4 171,56 euros. Ainsi, le rectorat de l'académie de Dijon doit être regardé comme ayant rapporté le titre exécutoire contesté en cours d'instance, en tant qu'il concerne les sommes de 370,01 euros, 447,09 euros et 477,93 euros. Ce retrait ayant acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre le titre exécutoire du 21 avril 2021 en tant qu'il met à la charge du requérant le remboursement d'une somme de 1 295,03 euros correspondant à des trop-perçus de rémunération sur la période de décembre 2020 à février 2021, ni davantage sur les conclusions à fin de restitution de cette somme.

D É C I D E :

Article 1er : Les conclusions tendant à l'annulation du titre exécutoire du 10 décembre 2021, en tant qu'il met à la charge de M. A une somme de 440,96 euros correspondant à des trop-perçus d'indemnités journalières de sécurité sociale, ainsi qu'à la restitution de cette somme sont rejetées comme portées devant une juridiction incompétente pour en connaître.

Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre le titre exécutoire du 21 avril 2021 en tant qu'il porte sur la somme de 1 295,03 euros correspond à des trop-perçus de rémunération au titre des mois de décembre 2020 (370,01 euros), janvier 2021 (447,09 euros) et février 2021 (477,93 euros), ni sur les conclusions à fin de restitution de cette somme.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, ainsi qu'au directeur régional des finances publiques de Bourgogne Franche-Comté.

Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Dijon.

Délibéré après l'audience du 7 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Rousset, président,

Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,

Mme Océane Viotti, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2024.

La rapporteure,

O. ViottiLe président,

O. Rousset

La greffière,

C. Chapiron

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2200650

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions