jeudi 10 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2200871 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET CLEMANG |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 31 mars 2022 et le 14 septembre 2022, M. A B D, représenté par la SCP Clemang, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 3 février 2022 par laquelle le préfet de la Nièvre a rejeté la demande de regroupement familial formée au bénéfice de son épouse et de son fils ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Nièvre d'autoriser le regroupement familial dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre la somme de 2 000 euros à la charge de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors que les dispositions de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sont pas applicables aux demandes de regroupement familial des ressortissants algériens, lesquelles sont régies par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- elle est entachée d'une erreur de fait dès lors que la mission d'intérim qu'il occupe depuis le mois de janvier 2021 est pérenne jusqu'au mois de décembre 2022 de sorte que sa situation n'est pas précaire ; il a signé un nouveau contrat le 29 décembre 2021, soit avant la date d'édiction de la décision attaquée ; il a travaillé de façon continue pendant toute l'année 2021 et perçu environ 2 000 euros par mois, soit une somme bien supérieure au salaire minimum de croissance ; l'évolution favorable des ressources doit être prise en considération ;
- la décision est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'il dispose d'un logement conforme aux normes requises ; la superficie est suffisante pour trois personnes ; il travaille en région parisienne où il est hébergé par son frère et ne se rend dans la Nièvre que le week-end ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 26 avril 2022 et le 21 septembre 2022, le préfet de la Nièvre conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- une erreur dans les visas de l'acte administratif n'est pas de nature à en affecter la légalité ; l'accord franco-algérien comporte des dispositions similaires à celles qui ont été visées ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par des lettres du 13 octobre 2022, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de substituer d'office les stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 aux dispositions des articles L. 434-1 à L. 434-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui sont inapplicables aux demandes de regroupement familial des ressortissants algériens.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience sur cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E C,
- et les observations de Me Clemang, représentant M. B D.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B D, ressortissant algérien né le 27 février 1964, est titulaire d'un certificat de résidence algérien. Il a présenté le 4 octobre 2021 une demande de regroupement familial au bénéfice de son épouse, avec laquelle il est marié depuis le 21 janvier 1987, et de son fils F né en 2004. Par une décision du 3 février 2022, le préfet de la Nièvre a rejeté cette demande au motif que M. B D ne satisfaisait ni aux conditions de ressources requises, compte tenu de sa situation professionnelle précaire, ni aux conditions de logement requises compte tenu du non-respect des critères de décence et de sécurité.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leur famille : " Les membres de la famille qui s'établissent en France sont mis en possession d'un certificat de résidence de même durée de validité que celui de la personne qu'ils rejoignent. / Sans préjudice des dispositions de l'article 9, l'admission sur le territoire français en vue de l'établissement des membres de famille d'un ressortissant algérien titulaire d'un certificat de résidence d'une durée de validité d'au moins un an, présent en France depuis au moins un an sauf cas de force majeure, et l'octroi du certificat de résidence sont subordonnés à la délivrance de l'autorisation de regroupement familial par l'autorité française compétente. / Le regroupement familial ne peut être refusé que pour l'un des motifs suivants : / 1 - le demandeur ne justifie pas de ressources stables et suffisantes pour subvenir aux besoins de sa famille. Sont pris en compte toutes les ressources du demandeur et de son conjoint indépendamment des prestations familiales. L'insuffisance des ressources ne peut motiver un refus si celles-ci sont égales ou supérieures au salaire minimum interprofessionnel de croissance. / 2. Le demandeur ne dispose ou ne disposera pas à la date d'arrivée de sa famille en France d'un logement considéré comme normal pour une famille comparable vivant en France () ".
3. Ces stipulations régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles les ressortissants algériens peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles relatives à la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France.
4. Il ressort des mentions mêmes de la décision contestée que le préfet de la Nièvre a examiné la demande de regroupement familial présentée par M. B D au regard des dispositions des articles L. 434-1 à L. 434-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Comme le soutient à bon droit le requérant, ces dispositions sont inapplicables aux ressortissants algériens et sa situation devait être appréciée au regard des stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
5. Toutefois, lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve dans ce cas d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
6. Pour rejeter la demande de M. B D, le préfet de la Nièvre a relevé que celui-ci ne satisfaisait pas aux conditions de ressources requises en raison d'une situation professionnelle précaire et qu'il ne satisfaisait pas aux conditions de logement requises dès lors que son logement ne respectait pas les critères de décence et de sécurité. Le préfet disposait du même pouvoir d'appréciation et aurait pu prendre la même décision en examinant la demande de M. B D sur le fondement des stipulations de l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, combinées avec celles des dispositions règlementaires des articles
R. 434-1 à R. 434-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui ne sont pas incompatibles avec ces stipulations, lesquelles peuvent ainsi être substituées aux dispositions des articles L. 434-1 à L. 434-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, cette substitution n'ayant pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit peut être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 411-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application du 2° de l'article L. 434-7, est considéré comme normal un logement qui : / 1° Présente une superficie habitable totale au moins égale à : / () b) en zones B1 et B2 : 24 m² pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de 10 m² par personne jusqu'à huit personnes et de 5 m² par personne supplémentaire au-delà de huit personnes () / 2° Satisfait aux conditions de salubrité et d'équipement fixées aux articles 2 et 3 du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent pris pour l'application de l'article 187 de la loi n° 2000-1208 du 13 décembre 2000 relative à la solidarité et au renouvellement urbain () ". Aux termes de l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 relatif aux caractéristiques du logement décent : " Le logement doit satisfaire aux conditions suivantes, au regard de la sécurité physique et de la santé des locataires : / () 2. Il est protégé contre les infiltrations d'air parasites. Les portes et fenêtres du logement ainsi que les murs et parois de ce logement donnant sur l'extérieur ou des locaux non chauffés présentent une étanchéité à l'air suffisante. / 3. Les dispositifs de retenue des personnes, dans le logement et ses accès, tels que garde-corps des fenêtres, escaliers, loggias et balcons, sont dans un état conforme à leur usage ; / 4. La nature et l'état de conservation et d'entretien des matériaux de construction, des canalisations et des revêtements du logement ne présentent pas de risques manifestes pour la santé et la sécurité physique des locataires ; / 5. Les réseaux et branchements d'électricité et de gaz et les équipements de chauffage et de production d'eau chaude sont conformes aux normes de sécurité définies par les lois et règlements et sont en bon état d'usage et de fonctionnement ; / 6. Le logement permet une aération suffisante. Les dispositifs d'ouverture et les éventuels dispositifs de ventilation des logements sont en bon état et permettent un renouvellement de l'air et une évacuation de l'humidité adaptés aux besoins d'une occupation normale du logement et au fonctionnement des équipements () ".
8. Pour rejeter la demande de regroupement familial présentée par M. B D, le préfet de la Nièvre s'est fondé sur la circonstance qu'il ne justifiait pas de la stabilité de ses ressources, en raison de contrats courts, d'une ancienneté de moins de six mois dans l'emploi actuel et d'un renouvellement de contrat incertain. Toutefois, il est constant que le montant des ressources mensuelles de l'intéressé, soit environ 2 000 euros brut, était supérieur pendant la période de référence au montant du salaire minimum interprofessionnel de croissance. La seule circonstance que ces ressources provenaient de contrats d'intérim n'était pas par elle-même et à elle-seule de nature à faire regarder ces ressources comme dépourvues de stabilité. En outre, M. B D justifie de la reconduction de sa mission d'intérim du 3 janvier 2022 au 29 décembre 2022 par un contrat antérieur à la date de la décision attaquée. Par suite, M. B D est fondé à soutenir que le préfet de la Nièvre a commis une erreur d'appréciation en considérant que ses ressources ne pouvaient être regardées comme revêtant le caractère de stabilité exigé par l'article 4 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
9. Cependant, la décision est également fondée sur un autre motif tiré du non-respect des conditions relatives au logement. Il ressort notamment de l'enquête de logement menée par la commune de résidence que le radiateur de la salle de bain était posé au sol et non fixé au mur, qu'une prise électrique était partiellement déboitée dans la pièce de vie et qu'elle présentait un potentiel danger, qu'il existait un trou dans la partie haute de la fenêtre de l'entrée probablement destinée à une grille d'aération et laissant passer l'air extérieur, que deux fenêtres n'étaient pas équipées de garde-corps alors qu'elles se trouvaient à moins de 0,90 mètre du sol, et que les murs de la buanderie étaient noircis de moisissures et présentaient une peinture décollée. S'il avait également été relevé que les radiateurs étaient hors d'usage, une seconde visite a permis de constater que l'ensemble des radiateurs étaient en fonctionnement de sorte que les équipements de chauffage doivent être considérés en bon état d'usage. De même, il est constant que la surface du logement était suffisante pour accueillir une famille de trois personnes. La seule circonstance que le logement ne comporte qu'une seule pièce et que le fils du requérant allait être majeur n'était pas de nature à permettre de regarder le logement comme ne satisfaisant pas à la condition de normalité. Néanmoins, le requérant ne conteste pas sérieusement les autres constats opérés lors de l'enquête en se bornant à produire des photographies, d'ailleurs non datées, de son logement qui sont insuffisamment probantes. Les points relevés par la commune et le préfet caractérisent le non-respect de plusieurs des conditions fixées par l'article 2 du décret du 30 janvier 2002, notamment l'absence de protection contre les infiltrations d'air, l'absence de dispositifs de retenue, l'existence d'un risque manifeste pour la santé lié à l'état de conservation des revêtements, le mauvais état d'un branchement électrique et le non-respect des normes de sécurité concernant les installations de chauffage présentes dans les pièces d'eau. Ainsi par les seules pièces qu'il produit, le requérant n'établit pas que le préfet a commis une erreur dans l'appréciation de son logement en considérant que celui-ci ne respectait pas les critères de décence et de sécurité requis. Ce motif était de nature à justifier à lui seul le refus opposé à la demande de regroupement familial et il résulte de l'instruction que le préfet de la Nièvre aurait pris la même décision en se fondant sur ce seul motif. Par suite les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
11. Si, lorsqu'il se prononce sur une demande de regroupement familial, le préfet est en droit de rejeter la demande dans le cas où l'intéressé ne justifierait pas remplir l'une ou l'autre des conditions légalement requises, il dispose toutefois d'un pouvoir d'appréciation et n'est pas tenu par les dispositions précitées, notamment dans le cas où il est porté une atteinte excessive au droit de mener une vie familiale normale tel qu'il est protégé par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. Il est constant que M. B D est entré en France en 2005, qu'il était alors marié depuis 1987 avec une compatriote avec laquelle il a eu six enfants, parmi lesquels le plus jeune est né en 2004. Il ressort des pièces du dossier qu'il n'a présenté de demande de regroupement familial que le 4 octobre 2021 alors qu'il a vécu séparé de son épouse et de ses enfants, devenus majeurs pour cinq d'entre eux, depuis son entrée en France. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B D serait dans l'impossibilité de se rendre en Algérie pour voir son épouse et ses enfants ni que ceux-ci ne pourraient pas lui rendre visite régulièrement en France. Dans ces conditions, la décision contestée ne porte pas une atteinte disproportionnée au droit de M. B, de son épouse et du plus jeune de leurs enfants, au respect de leur vie privée et familiale garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées. Doivent également être rejetées par voie de conséquences les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B D et au préfet de la Nièvre.
Copie sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 18 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Nicolet, président,
M. Irénée Hugez, premier conseiller,
Mme Pauline Hascoët, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.
La rapporteure,
P. C
Le président,
P. Nicolet
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au préfet de la Nièvre en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026