lundi 7 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2200919 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | GRENIER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 avril 2022, M. A C, représenté par Me Grenier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 février 2022 par lequel le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer une carte de séjour temporaire ou à défaut de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
En ce qui concerne le refus de séjour
- la décision est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'il a été relaxé des faits de violences sur sa conjointe qui lui sont imputés ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle oppose l'absence de visa de long séjour à sa demande de changement de statut en qualité de salarié ;
- le préfet ne pouvait lui opposer l'absence d'autorisation de travail sans lui avoir indiqué la procédure à suivre, au regard des exigences posées par les dispositions des articles L.114-5 et L. 114-6 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision a été prise en violation de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale dès lors que la décision de refus de séjour est illégale ;
- elle est entachée d'erreur de fait dès lors qu'il n'a commis aucune violence ;
- elle a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne les autres décisions :
- les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination sont illégales dès lors que la décision d'éloignement est illégale ;
- la décision d'interdiction de retour est entachée d'une erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2022, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 17 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience.
La rapporteure publique a été dispensée de prononcer des conclusions à l'audience, sur sa proposition.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les observations de Me Grenier représentant M. C ;
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant tunisien, né en 2001, est entré en France en septembre 2016, alors qu'il était âgé de 15 ans, et y a rejoint sa tante. Cette dernière s'est vu confier l'autorité parentale à l'égard de son neveu s'agissant de sa scolarité, sa santé et des actes de la vie courante par jugement du tribunal de grande instance de Chalon-sur-Saône du 26 septembre 2017. M. C a poursuivi sa scolarité en France, et a obtenu à sa majorité un titre de séjour en qualité d'étudiant valable jusqu'au 30 septembre 2021. Le 26 octobre 2021, il a déposé une demande de changement de statut au titre de sa vie privée et familiale, après avoir conclu un pacte civil de solidarité avec une ressortissante française. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 février 2022 par lequel le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1./Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. /L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Et aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que M. C est entré en France alors qu'il était encore mineur, pour y suivre des études, selon ses déclarations. Il y a terminé sa formation, en obtenant un CAP puis un BEP. S'il est présent en France depuis plus de cinq ans, il y séjourne depuis sa majorité sous couvert de titres de séjour étudiant qui ne lui donnent pas vocation à s'installer durablement sur le territoire. Par ailleurs, les liens avec la ressortissante française avec laquelle il avait conclu un pacte civil de solidarité ont été rompus. Depuis cette rupture M. C est hébergé chez sa tante. Pour autant, il n'est pas dépourvu d'attaches familiales en Tunisie, où demeurent ses parents et sa sœur. S'il justifie d'une formation et d'une promesse d'embauche, ces seuls éléments ne sont pas suffisants pour considérer qu'il serait inséré professionnellement à la société française. Dans ces conditions le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait, en estimant qu'il ne disposait pas de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, méconnu les articles L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ou entaché sa décision d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, () ".
5. La décision de refus de séjour mentionne que le comportement de M. C présente une menace à l'ordre public en raison d'une plainte de son ex conjointe déposée le 19 février 2022 pour des actes de violences habituelles sur une personne liée par pacte civil de solidarité, de harcèlement et de dégradation volontaire de véhicule. M. C soutient que ce motif est entaché d'erreur de fait, les faits en cause relevant d'une dénonciation calomnieuse et ayant donné lieu à une relaxe. Si cette décision de relaxe n'est pas produite, le préfet se borne pour sa part à verser à l'instance le procès-verbal de dépôt de plainte, sans aucun élément, notamment le témoignage de la plaignante, permettant d'apprécier la nature, la réalité et la gravité des faits en cause. Par suite,
M. C est fondé à soutenir que ce motif repose sur des considérations dont l'exactitude matérielle n'est pas établie. Toutefois, il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision en se fondant sur l'autre motif mentionné au point 5 tiré de ce que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée de M. C.
6. En troisième lieu, si le préfet indique dans sa décision que M. C a déposé une demande de titre de séjour en qualité de salarié, la seule demande produite est la demande du 26 octobre 2021, portant sur la délivrance d'un titre de séjour vie privée et familiale, dans laquelle le requérant a indiqué disposer d'une promesse d'embauche. Le préfet a toutefois examiné d'office si un titre de séjour salarié pouvait être délivré, et écarté cette possibilité en raison de l'absence de visa de long séjour comme de démarche de l'employeur en vue de l'obtention d'une autorisation de travail.
7. Aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger titulaire d'un document de séjour doit, en l'absence de présentation de demande de délivrance d'un nouveau document de séjour six mois après sa date d'expiration, justifier à nouveau, pour l'obtention d'un document de séjour, des conditions requises pour l'entrée sur le territoire national lorsque la possession d'un visa est requise pour la première délivrance d'un document de séjour. () ".
8. M. C, qui a attendu moins d'un mois pour demander la délivrance d'un nouveau titre de séjour, est par suite fondé à soutenir que le préfet ne pouvait lui opposer l'absence de visa de long séjour pour refuser la délivrance d'un titre de séjour salarié.
9. Pour autant, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 : " Les ressortissants tunisiens désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, après contrôle médical et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an et renouvelable et portant la mention "salarié" () ".
10. En vertu des stipulations qui précèdent et des dispositions du code du travail, la délivrance d'un titre de séjour salarié à un ressortissant tunisien est subordonnée à la production d'un contrat de travail visé, qui fait défaut en l'espèce. Il n'appartenait pas au préfet d'inviter le demandeur, qui n'avait pas sollicité de titre de séjour en qualité de salarié, ni son employeur à entreprendre les démarches nécessaires afin d'obtenir cette autorisation, qui est une condition nécessaire pour la délivrance du titre envisagé.
11. Par suite, le préfet, s'il a opposé, à tort, le motif tiré de l'absence de visa de long séjour, était fondé pour le seul motif tiré de l'absence de contrat de travail visé, à refuser de délivrer à
M. C un titre de séjour en qualité de salarié.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions dirigées contre la décision de refus de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
13. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
14. En premier lieu, la décision de refus de séjour n'encourant pas la censure eu égard à ce qui précède, M. C n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français.
15. En deuxième lieu, les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et de l'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant, soulevés contre la décision d'éloignement, doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point 3.
16. En dernier lieu, le moyen tiré de l'erreur de fait soulevé contre la décision d'éloignement, qui repose sur les mêmes considérations que celles exposées au point 5., doit être écarté dès lors qu'il résulte de l'instruction que le préfet aurait pris la même décision s'il s'était fondé seulement sur les dispositions du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire et la décision désignant le pays de destination :
17. L'illégalité de la décision faisant obligation de quitter le territoire français n'ayant pas été démontrée, le requérant en excipe vainement à l'appui de ses conclusions dirigées contre les décisions fixant le délai de départ volontaire et désignant le pays de destination.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
18. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Et aux termes de l'article
L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
19. M. C séjourne en France sous couvert de titres de séjour régulièrement délivrés depuis plus de cinq ans, son comportement n'ayant pas causé de trouble particulier avant la plainte déposée par son ex-partenaire. Ce seul dépôt de plainte, en l'absence de précision sur la nature, la réalité et la gravité des faits en cause, ne peut toutefois, ainsi qu'il a été dit au point 5. Suffire à établir que le comportement de l'intéressé présenterait une menace pour l'ordre public. Par suite,
M. C est fondé à soutenir qu'en prononçant une interdiction de retour sur le territoire français à son encontre, le préfet a fait une inexacte application des dispositions précitées.
20. Il résulte de ce qui précède que M. C est seulement fondé à demander l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
21. L'exécution du présent jugement n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions en injonction doivent par suite être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
22. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme demandée sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DÉCIDE :
Article 1er : L'article 5 de l'arrêté du 22 février 2022 du préfet de Saône-et-Loire faisant interdiction de retour sur le territoire français à M. C pour une durée d'une année est annulé.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au préfet de Saône-et-Loire et à
Me Grenier.
Copie en sera transmise au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Rousset, président,
Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,
Mme Océane Viotti, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2022.
La rapporteure,
M-E B
Le président,
O. Rousset
La greffière,
C. Chapiron
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026