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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2201037

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2201037

lundi 8 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2201037
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDUFFAUD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 avril 2022, Mme H F née B, Mme G B épouse C et Mme I B, représentées par Me Duffaud, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de refus opposée le 17 février 2022 par la commune d'Azé à leur réclamation indemnitaire ;

2°) de condamner la commune d'Azé à leur verser une indemnité de 869 906,41 euros en réparation de l'ensemble des préjudices matériels résultant de la pollution du terrain qu'elle a vendu en 1966 à leur père, A B ;

3°) d'enjoindre à la commune d'Azé de procéder à la dépollution du site ;

4°) de condamner la commune d'Azé à leur verser la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ".

2. Les consorts B demandent au tribunal de condamner la commune d'Azé à leur verser une indemnité de 869 906,41 euros représentant 75 % du montant total des condamnations auxquelles les exposent les actions engagées contre eux devant le tribunal judiciaire de Mâcon par les époux E et par les époux D à raison des conséquences dommageables de la pollution de terrains issus de la division d'une parcelle sise au lieudit Champ Denay que leur père, A B, a vendue aux époux E en 2015 et dont il avait lui-même fait l'acquisition auprès de cette commune en 1966.

3. Toutefois, il n'est fait état d'aucune condamnation effectivement prononcée à ce jour, de sorte que les consorts B, qui ne font pas état de préjudices propres, ne justifient d'aucune qualité, que ce soit à titre récursoire ou par le jeu d'une subrogation, pour rechercher la responsabilité de la commune d'Azé. Leur requête, y compris les conclusions en injonction dont elle est assortie, est donc manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la modalité prévue par l'article R. 222-1 précité du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête des consorts B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme H F née B, à Mme G B épouse C et à Madame I B.

Fait à Dijon le 8 avril 2024.

Le président,

David ZUPAN

La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,

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