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AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2201239

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2201239

mardi 9 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2201239
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantDELALANDE Samuel

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 mai 2022, l'association Les ami.e.s des Lentillères et France Nature Environnement, représentées par Me Delalande, demandent au tribunal :

1°) d'annuler la délibération du 24 mars 2022 par laquelle le conseil métropolitain de Dijon Métropole a approuvé la modification n° 1 du plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local de l'habitat et plan de déplacements urbains ;

2°) d'annuler cette délibération en tant qu'elle précise qu'une partie de l'orientation d'aménagement et de programmation dite " Ecocité Jardin des Maraîchers " sera affectée à l'agriculture urbaine et qu'elle classe les parcelles AH 13 et AH 17 ainsi que le cœur du domaine de Gouville situé dans la commune de Corcelles-les-Monts en zone Ap ;

3°) de mettre à la charge de la métropole Dijon Métropole le versement de la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- leur requête est recevable ;

- le rapport de présentation est insuffisant, faute de justifier de la cohérence entre l'orientation d'aménagement et de programmation " Ecocité Jardin des Maraîchers ", laquelle a été modifiée pour prévoir qu'une agriculture urbaine pourra être exercée au sein du site et le projet d'aménagement et de développement durables ;

- le classement en zone agricole " Ap " du tènement sur lequel s'implante le château de Gouville, alors classé en zone naturelle, aurait dû faire l'objet d'une évaluation d'incidences Natura 2000 ;

- une procédure de révision aurait dû être engagée en vertu de l'article L. 153-31 du code de l'urbanisme, dès lors que le conseil métropolitain a décidé de réduire une zone naturelle en classant le domaine de Gouville en zone agricole " Ap " ;

- le zonage ainsi que les règles applicables à l'écocité Jardin des Maraîchers contenues dans l'orientation d'aménagement et de programmation " Ecocité Jardin des Maraîchers et le règlement littéral sont entachés d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 16 décembre 2022, la métropole Dijon Métropole, représentée par Me Guillini, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des associations requérantes la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Par une ordonnance du 2 janvier 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, qu'aucun moyen nouveau ne pourrait plus être invoqué à compter du 6 février 2023.

Par une ordonnance du 8 février 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 février 2023.

Un mémoire a été enregistré le 15 février 2024 pour l'association Les ami.e.s des Lentillères et France Nature Environnement et, l'instruction étant close, n'a pas été communiqué.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Viotti, conseillère,

- les conclusions de Mme Ach, rapporteure publique,

- les observations de Me Douvreleur, représentant la métropole Dijon Métropole et substituant Me Guillini.

Considérant ce qui suit :

1. Par délibération du 19 décembre 2019, la métropole Dijon Métropole a approuvé son plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local de l'habitat et plan de déplacements urbains (PLUI-HD). A la suite d'une enquête publique qui s'est déroulée du 2 novembre au 3 décembre 2021, l'assemblée délibérante a, par délibération du 24 mars 2022, approuvé la modification n° 1 de ce document d'urbanisme. L'association Les ami.e.s des Lentillères et France Nature Environnement en demandent l'annulation.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le rapport de présentation :

2. Aux termes de l'article L. 151-4 du code de l'urbanisme : " Le rapport de présentation explique les choix retenus pour établir le projet d'aménagement et de développement durables, les orientations d'aménagement et de programmation et le règlement. () ". Aux termes de l'article R. 151-2 de ce code : " Le rapport de présentation comporte les justifications de : / 1° La cohérence des orientations d'aménagement et de programmation avec les orientations et objectifs du projet d'aménagement et de développement durables ; () ".

3. Les associations requérantes font valoir que le rapport de présentation ne justifie pas de la cohérence de " l'orientation d'aménagement et de programmation écocité Jardin des maraîchers " avec les orientations et objectifs du projet d'aménagement et de développement durables du plan local d'urbanisme. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'écocité Jardin des Maraîchers n'est que l'un des sites de projet compris dans l'orientation d'aménagement et de programmation métropolitaine " Corridor Est ", laquelle figurait déjà au plan local d'urbanisme approuvé en 2019. S'agissant de l'écocité en particulier, la modification n° 1 en litige s'est limitée à prévoir l'affectation d'une partie du site à l'agriculture urbaine. Or, les dispositions précitées de l'article R. 151-2 du code de l'urbanisme n'imposent pas aux auteurs du plan de justifier de façon spécifique la cohérence de chacune des actions et opérations définies par une orientation d'aménagement et de programmation avec le projet d'aménagement et de développement durables. Dans ces conditions, la métropole Dijon Métropole n'était pas tenue de compléter la fiche explicative 4 relative à " la territorialisation de l'habitat et des sites de projet " du tome B du rapport de présentation, laquelle renvoie aux objectifs du projet d'aménagement et de développement durables mis en œuvre par les sites de projet et dont la suffisance, prise à l'échelle de l'ensemble de l'orientation d'aménagement et de programmation " Corridor Est ", n'est pas utilement critiquée par les associations requérantes. En tout état de cause, le rapport additionnel précise que cette modification " a un impact environnemental positif car elle permet de flécher le développement d'une agriculture vivrière sur ce site de projet, participant ainsi à la stratégie alimentaire du territoire ". Une telle mention se réfère sans ambigüité à l'objectif C " développer l'agriculture nourricière dans le cadre d'une stratégie d'autosuffisance alimentaire et de développement des circuits courts " contenue dans l'orientation n° 8 relative à l'agriculture du projet d'aménagement et de développement durables. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation du rapport de présentation ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne l'absence d'évaluation des incidences Natura 2000 :

4. Aux termes de l'article L. 104-3 du code de l'urbanisme : " Sauf dans le cas où elles ne prévoient que des changements qui ne sont pas susceptibles d'avoir des effets notables sur l'environnement, au sens de l'annexe II à la directive 2001/42/ CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001, les procédures d'évolution des documents mentionnés aux articles L. 104-1 et L. 104-2 donnent lieu soit à une nouvelle évaluation environnementale, soit à une actualisation de l'évaluation environnementale réalisée lors de leur élaboration. / Un décret en Conseil d'Etat détermine les critères en fonction desquels cette nouvelle évaluation environnementale ou cette actualisation doivent être réalisées de manière systématique ou après un examen au cas par cas ". Selon l'article R. 104-8 de code, alors en vigueur : " Les plans locaux d'urbanisme font l'objet d'une évaluation environnementale à l'occasion : () / 2° () de leur modification () lorsqu'elle permet la réalisation de travaux, aménagements, ouvrages ou installations susceptibles d'affecter de manière significative un site Natura 2000 ; () ". En vertu de l'article L. 414-4 du code de l'environnement : " I. - Lorsqu'ils sont susceptibles d'affecter de manière significative un site Natura 2000, individuellement ou en raison de leurs effets cumulés, doivent faire l'objet d'une évaluation de leurs incidences au regard des objectifs de conservation du site, dénommée ci-après " Evaluation des incidences Natura 2000 " : / 1° Les documents de planification qui, sans autoriser par eux-mêmes la réalisation d'activités, de travaux, d'aménagements, d'ouvrages ou d'installations, sont applicables à leur réalisation ; / 2° Les programmes ou projets d'activités, de travaux, d'aménagements, d'ouvrages ou d'installations ; / 3° Les manifestations et interventions dans le milieu naturel ou le paysage. () VI. - L'autorité chargée d'autoriser, d'approuver ou de recevoir la déclaration s'oppose à tout document de planification, programme, projet, manifestation ou intervention si l'évaluation des incidences requise en application des III, IV et IV bis n'a pas été réalisée, si elle se révèle insuffisante ou s'il en résulte que leur réalisation porterait atteinte aux objectifs de conservation d'un site Natura 2000. () ".

5. Lorsqu'un plan ou un projet non directement lié ou nécessaire à la gestion d'un site Natura 2000 risque de compromettre les objectifs de conservation de celui-ci, il doit être considéré comme susceptible d'affecter ce site de manière significative. L'appréciation de cette atteinte doit être effectuée notamment à la lumière des caractéristiques et des conditions environnementales spécifiques du site concerné par un tel plan ou projet. En outre, l'évaluation des incidences d'un projet doit être réalisée au regard des différents objectifs de conservation du site d'intérêt communautaire concerné. Une telle évaluation ne saurait se fonder sur le seul rapport entre la superficie d'habitats naturels affectée et la superficie du site lui-même. S'il doit être tenu compte, pour évaluer les incidences d'un projet sur l'état de conservation d'un site d'importance communautaire, des mesures, prévues par le projet, de nature à supprimer ou réduire les effets dommageables de celui-ci sur le site, il n'y a pas lieu, en revanche de tenir compte, à ce stade, des mesures compensatoires envisagées, le cas échéant, dans l'étude d'incidences, si le projet répond aux conditions posées par le III de l'article L. 414-4 du code de l'environnement.

6. La modification attaquée classe dans le sous-secteur " Ap " de la zone agricole quatre hectares de terrain formant le cœur du domaine de Gouville, composé d'un château et de plusieurs dépendances, situé dans la commune de Corcelles-les-Monts et précédemment classé en zone N. Consultée sur la modification projetée dans le cadre de l'examen au cas par cas, la mission régionale d'autorité environnementale Bourgogne-Franche-Comté a estimé, dans sa décision du 15 septembre 2021, qu'une telle modification " n'apparaît pas avoir pour effet d'impacter de façon significative des milieux naturels remarquables, des continuités écologiques, des habitats ou des espèces d'intérêt communautaire dont les sites Natura 2000 ". Les associations requérantes font néanmoins valoir que le classement du domaine de Gouville en zone Ap aurait dû faire l'objet d'une évaluation des incidences Natura 2000.

7. Il ressort des pièces du dossier que le domaine de Gouville se situe à limite d'un massif forestier dit " A B " et d'une vaste zone agricole, à l'extrémité Nord-Est de la zone de protection spéciale (ZPS) " Arrière côte de Dijon et de Beaune ". D'une superficie d'environ 606 kilomètres carrés, cette zone se caractérise, selon le document d'objectifs (DOCOB), par des grands massifs forestiers entrecoupés de pelouses calcaires, prairies et cultures, notamment de la vigne, et abrite des habitats naturels très diversifiés, favorables à l'alimentation et à la reproduction de nombreuses espèces d'oiseaux, telles que le Circaète Jean-le-Blanc, le Faucon pèlerin, l'Aigle botté et le Pic cendré, espèces d'intérêt patrimonial présentant un enjeu " très fort " de conservation. Cette avifaune remarquable est notamment menacée par l'utilisation de biocides, la disparition d'éléments structurants du paysage et l'expansion des vignes sur les pelouses. En conséquence, le DOCOB fixe les objectifs d'améliorer l'état de conservation des pelouses, la capacité d'accueil des milieux cultivés et des prairies en réduisant, notamment, l'utilisation des biocides, d'améliorer la connectivité des habitats d'espèce en restaurant les continuités des milieux de pelouses, et de maintenir suffisamment de zones de forêt mature favorable aux espèces forestières. Il n'est toutefois pas démontré que le classement des parcelles litigieuses en zone Ap, où les possibilités de construire sont limitées par le plan local d'urbanisme, serait susceptible, en soi, de compromettre les objectifs précités. En particulier, les associations requérantes n'apportent aucun élément de nature à démontrer que ce tènement, déjà en partie construit, présenterait une sensibilité particulière pour la conservation de l'avifaune, alors au demeurant que les auteurs du plan local d'urbanisme ont pris soin d'identifier huit " arbres isolés " à protéger sur la parcelle AH 6 et deux espaces d'intérêt paysager et écologique au titre des articles L. 151-19 et L. 151-23 du code de l'urbanisme, lesquels représentent environ un hectare de terrain et au sein desquels les constructions sont interdites. Dans ces conditions, il n'est pas établi que la modification adoptée serait susceptible d'affecter de manière significative un site Natura 2000, rendant nécessaire l'évaluation des incidences prévue à l'article L. 414-4 du code de l'environnement.

En ce qui concerne la procédure de modification :

8. Aux termes de l'article L. 153-31 du code de l'urbanisme : " Le plan local d'urbanisme est révisé lorsque l'établissement public de coopération intercommunale ou la commune décide : () 2° Soit de réduire un espace boisé classé, une zone agricole ou une zone naturelle et forestière ; () ".

9. Ainsi qu'il a été dit, la modification en litige classe en zone Ap quatre hectares de terrains formant le cœur du domaine de Gouville, lequel était précédemment classé en zone N. Selon le rapport de présentation du plan local d'urbanisme tel qu'approuvé en 2019, les zones agricoles dites paysagères et de proximité (Ap) sont localisées aux " interfaces avec les zones urbaines ou à urbaniser ou sur les secteurs particuliers de vigilance paysagère () ", où il s'agit de favoriser le développement d'une agriculture de proximité, d'encadrer la constructibilité pour y maintenir des interfaces paysagères qualitatives et, enfin, de limiter les conflits d'usages à proximité des zones urbaines. Les zones Ap répondent en particulier à l'enjeu paysager que représente la croissance urbaine accélérée de l'agglomération dijonnaise, laquelle, ainsi que l'expose le rapport de présentation, a rendu plus rigides les transitions entre la ville et les étendues agricoles. Par ailleurs, ce même rapport expose que les réservoirs et corridors majeurs, dans lesquels les possibilités de construire sont fortement limitées, ont été classés en zone " N ". Ainsi, il ressort du règlement littéral du plan local d'urbanisme qu'au sein de la zone Ap, les extensions, constructions nouvelles et installations nécessaires à l'exploitation agricole sont autorisées dans la limite de 500 mètres carrés au sol par tènement, ce que n'autorise pas le règlement au sein de la zone naturelle. Il en va de même des constructions nouvelles à usage d'habitation pour les personnes dont la présence permanente est nécessaire à l'exploitation agricole dans la limite de 150 mètres carrés d'emprise au sol et à condition d'être situées à moins de 50 mètres d'un bâtiment existant. Compte tenu des règles applicables dans chacune de ces zones, la modification opérée a pour effet de réduire une zone naturelle au sens du 2° de l'article L. 153-31 du code de l'urbanisme. Par suite, les associations requérantes sont fondées à soutenir que le conseil métropolitain ne pouvait recourir à la procédure de modification.

En ce qui concerne le classement en zone à urbaniser et les règles applicables au sein de l'écocité Jardin des Maraîchers :

10. Il appartient aux auteurs d'un plan local d'urbanisme de déterminer le parti d'aménagement à retenir pour le territoire concerné par le plan, en tenant compte de la situation existante et des perspectives d'avenir, et de fixer en conséquence le zonage et les possibilités de construction. S'ils ne sont pas liés, pour déterminer l'affectation future des différents secteurs, par les modalités existantes d'utilisation des sols, dont ils peuvent prévoir la modification dans l'intérêt de l'urbanisme, leur appréciation peut cependant être censurée par le juge administratif au cas où elle serait entachée d'une erreur manifeste ou fondée sur des faits matériellement inexacts.

11. En l'espèce, les associations requérantes critiquent le classement du tènement de l'écocité Jardin des Maraîchers au sein de la zone à urbaniser et les règles dérogatoires qui s'appliquent à ce site de projet, telles que prévues par le règlement littéral. Toutefois, ni ce classement, ni les règles définies par le règlement littéral sur ce point n'ont été modifiées par la délibération litigieuse. Par suite, ces moyens doivent être écartés comme inopérants.

12. Enfin, l'association Les ami.e.s des Lentillères et autre critiquent de manière générale et peu argumentée l'affectation d'une partie du site de l'écocité Jardin des Maraîchers à l'agriculture urbaine. A supposer qu'elles aient entendues se prévaloir d'une incohérence entre l'orientation d'aménagement et de programmation " Corridor Est ", laquelle prévoit cette affectation, et le règlement littéral, les règles applicables au sein de la zone à urbaniser ne font pas obstacle à l'exercice de l'agriculture urbaine. Celle-ci est d'ailleurs expressément prévue dans l'article 4 relatif aux espaces verts applicable à la zone urbaine, auquel renvoie le plan local d'urbanisme s'agissant des zones à urbaniser. Par suite, le plan local d'urbanisme n'est entaché d'aucune incohérence sur ce point.

13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les associations Les ami.e.s des Lentillères et France Nature Environnement sont seulement fondées à demander l'annulation de la modification n° 1 du plan local d'urbanisme intercommunal en tant qu'il classe en zone Ap le cœur du domaine de Gouville, situé dans la commune de Corcelles-les-Monts.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que les associations requérantes, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, verse quelque somme que ce soit à la métropole Dijon Métropole au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

15. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la métropole Dijon Métropole la somme que réclament les associations requérantes sur le fondement de ces mêmes dispositions.

D É C I D E :

Article 1er : La délibération du 24 mars 2022 par laquelle le conseil métropolitain de Dijon Métropole a approuvé la modification n° 1 du plan local d'urbanisme intercommunal valant programme local de l'habitat et plan de déplacements urbains est annulée en tant qu'elle classe le cœur du domaine de Gouville, situé sur le territoire de la commune de Corcelles-les-Monts, en zone " Ap ".

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées par la métropole Dijon Métropole au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à l'association Les ami.e.s des Lentillères, à l'association France Nature Environnement et à la métropole Dijon Métropole.

Délibéré après l'audience du 26 juin 2024, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Rousset, président,

Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,

Mme Océane Viotti, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juillet 2024.

La rapporteure,

O. ViottiLe président,

O. Rousset

La greffière,

B. Massia-Kura

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

No 2201239

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