mardi 3 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2201270 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP BROCHERIEUX-GUERRIN MAINGON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 mai 2022, la société civile d'exploitation agricole (SCEA) C, représentée par la SCP Chaton-Grillon-Brocard-Gire, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté du 29 novembre 2021 du préfet de la région Bourgogne Franche-Comté portant autorisation d'exploiter au titre du contrôle des structures au profit du GAEC Lefort ainsi que la décision du 17 mars 2022 rejetant le recours gracieux formé contre cet arrêté ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision est entachée d'une erreur de fait et d'appréciation dès lors que la société aurait dû se voir reconnaître un ordre de priorité 2 ; sa surface pondérée est de 172,2 ha/UTA en tenant compte de deux UTA ;
- à ordre de priorité égal avec le GAEC Lefort, celui-ci ne pouvait se voir délivrer une autorisation dès lors que la reprise des terres porte atteinte à la pérennité de son exploitation ; la reprise des terres entrainerait une déstructuration des îlots PAC et des conditions d'exploitation déplorables ; un bâtiment d'élevage se trouverait isolé ; la reprise de parcelles certifiées pour l'agriculture biologique irait à l'encontre de l'article L. 641-13 du code rural et de la pêche maritime ;
- elle est engagée dans le développement des systèmes de production de polyculture élevage combinant la performance économique et environnementale, une agriculture diversifiée, riche en emplois et génératrice de valeur ajoutée, dans le parfait respect des orientations fixées par l'article L. 331-1 du code rural et de la pêche maritime.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 septembre 2022, le préfet de la région Bourgogne Franche-Comté conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 novembre 2022, le groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) Lefort, représenté par la SCP Jean-Michel Brocherieux, Sylvaine Guerrin-Maingon, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de la SCEA C, de même que les dépens.
Il soutient que :
- M. A C ne peut être compté dans les UTA dès lors qu'il a largement atteint l'âge de la retraite ;
- la qualité de conjoint d'exploitant de Mme B C n'est pas établie ; celle-ci n'a jamais travaillé dans une exploitation agricole et ne dispose d'aucun diplôme ; une simple déclaration administrative auprès de la MSA ne peut constituer la preuve du statut de conjoint d'exploitant ; le couple C vit à Paris où M. C travaille en qualité de chercheur et de directeur de recherche ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées par une lettre du 21 septembre 2022 que cette affaire était susceptible, à compter du 7 novembre 2022, de faire l'objet d'une clôture d'instruction à effet immédiat en application des dispositions de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative.
La clôture de l'instruction a été fixée au 5 décembre 2022 par une ordonnance du même jour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pauline Hascoët,
- les conclusions de M. Thierry Bataillard rapporteur public,
- et les observations de Me Brocherieux, représentant le GAEC Lefort.
Considérant ce qui suit :
1. Le groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC) Lefort a demandé le 3 février 2021 une autorisation au titre du contrôle des structures agricoles en vue d'exploiter plusieurs parcelles de terres situées sur les communes de Dissangis, l'Isle-sur-Serein, Blacy, Angely, Massangis, Talcy, Marmeau et Santigny dans l'Yonne, pour une surface totale de 64,2848 hectares. Ces terres étaient prises à bail par la SCEA C. Par un arrêté du 25 mai 2021, le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté a refusé d'autoriser le GAEC Lefort à exploiter ces parcelles de terres. Par un arrêté du 17 septembre 2021, le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté a retiré cette décision au motif que les documents transmis par le preneur en place ne permettaient pas de calculer avec certitude le nombre d'unités de travail actifs et de déterminer son rang de priorité. Par un arrêté du 29 novembre 2021, le préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté a autorisé le GAEC Lefort à exploiter les diverses parcelles de terres précitées en retenant que la SCEA C exploitait une surface pondérée supérieure à la dimension excessive, la plaçant " hors priorités ". Par un courrier du 26 janvier 2022, la SCEA C a formé un recours gracieux à l'encontre de cette décision, qui a été rejeté le 17 mars 2022. Par sa requête, la SCEA C demande l'annulation de l'arrêté du 29 novembre 2021 et de la décision portant rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 331-2 du code rural et de la pêche maritime : " I.-Sont soumises à autorisation préalable les opérations suivantes : / 1° Les installations, les agrandissements ou les réunions d'exploitations agricoles au bénéfice d'une exploitation agricole mise en valeur par une ou plusieurs personnes physiques ou morales, lorsque la surface totale qu'il est envisagé de mettre en valeur excède le seuil fixé par le schéma directeur régional des exploitations agricoles. () ". Aux termes de l'article L. 311-3-1 du même code : " I.- L'autorisation mentionnée à l'article L. 331-2 peut être refusée : / 1° Lorsqu'il existe un candidat à la reprise ou un preneur en place répondant à un rang de priorité supérieur au regard du schéma directeur régional des structures agricoles mentionné à l'article L. 312-1 ; / 2° Lorsque l'opération compromet la viabilité de l'exploitation du preneur en place ; () ".
3. Le schéma directeur régional des exploitations agricoles de la région Bourgogne arrêté le 21 mars 2016 (SDREA), prévoit au point 4 de l'article 5 que : " En application de l'article L. 312-1 du code rural et de la pêche maritime, afin d'encourager le développement des exploitations les plus fragiles, et de maintenir une agriculture diversifiée, riche en emplois et génératrice de valeur ajoutée, il convient de limiter les opérations conduisant à l'agrandissement, la concentration et/ou la réunion d'exploitation excessif. / L'agrandissement, la réunion ou la concentration d'exploitations sont excessifs lorsque la surface de l'exploitation dépasse, après reprise, la dimension excessive (DE) des exploitations, exprimée en ha/UTA présente sur l'exploitation au moment de la demande. / () ces seuils sont les suivants : B () 196 ha ". Par ailleurs, en application de l'article 3 de ce schéma, relèvent du rang de priorité 2 :
" Tous types d'opérations, installations, agrandissements, réunion ou concentration d'exploitations au-delà de la dimension économique viable des exploitations (DEV) mentionnée à l'article 5 () et dans la limite de l'agrandissement, réunion ou concentration d'exploitations excessif mentionné au 4. de l'article 5 ". Il résulte du point 2 de l'article 5 du SDREA que la dimension économique viable est fixée à 110 ha de SAU pondérée /UTA en zone B. Selon ces mêmes dispositions, sont notamment comptabilisés dans les unités de travail agricole le conjoint collaborateur à titre principal pour 0,75 et le conjoint collaborateur à titre secondaire pour 0,5 ainsi que les salariés au prorata du temps de travail mentionné sur le contrat de travail en cours, ou à défaut, au prorata du temps de travail comptabilisé sur la précédente année civile, hors heures supplémentaires. Enfin, le 2) de l'article 5 prévoit encore : " () S'il est à constater la présence d'éventuels preneurs en place sur tout ou partie des parcelles objet de la demande, la viabilité des exploitations les concernant est appréciée au regard de la dimension économique viable des exploitations telle que définie ci-dessus ".
4. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 732-84 du code rural et de la pêche maritime : " Pour l'application de l'article L. 732-28, est réputé exercer l'activité non salariée agricole à titre secondaire le conjoint collaborateur qui exerce, en dehors de l'exploitation ou de l'entreprise au titre de laquelle il est mentionné, une activité salariée d'une durée supérieure à la moitié de la durée légale du travail. / L'intéressé doit adresser à l'organisme dont il relève son contrat de travail et si ce contrat ne fait pas apparaître la durée du travail ou, en cas de changement de celle-ci, une attestation de l'employeur mentionnant cette durée ".
5. En premier lieu, la SCEA C soutient que le préfet a commis une erreur d'appréciation en la considérant " hors priorités " consécutive à une erreur de fait concernant le nombre d'actifs travaillant sur l'exploitation (UTA). La SCEA C soutient en particulier que le préfet a omis de prendre en compte la présence de Mme B C, conjoint collaborateur, et un emploi en contrat à durée indéterminée, soit un coefficient de 2 pour les UTA. Le préfet a retenu un coefficient de 1,10 au titre des UTA en considérant la présence de plusieurs salariés pour une partie de l'année de référence. S'agissant de l'emploi d'un salarié, la SCEA C se borne à évoquer l'existence d'un contrat à durée indéterminée sans produire aucune pièce au soutien de ses allégations. Le préfet fait valoir quant à lui que les pièces qui lui ont été transmises lors de la demande et du recours gracieux ne permettent pas d'établir l'emploi d'un salarié en contrat à durée indéterminée à temps complet à la date de la décision. Par suite, en l'absence de pièce produite par la SCEA C concernant l'emploi d'un salarié, l'erreur de fait qu'aurait commise le préfet concernant l'emploi d'un salarié n'est pas établie. S'agissant de la présence d'un conjoint collaborateur, la SCEA n'a produit aucune pièce au soutien de ses allégations. Le préfet admet en défense avoir reçu lors du recours gracieux la copie d'un courrier de la mutualité sociale agricole (MSA) de Bourgogne daté du 17 novembre 2021 indiquant qu'il avait été procédé à l'affiliation de Mme B C en qualité de conjoint collaborateur à compter du 22 octobre 2021. Toutefois, d'une part, ce seul document est insufisamment probant dès lors qu'il repose sur une déclaration sur l'honneur de Mme B C concernant son activité, laquelle est par ailleurs contestée en défense par le GAEC Lefort qui fait valoir sans être contredit que M. et Mme C ne vivent pas sur l'exploitation mais en région parisienne où M. C dispose d'un emploi à plein temps de chercheur et directeur de recherches à l'Institut de recherche pour le développement (IRD). D'autre part, comme le fait valoir le préfet en défense, ce document ne permet pas d'établir que Mme C est collaborateur à titre principal, et non collaborateur à titre secondaire, alors que seule la qualité de collaborateur à titre principal donnerait suffisamment de points à la SCEA C au titre des UTA pour que sa dimension économique soit inférieure à la dimension excessive et que sa situation relève de la priorité 2 (338,16 ha / 1,6 (1,10 + 0,5) UTA = 211,35 ha/UTA alors que 338,16 ha /1,85 (1,10 + 0,75) UTA =182,79 ha/UTA). Ainsi, il n'est pas établi que le préfet a commis une erreur d'appréciation en classant la situation de la SCEA C " hors priorités ". Les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur d'appréciation doivent être écartés.
6. En deuxième lieu, comme indiqué précédemment, le 2) de l'article 5 du SDREA prévoit que la dimension économique viable est fixée à 110 ha de SAU pondérée /UTA en zone B et que la viabilité du preneur en place est appréciée au regard de la dimension économique viable des exploitations telle que définie par les dispositions du 2) de l'article 5 du schéma.
7. La SCEA C soutient que l'autorisation contestée remet en cause sa viabilité économique. Toutefois, d'une part, elle ne produit aucun élément au soutien de ses allégations selon lesquelles il en résulterait une déstructuration des îlots PAC, l'isolement d'un bâtiment d'élevage ou la reprise de terres certifiées en agriculture biologique. D'autre part, comme le fait valoir le préfet, cette exploitation présente, après reprise des terres faisant l'objet de l'autorisation, dans l'hypothèse la plus favorable à la requérante, à savoir en considérant que Mme C est collaborateur à titre principal, une dimension économique de 148,04 ha/UTA alors que la dimension économique viable est fixée par le SDREA à 110 ha/UTA dans la zone considérée. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. En troisième lieu, la SCEA C ne peut utilement faire valoir que la décision contestée méconnaît les dispositions de l'article L. 641-13 du code rural et de la pêche maritime relatives à la mention " agriculture biologique ".
9. En quatrième lieu, elle ne peut utilement faire valoir que l'autorisation méconnaît les objectifs fixés au contrôle des structures agricoles par l'article L. 331-1 du code rural et de la pêche maritime, au motif notamment qu'elle est engagée dans le développement de systèmes de production de polyculture d'élevage combinant la performance économique et environnementale, d'une agriculture diversifiée riche en emplois et génératrice de valeur ajoutée, dès lors que les objectifs assignés au contrôle des structures sont mis en œuvre par les dispositions du SDREA dont la société n'invoque pas l'illégalité par la voie de l'exception. En tout état de cause, les dispositions du SDREA relative à la dimension excessive des exploitations et à la définition des priorités ont été adoptées en vue de satisfaire l'objectif mentionné au 3° de l'article L. 331-1 du code rural et de la pêche maritime relatif au maintien d'une agriculture diversifiée, riche en emplois et génératrice de valeur ajoutée, notamment en limitant les agrandissements. En outre, le SDREA prévoit des critères sociaux, économiques et environnementaux pour départager les candidatures présentant le même rang de priorité. Par suite, le moyen doit être écarté.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de la SCEA C doit être rejetée.
Sur les frais liés au litige :
11. En l'absence de dépens exposés dans la présente instance, les conclusions présentées à ce titre doivent être rejetées.
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, au titre des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens. Il y a lieu de mettre la somme de 1 300 euros à la charge de la SCEA C au titre des frais exposés par le GAEC Lefort et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la SCEA C est rejetée.
Article 2 : La SCEA C versera une somme de 1 300 euros au GAEC Lefort en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions du GAEC Lefort est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la société civile d'exploitation agricole C, au groupement agricole d'exploitation en commun Lefort et au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire.
Copie sera adressée au préfet de la région Bourgogne-Franche-Comté.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Philippe Nicolet, président,
M. Irénée Hugez, premier conseiller,
Mme Pauline Hascoët, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2023.
La rapporteure,
P. Hascoët
Le président,
P. Nicolet
La greffière,
L. Curot
La République mande et ordonne au ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026