jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2201945 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | KOUMA |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 22 juillet 2022 sous le n° 2201945, M. B D, représenté par Me Kouma, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 octobre 2021 par laquelle le directeur régional des douanes a refusé de le réintégrer dans ses droits, en particulier de lui verser " le règlement de ses salaires " pour la période du 3 juin 2020 au 31 août 2021 ;
2°) de condamner l'administration à lui verser " le complément de salaire " pour la période du 3 juin 2020 au 31 août 2021 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision en litige est entachée d'un vice d'incompétence, sauf à justifier d'une délégation conférée à son signataire ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que la décision de mise en disponibilité a été annulée.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 août 2023, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors qu'elle est dirigée contre un acte qui ne fait pas grief et qu'au surplus, le délai de recours contentieux a expiré ;
- à titre subsidiaire, les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 20 septembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 13 octobre 2023.
II. Par une requête enregistrée le 17 octobre 2022 sous le n° 2202725, M. B D, représenté par Me Kouma, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 septembre 2022 par lequel la directrice générale des douanes et droits indirects l'a placé en disponibilité d'office pour la période du 3 juin 2020 au
31 août 2021 ;
2°) de condamner l'administration à lui verser " le complément de salaire " pour la période du 3 juin 2020 au 31 août 2021 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige est entaché d'un vice d'incompétence, sauf à justifier d'une délégation conférée à son signataire ;
- cet arrêté est insuffisamment motivé ;
- il procède d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que son état de santé ne justifiait pas qu'il soit placé en disponibilité d'office pour raisons médicales.
Par un mémoire en défense enregistré le 11 octobre 2023, le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 3 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 20 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 85-986 du 16 septembre 1985 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme E,
- les conclusions de Mme Ach, rapporteure publique,
- les observations de Me Sugy, substituant Me Kouma, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes nos 2201945 et 2202725 concernent la situation d'un même fonctionnaire et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. M. D, contrôleur des douanes et droits indirects de 1ère classe, a été affecté au bureau des douanes de Dijon à compter du 1er septembre 2018. Il a été placé en congé de maladie ordinaire du 11 août 2018 au 1er avril 2019, puis du 3 juin 2019 au 2 juin 2020. Le 20 février 2020, le comité médical départemental a émis un avis concluant à une inaptitude totale et définitive à l'exercice des fonctions et à toutes fonctions de l'intéressé, confirmé le 23 juin 2020 par le comité médical supérieur. Le 6 janvier 2021, la commission de réforme a émis un avis concluant à une inaptitude à l'exercice des fonctions de M. D mais non à toutes fonctions, et a préconisé le reclassement professionnel. L'intéressé a ainsi été reclassé à la résidence de Dijon à la date du 1er septembre 2021. Dans son avis du 23 septembre 2021, le comité médical départemental a conclu à la mise en disponibilité d'office de M. D du 3 juin 2020 au 31 août 2021, veille de son reclassement professionnel. Le 30 septembre 2021, M. D a sollicité le service des ressources humaines des douanes afin d'obtenir des informations sur les incidences financières et statutaires d'une mise en disponibilité. Le 22 octobre suivant, le service lui indiquait par courrier électronique que " la période de disponibilité n'ouvre pas droit à rémunération, avancement, retraite, congés ". Par une première requête enregistrée sous le n° 2201945, M. D demande au tribunal d'annuler le courrier électronique du 22 octobre 2021. Par arrêté du 7 septembre 2022, la directrice générale des douanes et droits indirects a placé M. D en disponibilité d'office pour raisons médicales pour la période du 3 juin 2020 au 31 août 2021. Au cours de cette dernière période, le paiement du demi-traitement de l'intéressé a été maintenu. Par la seconde requête enregistrée sous le n° 2202725, M. D demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 7 septembre 2022. Par les deux requêtes précitées, M. D doit être regardé comme demandant également au tribunal d'enjoindre à l'administration des douanes de lui verser le complément de salaire qui lui est dû pour la période du 3 juin 2020 au 31 août 2021.
Sur la requête n° 2201945 :
3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que M. D, après avoir pris connaissance de l'avis du comité médical départemental du 23 septembre 2021 concluant à sa mise en disponibilité d'office pour la période du 3 juin 2020 au 31 août 2021, a sollicité dès le 30 septembre suivant auprès du service des ressources humaines des douanes, des informations sur les incidences " de cette période " sur son traitement, régime indemnitaire, avancement d'échelon et de grade, retraite et congés annuels. Par courrier électronique du 22 octobre 2021, le service lui a indiqué que " la période de disponibilité n'ouvre pas droit à rémunération, avancement, retraite, congés ". Ce courrier électronique de l'administration, qui n'est pas, en lui-même, de nature à faire directement grief à l'intéressé sur sa situation statutaire et constitue ainsi une simple mesure d'information, n'a donc pas le caractère d'une décision au sens de l'article R. 421-1 précité du code de justice administrative. De manière surabondante, la requête n° 2201945 introduite le 22 juillet 2022 a été enregistrée par le greffe du tribunal administratif de Dijon après l'expiration du délai de recours contentieux. Dès lors, les fins de non-recevoir opposées par le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique tirées de ce que le courrier électronique du 22 octobre 2021 ne fait pas grief et que la requête est tardive, doivent être accueillies.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête n° 2201945 de M. D est irrecevable et doit par conséquent être rejetée en toutes ses conclusions.
Sur la requête n° 2202725 :
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :
6. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par M. C A, administrateur des douanes et droits indirects, chef du centre de service des ressources humaines, à qui le directeur interrégional des douanes et droits indirects de Nouvelle-Aquitaine a, par décision du 2 novembre 2021 régulièrement publiée au bulletin officiel des douanes et librement consultable en ligne, conféré une délégation à l'effet de signer, dans les limites fixées par l'article 2-3 de la convention de délégation de gestion administrative des carrières des personnels de la direction générale des douanes et droits indirects modifiée, l'ensemble des actes repris en son annexe. L'annexe 1 de cette convention de délégation modifiée liste les signataires par acte, parmi lesquels figure la décision en litige, à savoir les arrêtés relatifs à la mise en disponibilité d'office pour raisons de santé. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision en litige doit être écarté.
7. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / 2° Infligent une sanction ; / 3° Subordonnent l'octroi d'une autorisation à des conditions restrictives ou imposent des sujétions ; / 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; / 5° Opposent une prescription, une forclusion ou une déchéance ; / 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; / 7° Refusent une autorisation, sauf lorsque la communication des motifs pourrait être de nature à porter atteinte à l'un des secrets ou intérêts protégés par les dispositions du a au f du 2° de l'article L. 311-5 ; / 8° Rejettent un recours administratif dont la présentation est obligatoire préalablement à tout recours contentieux en application d'une disposition législative ou réglementaire ". Aux termes de l'article L. 211-5 de ce code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
8. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. D a été placé en congé de maladie ordinaire au cours d'une période de douze mois consécutifs, soit du 3 juin 2019 au 2 juin 2020. Par l'arrêté attaqué, il a été placé en disponibilité d'office pour raisons médicales à l'expiration de ses droits statutaires à congé de maladie ordinaire. M. D ne saurait utilement se prévaloir des dispositions de la loi du 11 juillet 1979 relative à la motivation des actes administratifs et à l'amélioration des relations entre l'administration et le public, au demeurant abrogées depuis le 1er janvier 2016 et codifiées respectivement aux articles L. 211-2 et L. 211-5 précités du code des relations entre le public et l'administration, à l'encontre de la décision le plaçant d'office en disponibilité, dès lors qu'elle ne relève d'aucune des catégories de décisions qui doivent être motivées en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 précités. Par suite, le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige est insuffisamment motivé est inopérant.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article 43 du décret du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'Etat, à la mise à disposition, à l'intégration et à la cessation définitive de fonctions : " La mise en disponibilité ne peut être prononcée d'office que dans les conditions prévues par l'article 48 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires ". Aux termes de l'article 48 du décret du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires : " La mise en disponibilité prévue aux articles 27 et 47 du présent décret est prononcée après avis du conseil médical sur l'inaptitude du fonctionnaire à reprendre ses fonctions. / Elle est accordée ou renouvelée par période de six à douze mois dans la limite de trois ans consécutifs () ". Aux termes de l'article 27 du décret du 14 mars 1986 : " Lorsqu'un fonctionnaire a obtenu pendant une période de douze mois consécutifs des congés de maladie d'une durée totale de douze mois, il ne peut, à l'expiration de sa dernière période de congé, reprendre son service sans l'avis favorable du comité médical : en cas d'avis défavorable () il est soit mis en disponibilité, soit reclassé dans un autre emploi, soit, s'il est reconnu définitivement inapte à l'exercice de tout emploi, admis à la retraite après avis d'un conseil médical. Le paiement du demi-traitement est maintenu, le cas échéant, jusqu'à la date de la décision de reprise de service, de reclassement, de mise en disponibilité ou d'admission à la retraite. () ".
10. D'une part, il ressort des pièces du dossier qu'à la date du 3 juin 2020, M. D sortait d'une période de douze mois consécutifs de congé de maladie ordinaire et que, dès le 20 février 2020, le comité médical départemental avait conclu à son inaptitude totale et définitive à l'exercice de ses fonctions et à toutes fonctions. Dans ces conditions, en vertu des dispositions de l'article 27 du décret du 14 mars 1986 citées au point précédent, l'intéressé ne pouvait qu'être admis à la retraite après avis d'un conseil médical. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la commission de réforme, saisie de l'examen du dossier de M. D au motif de retraite pour invalidité à compter du 3 juin 2020, a conclu, dans son avis du 6 janvier 2021, à l'inaptitude des fonctions mais non à toutes fonctions et a préconisé son reclassement professionnel, de sorte qu'à la date du 1er septembre 2021, l'intéressé a ainsi été reclassé à la résidence de Dijon.
11. D'autre part, dans son avis du 23 septembre 2021, le comité médical départemental a conclu à la mise en disponibilité d'office de M. D du 3 juin 2020 au 31 août 2021, veille de son reclassement professionnel. La circonstance que l'arrêté du 7 septembre 2022, pour n'être intervenu qu'après la séance du conseil médical départemental du 23 septembre 2021, porte effet du 3 juin 2020 au 31 août 2021, n'a d'autre but que de placer M. D dans une position statutaire régulière à l'épuisement de ses droits à congés de maladie ordinaire compte tenu de son inaptitude physique à l'exercice de ses fonctions. Il entre ainsi dans le champ de la dérogation au principe de non-rétroactivité des actes administratifs justifiée par la continuité de la carrière des fonctionnaires et la régularisation de leur situation. Par suite, l'arrêté en litige n'est entaché d'aucune erreur d'appréciation.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 7 septembre 2022 portant mise en disponibilité d'office.
En ce qui concerne les conclusions à fin d'injonction :
13. Par voie de conséquence du rejet des conclusions à fin d'annulation, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
En ce qui concerne les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans les présentes instances, verse quelque somme que ce soit à M. D au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2201945 et 2202725 présentées par M. D sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Rousset, président,
Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,
Mme Valérie Zancanaro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 septembre 2024.
La rapporteure,
V. E
Le président,
O. Rousset
La greffière,
C. Chapiron
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
2 et 2202725
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026