vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2202068 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | BREY CÉLINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 3 août 2022 et 24 juin 2024, M. A B, représenté par Me Brey, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 juin 2022 par lequel le maire de Chevigny-Saint-Sauveur a refusé de lui délivrer un permis de construire modificatif en vue de la construction d'un mur de clôture en limites séparatives Nord-Est le long du passage, de 1,80 mètres de hauteur, sur un terrain situé 18 rue Paul Verlaine à Chevigny-Saint-Sauveur ;
2°) d'enjoindre au maire de Chevigny-Saint-Sauveur de lui délivrer le permis de construire modificatif sollicité, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Chevigny-Saint-Sauveur la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté en litige est insuffisamment motivé ;
- son projet est conforme à l'article 7 applicable à la zone urbaine du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal Habitat et Déplacement (PLUI-HD) de Dijon Métropole, dès lors que son mur plein de 1,80 mètres de hauteur, en limite séparative, ne porte pas atteinte au cadre bâti environnant ;
- l'arrêté en litige procède d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de fait dès lors que les constructions avoisinantes disposent de clôtures en limite séparative d'une hauteur minimale de 1,80 mètres ;
- la demande de substitution de motif présentée par la commune doit être rejetée, dès lors qu'il appartenait à la commune de prévoir dans l'autorisation d'urbanisme une prescription imposant une hauteur de mur maximale de 1,60 mètres concernant la partie de clôture sur voie.
Par un mémoire en défense enregistré le 14 décembre 2022, la commune de
Chevigny-Saint-Sauveur, représentée par Me Corneloup, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 4 000 euros soit mise à la charge de M. B au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, les moyens invoqués ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire, il peut être procédé à une substitution de motif dès lors qu'une partie du projet, qui constitue une clôture sur voie, ne respecte pas la règle prévue à l'article 7 applicable à la zone urbaine du règlement du PLUI-HD de Dijon métropole, laquelle impose une hauteur maximale de 1,60 mètres.
Par une ordonnance du 24 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 9 juillet 2024.
Des pièces ont été produites le 6 août 2024 par la commune de Chevigny-Saint-Sauveur à la demande du tribunal et communiquées en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Ach, rapporteure publique,
- les observations de Me Brey pour M. B et de Me De Mesnard, substituant Me Corneloup, pour la commune de Chevigny-Saint-Sauveur.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a déposé le 5 mai 2022 une demande de permis modificatif en vue de la construction d'un mur de clôture d'une hauteur de 1,80 mètres, sur les limites séparatives Nord-Est et Sud-Est le long du passage, sur la parcelle cadastrée ZD 198, sise 18 rue Paul Verlaine sur le territoire de la commune de Chevigny-Saint-Sauveur. Par arrêté du
3 juin 2022, le maire de Chevigny-Saint-Sauveur a refusé de lui délivrer le permis de construire modificatif sollicité. Par la présente requête, M. B en demande l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de l'arrêté du 3 juin 2022 :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande (), elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet (), notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6 () ". Aux termes de l'article A. 424-3 de ce code : " L'arrêté indique, selon les cas ; () b) Si le permis est refusé () ". Aux termes de l'article A. 424-4 de ce code : " Dans les cas prévus aux b à f de l'article A. 424-3, l'arrêté précise les circonstances de droit et de fait qui motivent la décision et indique les voies et délais de recours ".
3. Il ressort de l'arrêté en litige que celui-ci vise notamment l'article L. 421-1 du code de l'urbanisme, le plan local d'urbanisme intercommunal Habitat et Déplacement (PLUI-HD) de Dijon métropole, le permis de construire délivré le 14 septembre 2018, les permis de construire modificatifs refusés en date des 19 octobre 2021, 26 novembre 2021 et 11 janvier 2022 ainsi que le permis de construire modificatif délivré le 7 mars 2022. La décision en litige, qui s'est référée à l'article 7 du PLUI-HD en ses dispositions relatives aux clôtures en limite séparative, a suffisamment exposé les circonstances de droit et de fait qui ont conduit le maire de Chevigny-Saint-Sauveur à refuser le permis de construire modificatif déposé le 5 mai 2022 par M. B. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée doit être écarté.
4. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". D'autre part, aux termes de l'article 7 relatif à la qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère, applicable à la zone urbaine du règlement littéral du PLUI-HD de Dijon métropole, dans sa version applicable au litige : " L'esprit de la règle / L'article 7 "Qualité urbaine, architecturale, environnementale et paysagère" regroupe les dispositions relatives à l'aspect des constructions et au traitement de leurs abords. Elles visent : / - à veiller à l'intégration des constructions nouvelles dans leur cadre bâti et paysager environnant, notamment en termes d'impact visuel depuis les rues et espaces publics ; / - à permettre la créativité et l'innovation architecturales, y compris pour les travaux d'extension ou de surélévation des constructions existantes, au travers d'un dialogue entre architecture traditionnelle et contemporaine ; / - à assurer des interfaces qualitatives entre espaces publics et privés, au regard du traitement des rez-de-chaussée, des clôtures et espaces libres de constructions ; / - à participer à l'amélioration du cadre et de la qualité de vie par un renforcement de la présence végétale, la prise en compte du confort thermique et des dispositifs favorables à la biodiversité. / - au maintien des caractéristiques spécifiques ou patrimoniales des tissus urbains, en complément des dispositions graphiques du règlement (patrimoine d'intérêt local) et des autres documents de préservation et de valorisation du patrimoine. / Dispositions générales / Les expressions architecturales doivent en particulier résulter de la mise en œuvre de la démarche de développement durable et de qualité environnementale concernant l'aspect extérieur des constructions et l'aménagement des abords. / Les constructions nouvelles, les aménagements et les travaux portant sur les constructions existantes doivent par leur situation, leur dimension ou leur aspect extérieur participer à la préservation et à la mise en valeur du cadre bâti environnant et des paysages naturels et urbains locaux, sans exclure l'architecture contemporaine. () Traitement des clôtures / () Clôture en limite séparative / En limite séparative, la hauteur des clôtures n'excédera pas 2m, sauf impératif technique ou de sécurité dûment justifié et tiendra compte de l'environnement urbain () ". Ces dernières dispositions ont le même objet que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et posent des exigences qui ne sont pas moindres. Dès lors, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée.
5. Il résulte des dispositions de l'article 7 applicable à la zone urbaine du règlement du PLUI-HD précité que, si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente doit refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Dans l'exercice de ce contrôle, le juge doit tenir compte de l'ensemble des dispositions de cet article et de la marge d'appréciation qu'elles laissent à l'autorité administrative pour accorder ou refuser de délivrer une autorisation d'urbanisme. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel ou urbain de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel ou urbain sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
6. Pour refuser le permis de construire modificatif sollicité, le maire de Chevigny-Saint-Sauveur a estimé que le mur de clôture " en limite séparative Est ", bien que conforme à la hauteur maximale de 2 mètres, crée " une masse, en contradiction avec les clôtures grillagées ou en mur plein d'une hauteur maximum de 1,60 m des constructions environnantes ".
7. En l'espèce, le projet de M. B a pour objet de construire un mur de clôture sur les limites séparatives Nord-Est et Sud-Est le long du passage, d'une hauteur de 1,80 mètres " de même aspect que les autres murs et que la maison avec des passages aménagés pour la petite faune en continuité du mur du voisin existant ". Il ressort des pièces du dossier que M. B s'est vu délivrer, le 7 mars 2022, un permis de construire modificatif n° PC 021 171 18 R0032 M04 ayant notamment pour objet la construction d'un mur de clôture sur les limites séparatives Est et Ouest d'une hauteur de 1,80 mètres " de même aspect que la maison avec des passages aménagés pour la petite faune en continuité du mur du voisin existant ". En outre, le procès-verbal de constat d'huissier de justice daté du
4 avril 2022 et les photographies versées aux débats, de même que les vues disponibles sur le site internet " google maps ", accessible tant aux juges qu'aux parties, font apparaître que les clôtures des constructions environnantes, dont certaines atteignent une hauteur comparable à celle en litige, oscillent entre grillages simples doublés de haies, murs-bahuts de tons clairs avec brises-vues verts ou marron, canisses ou végétaux, sans cohérence ou unité architecturale particulière. Dans ces conditions, compte tenu tant de sa localisation, de ses dimensions et de son environnement, le mur litigieux, qui respecte par ailleurs les prescriptions du règlement du PLUI-HD relatives à la hauteur des clôtures en limite séparative, n'apparaît pas de nature à porter atteinte au cadre bâti environnant et à l'environnement paysager. Par suite, le motif opposé par le maire de Chevigny-Saint-Sauveur pour refuser le permis de construire sollicité par M. B est entaché d'illégalité. En conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article 7 du règlement du PLUI-HD de Dijon métropole, de l'erreur d'appréciation et de l'erreur de fait doivent être accueillis.
En ce qui concerne la substitution de motif demandée par la commune :
8. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative, il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
9. Dans son mémoire en défense, dûment communiqué au requérant, la commune de Chevigny-Saint-Sauveur demande au tribunal que soit substitué au motif initial de la décision en litige celui tiré de la méconnaissance de la hauteur maximale de 1,60 mètres applicable aux clôtures sur voies et espaces publics prévue par l'article 7 applicable à la zone urbaine du règlement du PLUI-HD de Dijon métropole, dès lors que " le mur litigieux crée, sur quelques centimètres de largeur, une partie de clôture sur voie ".
10. Aux termes de l'article 7 du règlement du PLUI-HD précité : " () Clôture sur voies et espaces publics / Les clôtures sur les voies et espaces publics devront être traitées de manière à s'intégrer au paysage de la rue. Une cohérence avec le traitement des clôtures voisines, comme au style du bâti sera recherchée. / () la hauteur de la clôture ne devra pas excéder 1,60m () / Les hauteurs maximales des clôtures édictées ci-dessus, pourront être : / - dépassées en cas d'impératif technique ou de sécurité dûment justifié ou lors de travaux sur une clôture existante afin d'inscrire les nouveaux éléments dans une continuité visuelle ; / - réduites, si le projet présente une hauteur de clôture significativement plus élevée que les clôtures voisines. () ". Le lexique du PLUI-HD définit les " voies ou emprises publiques " comme " La voie publique s'entend comme l'espace ouvert à la circulation publique, qui comprend la partie de la chaussée ouverte à la circulation des véhicules motorisés, les itinéraires cyclables, l'emprise réservée au passage des piétons et les fossés et talus la bordant. L'emprise publique correspond aux espaces extérieurs ouverts au public qui ne répondent pas à la notion de voie ni d'équipement public. Sont pris en compte les emplacements réservés relatifs à l'aménagement de la voirie ".
11. Ainsi que cela a été exposé au point 7, le mur litigieux, qui se situe le long d'un passage privé, relève, pour la détermination de sa hauteur maximale, des règles, fixées à l'article 7 du règlement du PLUI-HD, relatives aux clôtures en limite séparative. Contrairement à ce que soutient la commune, la présence d'une arrête de quelques centimètres donnant sur une voie publique ne saurait avoir pour effet de lui rendre applicables les dispositions de l'article 7 du règlement du PLUI-HD relatives aux clôtures sur voies et espaces publics. Par suite, il n'y a pas lieu de procéder à la substitution de motifs demandée par la commune de Chevigny-Saint-Sauveur.
12. Il résulte de tout ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision du 3 juin 2022 par laquelle le maire de Chevigny-Saint-Sauveur a refusé de lui délivrer le permis de construire modificatif déposé le 5 mai 2022.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
13. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation d'urbanisme, après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncé dans sa décision conformément à l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
14. Le présent jugement implique nécessairement que le maire de
Chevigny-Saint-Sauveur délivre à M. B le permis de construire modificatif demandé dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. B, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, verse quelque somme que ce soit à la commune de Chevigny-Saint-Sauveur au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
16. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune de Chevigny-Saint-Sauveur la somme demandée par M. B au titre des mêmes dispositions.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 3 juin 2022 du maire de Chevigny-Saint-Sauveur est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Chevigny-Saint-Sauveur de délivrer à M. B le permis de construire modificatif demandé, dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Les conclusions de la commune de Chevigny-Saint-Sauveur tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune de Chevigny-Saint-Sauveur.
Copie en sera adressée au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Dijon en application de l'article R. 751-10 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 26 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Olivier Rousset, président,
Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,
Mme Valérie Zancanaro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
La rapporteure,
V. CLe président,
O. Rousset
La greffière,
C. Chapiron
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2202068
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026