LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA21-2202277

Tribunal Administratif de Dijon — Décision N° TA21-2202277

jeudi 19 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Dijon
SectionTribunal Administratif de Dijon
N° DossierTA21-2202277
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantLEGIPLANET AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C, qui contestait la décision de la communauté de communes Grand Autunois Morvan de procéder à l’abattage d’arbres sur la parcelle 508 à Dracy-Saint-Loup, dans le cadre d’un projet de voie verte. Le tribunal a estimé que l’opération, portant sur une faible surface (moins de 2 000 m²), ne constituait pas un défrichement au sens de l’article L. 341-1 du code forestier et n’était pas soumise à évaluation environnementale ou enquête publique, conformément aux articles R. 122-2 et L. 414-4 du code de l’environnement. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, sans application des frais de justice à l’encontre de la communauté de communes.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 août 2022, M A C représenté par

Me Abramowitch, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision révélée le 4 juillet 2022 de la communauté de communes Grand Autunois Morvan de procéder au défrichement de la parcelle cadastrale n°0508 sise sur la commune de Dracy-Saint-Loup ;

2°) de mettre à la charge de la communauté de communes Grand Autunois Morvan une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les arbres en bordure de sa propriété ont été marqués à la peinture orange, ce qui indique qu'ils vont être abattus de manière imminente ;

- la décision portant abattage des arbres a été prise au terme d'une procédure irrégulière faute d'avoir été précédée d'une évaluation environnementale, d'une étude d'incidence Natura 2000 et d'une enquête publique ;

- aucune autorisation de défrichement n'a été accordée ni affichée sur le terrain.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mai 2024, la communauté de communes Grand Autunois Morvan demande au tribunal de rejeter la requête et de mettre à la charge de

M. C une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- le requérant ne démontre pas son intérêt pour agir ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'environnement ;

- le code forestier ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont seuls été entendus au cours de l'audience publique, le rapport de Mme B, les conclusions de Mme Ach, rapporteure publique, les parties n'étant ni présentes, ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. C exploite une activité d'hébergement et restauration installée dans l'ancienne gare de Dracy-Saint-Loup, (71) et sur les parcelles 509 à 512. La parcelle 508, située juste en face de cette exploitation, est une dépendance du domaine public ferroviaire, et a été mise à disposition de la communauté de communes Grand Autunois Morvan par SNCF Réseau dans le cadre d'un projet de création d'une voie verte le long du tronçon de voie ferrée d'Autun à Avallon. M. C a été informé par le maire de Dracy-Saint-Loup que, pour la mise en œuvre de ce projet, des arbres du bosquet se trouvant sur la parcelle 508 seraient abattus afin de pouvoir aménager une piste cyclable. M. C demande l'annulation de la décision " révélée le 4 juillet 2022 de la communauté de communes Grand Autunois Morvan de procéder au défrichement de la parcelle cadastrale n°508 ".

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, contrairement à ce qui est soutenu, la parcelle 508 de Dracy-Saint-Loup ne se trouve pas au sein de la zone Natura 2000 " Gîtes et habitats à chauves-souris en Bourgogne ", dont la limite la plus proche se trouve à plusieurs kilomètres. En outre, selon l'étude réalisée à la demande de la communauté de communes pour l'ensemble du tracé de la voie verte, l'impact sur la biodiversité de ce projet ne sera pas significatif. Par suite, le moyen tiré de la nécessité d'une évaluation des incidences Natura 2000 en application de l'article L. 414-4 du code de l'environnement doit être écarté.

3. En deuxième lieu, selon le tableau annexé à l'article R. 122-2 du code de l'environnement, ne sont soumis à évaluation environnementale de manière systématique que les seuls défrichements de plus de 25 ha ; en outre, relèvent d'un examen au cas par cas les défrichements de plus de 0,5 ha. En l'espèce, les arbres à couper ne représentent qu'une petite partie de la végétation présente sur la parcelle, soit un peu moins de 2 000 mètres carrés sur une parcelle d'environ 2 hectares. Le moyen de la nécessité d'une évaluation environnementale et par voie de conséquence d'une enquête publique, ou d'une décision dispensant d'une telle évaluation après examen au cas par cas, ne peut qu'être écarté, dans toutes ses branches.

4. En dernier lieu, selon l'article L. 214-13 du code forestier : " Les collectivités et autres personnes morales mentionnées au 2° du I de l'article L. 211-1 ne peuvent faire aucun défrichement dans leurs bois et forêts, qu'ils relèvent ou non du régime forestier, sans autorisation de l'autorité administrative compétente de l'Etat. Les articles L. 341-1 et L. 341-2 leur sont applicables ". Et selon l'article L. 341-1 du même code : " Est un défrichement toute opération volontaire ayant pour effet de détruire l'état boisé d'un terrain et de mettre fin à sa destination forestière. Est également un défrichement toute opération volontaire entraînant indirectement et à terme les mêmes conséquences, sauf si elle est entreprise en application d'une servitude d'utilité publique ".

5. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'opération en litige ne consiste pas à abattre tous les arbres du bosquet présent sur la parcelle 508 mais seulement ceux qui se trouvent sur le tracé de la voie verte, qui occupera environ 10% de la surface totale de la parcelle. Ce bosquet est au demeurant constitué d'une végétation récente, qui n'existait pas en 1985 et ne constitue pas davantage une partie d'un ensemble boisé. Par suite, cette opération ne constitue pas une opération de défrichement au sens de l'article L. 341-1 du code forestier. Les moyens tirés de l'absence d'autorisation de défrichement et d'affichage d'une telle autorisation sur le terrain doivent dès lors être écartés.

6. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions en annulation présentées par M. C doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la communauté de communes Grand Autunois Morvan, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement à M. C de quelque somme que ce soit au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. C la somme que demande la communauté de communes Grand Autunois Morvan au titre des mêmes dispositions.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la communauté de communes Grand Autunois Morvan au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et la communauté de communes Grand Autunois Morvan.

Délibéré après l'audience du 5 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Olivier Rousset, président,

Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,

Mme Valérie Zancanaro, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 septembre 2024.

La rapporteure,

M-E B

Le président,

O. Rousset

La greffière,

C. Chapiron

La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour expédition,

La greffière,

N°2202277

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions