mercredi 23 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2202364 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET CLEMANG |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 9 septembre 2022 sous le n° 2202364 et un mémoire enregistré le 15 mars 2023, Mme F G, représentée par Me Clemang, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or, d'une part, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire " sur le fondement de l'article
L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et, d'autre part, de lui restituer l'ensemble des documents d'état civil transmis au soutien de sa demande, ainsi que son passeport ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros à
Me Clemang au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision implicite de rejet est entachée d'un défaut de motivation, la communication des motifs ayant été demandée à l'administration sans qu'elle y ait répondu ;
- cette décision est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle remplit les conditions ;
- le rapport d'examen technique documentaire établi par la direction centrale de la police aux frontières sur lequel s'appuie le préfet pour contester l'authenticité de ses documents d'identité est dépourvu de valeur probante.
Par un mémoire en défense enregistré le 20 février 2023, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme G une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une décision du 21 novembre 2022, Mme F G, a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par une ordonnance du 16 mars 2023 la clôture de l'instruction a été fixée au
4 avril 2023.
II. Par une requête enregistrée le 27 septembre 2023 sous le n° 2302726,
Mme F G, représentée par Me Clemang, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 septembre 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or, d'une part, de lui délivrer le titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sollicité dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et, d'autre part, de lui restituer l'ensemble des documents d'état civil transmis au soutien de sa demande, ainsi que son passeport ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 400 euros TTC à Me Clemang au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
- cette décision est entachée d'une erreur de fait, d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont elle remplit les conditions ;
- le rapport d'examen technique documentaire établi par la direction centrale de la police aux frontières sur lequel s'appuie le préfet pour contester l'authenticité de ses documents d'identité est dépourvu de valeur probante ;
En ce qui concerne la décision faisant obligation de quitter le territoire français :
-elle est illégale en raison de l'illégalité dont est entachée la décision de refus de séjour ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai départ volontaire :
-elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation puisqu'elle ne lui permet pas d'achever son cursus scolaire ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
-cette décision qui fixe l'Angola comme pays de destination ne pourra pas être exécutée dès lors qu'elle est de nationalité congolaise.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 février 2024, le préfet de la Côte-d'Or représenté par Me Rannou conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de Mme G une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par une décision du 13 novembre 2023, Mme F G, a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par une ordonnance du 13 février 2024 la clôture de l'instruction a été fixée au
13 mars 2024.
Une pièce a été produite le 11 septembre 2024 par le préfet de la Côte-d'Or à la demande du tribunal et communiquée en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative à Mme G.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La rapporteure publique a été dispensée, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- et les observations de Me Clemang, représentant Mme G.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes nos 2202364 et 2302726 concernent la même requérante et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Mme G, se disant ressortissante congolaise née le 28 février 2003, déclare être entrée en France le 5 avril 2019 et a été prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance du département de la Côte-d'Or. Le 17 février 2022 elle a sollicité son admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En application des dispositions de l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision implicite de rejet est née du silence gardé pendant quatre mois par le préfet de la Côte-d'Or sur cette demande, soit le 17 juin 2022. Par une première requête enregistrée le 9 septembre 2022 sous le N°2202364 Mme G en demande l'annulation. Puis par un arrêté du
11 septembre 2023, le préfet de la Côte-d'Or a rejeté expressément sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office. Par une seconde requête enregistrée le 27 septembre 2023 sous le N° 2302726 Mme G en demande l'annulation.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'étendue du litige :
3. Si le silence gardé par l'administration sur une demande de titre de séjour fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.
4. Il s'ensuit que les conclusions de la requête n° 2202364 dirigées contre la décision implicite par laquelle le préfet de la Côte-d'Or a rejeté la demande de titre de séjour de
Mme G doivent être regardées comme dirigées uniquement contre la décision du 11 septembre 2023, qui s'est substituée en cours d'instance à la décision implicite.
En ce qui concerne la légalité de la décision de refus de séjour du 11 septembre 2023 :
5. Aux termes de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".
6. Aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " L'étranger qui demande la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour présente à l'appui de sa demande : 1° Les documents justifiants de son état civil ; 2° Les documents justifiants de sa nationalité ; () ". Aux termes de l'article L. 811-2 de ce code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil dispose que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ".
7. Il résulte des dispositions précitées du code civil que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis.
8. Pour justifier de son identité Mme G a produit, à l'appui de sa demande de titre de séjour, un acte de naissance établi le 22 février 2021 par le bureau principal de l'état civil de la commune de Kintambo (A), une copie intégrale d'acte de naissance établi le 12 mai 2021 par les services de l'état civil de la commune de Kitambo, une copie certifiée conforme du jugement supplétif d'acte de naissance rendu le 7 janvier 2021 par le tribunal pour enfants de D E (A), un certificat de non appel de ce jugement et un passeport biométrique délivré le 10 septembre 2021, desquels il ressort qu'elle serait née le 28 février 2003 à D. Toutefois, la consultation du fichier Visabio a permis au préfet de la Côte-d'Or de constater, en se fondant sur la correspondance des empreintes digitales et des photographies fournies, que l'intéressée avait sollicité un visa sous une autre identité faisant apparaître qu'elle aurait la nationalité angolaise et qu'elle serait née le 28 février 2001 à Maquela Do Zombo (Angola). Il ressort, par ailleurs, du rapport établi le 28 janvier 2022, par la cellule chargée de la fraude documentaire au sein de la direction interdépartementale de la police aux frontières de Pontarlier, dont la version intégrale a été versée à l'instance par le préfet de la Côte-d'Or, que lors de sa prise en charge en 2019 par le service d'aide sociale à l'enfance, la requérante avait présenté d'autres documents pour justifier de son identité et en particulier un acte de naissance établi par le service de l'état civil de la commune de B (A) le
23 novembre 2017 et un jugement supplétif d'acte de naissance rendu le 24 juin 2017 par le tribunal pour enfants de D B. Enfin, il ressort du même rapport établi le
28 janvier 2022 que l'acte de naissance établi le 22 février 2021 par le bureau principal de l'état civil de la commune de Kintambo, dont la pastille holographique apposée au recto ne correspond pas à celle de la ville de D, dont les mentions relatives à l'officier d'état civil ne respectent pas l'article 4 de l'arrêté ministériel du 14 juin 2003 fixant le modèle des registres des actes de l'état civil et dont le chiffre 2 préimprimé a été gratté et remplacé par le chiffre 1, est un document falsifié. Le service de la police aux frontières a également émis un avis défavorable sur la valeur probante de la copie du jugement supplétif d'acte de naissance rendu le 7 janvier 2021 par le tribunal pour enfants de D E imprimée au jet d'encre sur un papier non sécurisé et comportant des cachets secs difficilement lisibles. Ces anomalies au regard de la législation et de la règlementation congolaises et des formes des documents officiels ne sont pas critiquées utilement par Mme G. Si la requérante se prévaut également d'une copie intégrale d'acte de naissance établie le 12 mai 2021 par les services de l'état civil de la commune de Kitambo, d'un certificat de non appel et d'un certificat d'authenticité du jugement supplétif et d'un passeport biométrique, elle n'apporte pas d'éléments de nature à laisser penser que ces documents n'auraient pas été établis au regard des seuls actes, falsifiés ou contrefaits, précités. Ainsi, les documents présentés par Mme G ne sont pas revêtus de garanties d'authenticité suffisantes. Dans ces conditions, compte tenu des éléments d'analyse précis qui lui ont ainsi été communiqués, le préfet de la Côte-d'Or était fondé à retenir que ces documents ne pouvaient être regardés comme de nature à justifier de l'identité et de l'âge de l'intéressée, quand bien même celle-ci avait été antérieurement confiée aux services de l'aide sociale à l'enfance par le juge des enfants sous cette identité en tant que mineure isolée, dès lors que cette appréciation ne liait pas l'autorité préfectorale. Un tel motif suffisait à justifier légalement le refus du préfet de la Côte-d'Or de délivrer à Mme G le titre de séjour qu'elle sollicitait sur le fondement de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de l'erreur de fait, de l'erreur de droit et de l'erreur manifeste d'appréciation que le préfet aurait commises dans l'application de cette disposition doivent par conséquent être écartés.
En ce qui concerne la légalité de la décision d'obligation de quitter le territoire français :
9. Les moyens invoqués à l'encontre de la décision de refus de séjour ayant été écartés, Mme G n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas () ".
11. La circonstance que Mme G soit susceptible de se présenter au mois de juin 2024 aux examens sanctionnant sa deuxième année de BTS ne permet pas, par elle-même, d'établir que le préfet aurait commis une erreur manifeste en fixant, par sa décision du 11 septembre 2023, à trente jours le délai de départ volontaire. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
12 En se bornant à faire valoir qu'elle est titulaire d'un passeport congolais sans établir qu'elle ne serait pas légalement admissible en Angola, la requérante ne conteste pas utilement la légalité de la décision fixant l'Angola comme pays de renvoi.
13. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions de
Mme G tendant à l'annulation de l'arrêté du 11 septembre 2023 par lequel le préfet de la Côte-d'Or a rejeté sa demande de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite d'office doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Compte tenu de ses motifs, le présent jugement n'implique pas que le préfet délivre à Mme G un titre de séjour ou réexamine sa situation ni qu'il lui restitue ses documents d'identité et de voyage.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée à ce titre par Mme G soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or sur le même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme G est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le jugement sera notifié à Mme F G, au préfet de la Côte-d'Or et à Me Clemang.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 17 octobre 2024 à laquelle siégeaient :
M. Olivier Rousset, président,
Mme Marie-Eve Laurent, première conseillère,
Mme Valérie Zancanaro, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 octobre 2024.
Le président-rapporteur,
O.C
La conseillère première assesseure,
M-E Laurent
La greffière,
C. Chapiron
La République mande et ordonne au préfet de Côte-d'Or, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,, N° 2302726
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026