mardi 28 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2202999 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | NOURANI LYLIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 18 novembre 2022, M. C B, représenté par la SCP Argon-Polette-Nourani-Appaix, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 novembre 2022 par lequel le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office ;
3°) d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant du refus de titre de séjour :
- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise sans examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle procède d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- le préfet n'a pas mis en œuvre son pouvoir de régularisation ;
- il a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'il ne justifiait pas de considérations exceptionnelles et humanitaires ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle a été prise sans examen particulier de sa situation ;
- elle procède d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- le préfet n'a pas mis en œuvre son pouvoir de régularisation ;
- il a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'il ne justifiait pas de considérations exceptionnelles et humanitaires ;
- cette décision a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision lui refusant un délai de départ volontaire :
- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire ;
- le préfet aurait dû le mettre à même de présenter des observations en application de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et des dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 ;
- il ne présente aucun risque de fuite ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- cette décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;
- l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision fixant le pays de destination ;
- cette décision a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 décembre 2022, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de présenter des conclusions à l'audience sur cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été seulement entendu, au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Zeudmi Sahraoui, rapporteure, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant comorien, est entré sur le territoire métropolitain, le
22 février 2019, muni d'un titre de séjour délivré en qualité de salarié par la préfecture de Mayotte et valable du 23 mai 2018 au 22 mai 2019. Par un arrêté du 6 décembre 2019, le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français et l'a obligé à quitter le territoire français. Par un nouvel arrêté en date du 11 février 2021, le préfet de l'Yonne a pris à l'encontre de M. B, qui s'était maintenu sur le territoire, une nouvelle mesure d'éloignement assortie d'une interdiction de retour. Le 22 avril 2022, M. B a saisi le préfet d'une nouvelle demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 15 novembre 2022, dont M. B demande l'annulation, le préfet de l'Yonne a refusé de délivrer à l'intéressé un titre de séjour, l'a obligé à quitter, sans délai, le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il pourra être renvoyé d'office.
Sur l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes du premier alinéa de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle de M. B.
Sur les moyens communs aux décisions attaquées :
4. En premier lieu, par un arrêté du 24 octobre 2022, publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de Saône-et-Loire a délégué sa signature à Mme A, directrice de la citoyenneté et de la légalité, pour ce qui concerne, notamment, les décisions de refus de séjour, les arrêtés portant obligation de quitter le territoire français, fixant le délai de départ volontaire et le pays de renvoi. Par suite, le moyen tiré de ce que Mme A n'était pas compétente pour signer l'arrêté en litige doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise les textes applicables, notamment la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les articles L. 423-23, L. 611-1 (3°) et L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne l'ensemble des considérations de fait sur lesquelles sont fondées chacune des décisions qu'il contient. Il est ainsi suffisamment motivé.
6. Enfin, il résulte des termes mêmes de l'arrêté attaqué que le préfet de Saône-et-Loire a procédé à un examen complet et individualisé de la situation du requérant. Le moyen tiré d'une erreur de droit commise à ce titre doit donc être écarté.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
8. M. B soutient qu'il entretient sur le territoire métropolitain des liens personnels forts dès lors que l'ensemble des membres de sa famille, notamment ses enfants et petits-enfants, y résident et qu'il serait isolé en cas de retour dans son pays d'origine. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant est entré sur le territoire métropolitain, depuis Mayotte, le 22 février 2019, de sorte que son séjour présentait un caractère récent à la date de la décision attaquée. S'il soutient que ses trois enfants, de nationalité française, résident en France depuis l'année 2001, il ne justifie pas, par la seule production de leurs cartes d'identité, avoir noué des liens intenses avec eux, alors qu'il en est resté éloigné entre 2001 et 2019, période durant laquelle il résidait pour sa part à Mayotte. Le requérant ne démontre pas qu'il se trouverait isolé en cas de retour aux Comores ou à Mayotte. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
9. En deuxième lieu, si le requérant soutient que le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle dès lors qu'il se trouverait isolé en cas de retour dans son pays qu'il a quitté depuis plusieurs années, le refus de titre de séjour n'a pas pour effet, par lui-même, de l'éloigner du territoire métropolitain. Dès lors, ce moyen est inopérant.
10. Enfin, si M. B soutient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'il ne justifiait pas de considérations exceptionnelles ou de motifs humanitaires permettant d'envisager une régularisation à titre exceptionnel, il ne résulte pas des termes de la décision attaquée que l'autorité administrative ait entendu opposer un tel motif. Par ailleurs, le préfet, qui n'était saisi d'aucune demande d'admission exceptionnelle au séjour, n'était pas tenu d'examiner d'office, comme il en a la simple faculté, l'éventualité de faire usage de son pouvoir général de régularisation.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Ainsi qu'il a été dit au point 8, M. B, dont le séjour sur le territoire métropolitain est récent, ne justifie pas de l'existence de liens intenses avec ses trois enfants et ses petits-enfants qui résident en France. S'il soutient avoir noué par ailleurs des relations amicales, il n'en justifie pas. Les pièces par lesquelles il entend se prévaloir d'une relation avec une ressortissante française avec laquelle il a conclu un pacte civil de solidarité le 4 octobre 2022 ne sont pas suffisantes pour établir l'ancienneté de cette relation. M. B n'établit pas davantage qu'il serait isolé aux Comores, pays dans lequel il a vécu pendant au moins vingt-huit ans, ou à Mayotte, où il a résidé pendant une période équivalente. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la mesure d'éloignement prise à son encontre porterait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnaîtrait ainsi l'article 8 précité de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. En deuxième lieu, le requérant soutient que le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle dès lors qu'il se trouverait isolé en cas de retour dans son pays qu'il a quitté depuis plusieurs années. Toutefois, il ne justifie pas qu'il serait isolé en cas de retour aux Comores ou à Mayotte.
14. Enfin, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point n° 10 du présent jugement, le moyen tiré de ce que le préfet n'aurait pas fait usage de son pouvoir discrétionnaire de régularisation et aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'il ne justifiait d'aucune circonstance exceptionnelle ou humanitaire doit, en tout état de cause, être écarté.
Sur la décision refusant un délai de départ volontaire :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. B n'est pas fondé à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision refusant un délai de départ volontaire.
16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () ".
17. Il ressort des pièces du dossier que M. B s'est soustrait à l'exécution de deux mesures d'éloignement édictées les 6 décembre 2019 et 11 février 2021. En application du 5° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet pouvait ainsi à bon droit considérer que l'intéressé présentait un risque de fuite et lui refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir que cette décision n'est ni justifiée ni appropriée à sa situation et qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
18. En troisième lieu, les principes généraux du droit de l'Union européenne, dont celui du droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle défavorable ne soit prise à son encontre, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, n'implique pas systématiquement l'obligation pour l'administration d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de demander un entretien pour faire valoir ses observations orales. Il n'implique pas non plus que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision lui refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire prise concomitamment à une mesure d'éloignement, dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou la perspective de l'éloignement. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
19. En l'espèce M. B ne conteste pas qu'il a pu, dans le cadre de sa demande de titre de séjour, présenter l'ensemble des éléments qu'il estimait pertinents, relatifs notamment à sa vie privée et familiale. Il n'établit ni même n'allègue qu'il souhaitait soumettre à l'autorité préfectorale des éléments qui auraient pu avoir une influence sur le sens de la décision prise. Le moyen tiré de la méconnaissance du droit à être entendu ne peut, par suite, qu'être écarté.
20. Enfin, les dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 invoquées par M. B ont été abrogées, à compter du 1er janvier 2016, par l'ordonnance n° 2015-1341 du 23 octobre 2015. Si le requérant doit dès lors être regardé comme se prévalant des dispositions des articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, ce moyen doit en tout état de cause, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 19, être écarté.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de destination :
21. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
22. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 8 et 12 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, en tout état de cause, être écarté.
23. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 15 novembre 2022 du préfet de Saône-et-Loire. Ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent, par voie de conséquence, être également rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet de Saône-et-Loire.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Dijon.
Délibéré après l'audience du 31 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Zupan, président,
Mme Zeudmi Sahraoui, première conseillère,
M. Hugez, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 février 2023.
La rapporteure,
N. ZEUDMI SAHRAOUI
Le président,
D. ZUPANLa greffière,
L. CUROT
La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
lc
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026