vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Dijon |
| Section | Tribunal Administratif de Dijon |
| N° Dossier | TA21-2203035 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | BREY CÉLINE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 22 novembre 2022 et 3 avril 2024 sous le n° 2203035, Mme A C, représentée par Me Brey, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 16 juin 2022 par laquelle le directeur de l'EHPAD " Les petites promenades " l'a placée en position de disponibilité d'office pour raison de santé ainsi que la décision rejetant implicitement son recours gracieux et la décision par laquelle ce directeur a implicitement rejeté sa demande de régularisation de sa situation administrative depuis le 28 mai 2020 ;
2°) d'enjoindre au directeur de l'EHPAD " Les petites promenades " de la réintégrer dans les effectifs à compter du 28 mai 2020 et de procéder à la reconstitution de sa carrière et de ses droits sociaux dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ou, à défaut, dans le même délai, de la placer en congé maladie imputable au service à compter du 28 mai 2020 et de procéder à la reconstitution de sa carrière et de ses droits sociaux ;
3°) de mettre à la charge de l'EHPAD " Les petites promenades " le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C soutient que :
- la décision du 16 juin 2022, qui a été précédée de l'avis d'un comité médical irrégulièrement composé, est entachée d'un vice de procédure ;
- la décision du 16 juin 2022 est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- le directeur de l'EHPAD n'ayant pas satisfait à ses obligations en matière de reclassement, la décision du 16 juin 2022 est entachée d'erreurs de droit et d'une erreur d'appréciation ;
- la décision du 16 juin 2022 méconnaît les dispositions de l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 5 mai 2023 et 18 juillet 2024, l'EHPAD " Les petites promenades ", représenté par Me Muller-Pistré, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de Mme C le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
L'EHPAD soutient que :
- les conclusions tendant à l'annulation de la décision par laquelle l'EHPAD a implicitement refusé de procéder à la reconstitution de sa carrière et de ses droits sociaux sont tardives et ne sont pas recevables ;
- Mme C n'ayant pas un intérêt à agir contre la prétendue décision du 21 septembre 2022, les conclusions tendant à son annulation ne sont pas recevables ;
- les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
II. Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 mars 2023 et 3 avril 2024 sous le n°2300721, Mme A C, représentée par Me Brey, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 18 janvier 2023 par laquelle le directeur de l'EHPAD " Les petites promenades " l'a placée en position de disponibilité d'office pour raison de santé du 28 novembre 2022 au 17 janvier 2023 ;
2°) d'enjoindre au directeur de l'EHPAD " Les petites promenades " de la réintégrer du 28 novembre 2022 au 17 janvier 2023 et de procéder à la reconstitution de sa carrière et de ses droits sociaux dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement ou, à défaut, dans le même délai, de la placer en congé maladie imputable au service à compter entre le 28 novembre 2022 et le 17 janvier 2023 et de procéder à la reconstitution de sa carrière et de ses droits sociaux à cette période ;
3°) de mettre à la charge de l'EHPAD " Les petites promenades " le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C soutient que :
- la décision du 18 janvier 2023, qui a été précédée de l'avis d'un comité médical irrégulièrement composé, est entachée d'un vice de procédure ;
- la décision du 18 janvier 2023 est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- le directeur de l'EHPAD n'ayant pas satisfait à ses obligations en matière de reclassement, la décision du 18 janvier 2023 est entachée d'erreurs de droit et d'une erreur d'appréciation ;
- la décision du 18 janvier 2023 méconnaît les dispositions de l'article 41 de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 mars et 18 juillet 2024, l'EHPAD " Les petites promenades ", représenté par Me Muller-Pistré, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de Mme C le versement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
L'EHPAD soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires ;
- le décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires hospitaliers, à l'intégration et à certaines modalités de mise à disposition ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bois,
- les conclusions de M. B,
- et les observations de Me Brey représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, aide-soignante au sein de l'EHPAD " Les petites promenades ", situé à Varzy. a été victime, le 12 décembre 2013, d'un accident du travail puis, le 4 juillet 2016, d'une rechute de cet accident. A la suite d'une demande qu'elle a présentée, le 27 février 2019, l'intéressée a été placée, par une décision du 29 avril 2019, en position de disponibilité pour convenances personnelles à compter du 27 mai 2019 et pour une durée d'un an. Le 8 janvier 2020, elle a sollicité sa réintégration. Par une décision du 28 mai 2020, Mme C a été placée en position de disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 27 mai 2020 pour une période de six mois, soit jusqu'au 27 novembre 2020. Par des décisions du 15 décembre 2020, du 1er décembre 2021, du 19 mai 2021 et du 16 juin 2022, cette disponibilité d'office a été renouvelée par périodes successives de six mois jusqu'au 27 novembre 2022. Mme C a présenté un recours gracieux contre la décision du 16 juin 2022 et a sollicité la régularisation de sa situation administrative à compter du 31 mai 2020. Ces demandes ont été implicitement rejetées. Par une décision du 18 janvier 2023, l'EHPAD a renouvelé son placement en disponibilité d'office pour une durée de six mois jusqu'au 17 janvier 2023.
2. Par des requêtes nos 2203035 et 2300721, qu'il y a lieu de joindre pour statuer par un seul jugement, Mme C demande au tribunal d'annuler la décision du 16 juin 2022, les décisions par lesquelles l'EHPAD a implicitement rejeté son recours gracieux contre cette décision du 16 juin 2022 et a refusé de régulariser sa situation à compter du 28 mai 2020 et, enfin, la décision du 18 janvier 2023.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens de légalité externe :
3. En premier lieu, le recours pour excès de pouvoir a pour objet, non de sommer le défendeur de justifier a priori de la légalité de la décision attaquée, mais de soumettre au débat des moyens sur lesquels le juge peut se prononcer. À cet égard, le défendeur n'est tenu de verser des éléments au débat que si les moyens invoqués sont appuyés d'arguments ou de commencement de démonstration appelant une réfutation par la production d'éléments propres à l'espèce.
4. La requérante, qui se borne à affirmer, dans ses écritures, qu'il appartient à l'EHPAD " Les petites promenades " de justifier de la régularité de la composition des conseils médicaux, n'a pas assorti ses moyens des précisions suffisantes permettant au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Ces moyens, tels qu'ils sont articulés, doivent par suite être écartés.
5. En deuxième lieu, les décisions du 16 juin 2022 et du 18 janvier 2023 comportent l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elles n'ont dès lors, en tout état de cause, pas méconnu les dispositions des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
6. En dernier lieu, aux termes de l'article 7 du décret n°86-442 du 14 mars 1996 : " I.- Les conseils médicaux en formation restreinte sont consultés pour avis sur : () 5° La mise en disponibilité d'office pour raison de santé, son renouvellement et la réintégration à l'issue d'une période de disponibilité pour raison de santé () ".
7. Les conseils médicaux ayant été conduits à se prononcer les 2 juin 2022 et 12 janvier 2023 sur des renouvellements du placement en disponibilité d'office pour raison de santé de Mme C, la formation restreinte était bien compétente, à l'exclusion de la formation plénière. Les vices de procédure tirés de l'incompétence de la formation restreinte pour statuer en amont des décisions du 16 juin 2022 et du 18 janvier 2023 doivent dès lors être écartés.
En ce qui concerne les moyens de légalité interne :
8. En premier lieu, l'article L. 514-45 du code général de la fonction publique dispose que : " La disponibilité d'un fonctionnaire est prononcée soit à la demande de l'intéressé, soit d'office au terme des congés pour raisons de santé () ". Aux termes de l'article 37 du décret n°88-976 du 13 octobre 1988 : " Le fonctionnaire qui, à l'issue de sa disponibilité ou avant cette date s'il sollicite sa réintégration anticipée, ne peut être réintégré pour cause d'inaptitude physique est soit reclassé dans les conditions prévues par la section 3 du chapitre V de la loi du 9 janvier 1986 susvisée, soit placé en disponibilité d'office dans les conditions prévues aux deux derniers alinéas de l'article 29 du présent décret, soit en cas d'inaptitude définitive à l'exercice des fonctions, admis à la retraite ou, s'il n'a pas droit à pension, licencié ". Enfin, aux termes de l'article 29 du décret n°88-976 du 13 octobre 1988 : " () La durée de la disponibilité prononcée d'office ne peut excéder une année. Elle peut être renouvelée deux fois pour une durée égale. Si le fonctionnaire n'a pu, durant cette période, bénéficier d'un reclassement, il est, à l'expiration de cette durée, soit réintégré s'il est physiquement apte à reprendre ses fonctions, soit, en cas d'inaptitude définitive à l'exercice des fonctions admis à la retraite ou, s'il n'a pas droit à pension, licencié () ".
9. Par les décisions du 16 juin 2022 et du 18 janvier 2023, alors que l'aptitude de l'intéressée à exercer les fonctions d'aide-soignante n'était pas démontrée, un certificat de son médecin traitant du 29 octobre 2022 confortant d'ailleurs son inaptitude, l'EHPAD a renouvelé sa disponibilité d'office, en l'absence de poste vacant de reclassement. Contrairement à ce que Mme C fait valoir, il ne ressort pas des pièces du dossier, et en particulier des captures d'écran difficilement lisibles ne révélant, au mieux, que de potentielles vacances pour le seul mois d'août 2022, que des postes vacants adaptés à son état de santé étaient disponibles au sein de l'EHPAD à la date des décisions attaquées, l'employeur de Mme C lui ayant notamment indiqué le 21 septembre 2022 en réponse à son recours gracieux l'absence de vacance de poste adapté à son état de santé. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que l'EHPAD a sollicité en 2021 d'autres structures médico-sociales et le centre hospitalier de Nevers pour trouver des postes vacants et adaptés à l'état de santé de l'intéressée. Dans ces conditions, l'EHPAD " Les petites promenades " doit être regardé comme ayant régulièrement recherché un poste de reclassement pour Mme C et constaté la vacance de poste adapté disponible. Les moyens tirés de l'erreur de droit et d'appréciation invoqués par la requérante doivent dès lors être écartés.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 826-2 du code général de la fonction publique : " Le fonctionnaire reconnu inapte à l'exercice de ses fonctions a droit à une période de préparation au reclassement, avec maintien du traitement, pendant une durée maximale d'un an. Cette période est assimilée à une période de service effectif. / Par dérogation, le fonctionnaire à l'égard duquel une procédure tendant à reconnaître son inaptitude à l'exercice de ses fonctions a été engagée, a droit à la période de préparation au reclassement mentionnée au premier alinéa ".
11. Comme il a été dit au point 9, en l'absence de poste disponible, Mme C ne pouvait pas bénéficier d'un poste vacant adapté à son état de santé. Dès lors, aucune période de préparation au reclassement en vue de l'exercice d'un nouveau poste ne pouvait lui être valablement proposé. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 826-2 du code général de la fonction publique doit dès lors être écarté.
12. En dernier lieu, d'une part, Mme C a été placée en disponibilité d'office en l'absence de poste vacant à la suite de sa demande de réintégration anticipée après un placement en disponibilité à sa demande pour convenances personnelles en application de l'article 37 du décret n° 88-976 du 13 octobre 1988 cité au point 10 et non par l'effet de l'épuisement de ses droits à congés pour raison de maladie. D'autre part, il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C aurait présenté une demande de congé particulière en raison de son état de santé à la date des décisions attaquées. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 est inopérant et doit être écarté pour ce motif.
13. Il résulte de tout ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée par l'EHPAD " Les petites promenades ", Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation des décisions attaquées. Ses conclusions à fin d'annulation doivent par suite être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme C, n'implique, par lui-même, aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction présentées par la requérante doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'EHPAD " Les petites promenades ", qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, le versement de la somme que demande Mme C au titre des frais qu'elle a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.
16. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de Mme C le versement de la somme que demande l'EHPAD " Les petites promenades " au titre de ces mêmes frais.
DECIDE :
Article 1er : Les requêtes nos 2203035 et 2300721 de Mme C sont rejetées.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'EHPAD " Les petites promenades " au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et à l'EHPAD " Les petites promenades ".
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024 à laquelle siégeaient :
- M. Boissy, président,
- Mme Laurent, première conseillère,
- Mme Bois, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2024.
La rapporteure,
C. BoisLe président,
L. BoissyLa greffière,
A. Roussilhe
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins, ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Nos 2203035, 2300721
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026